Aller au contenu Accéder à la navigation Accéder à la recherche

Contrastes

FAQ – 5G et santé (2ème édition)

Le groupe de travail de la FFTélécoms a recensé les 21 questions souvent posées liées aux risques de la 5G sur la santé et a tenu à y répondre ci-dessous (2ème édition – décembre 2019) :

  • Vous pouvez contacter Alexandre Galdin en charge de ce dossier à la FFTélécoms pour toutes questions ou participation à des réunions publiques : agaldin[at]fftelecoms[.]org.

 

1/ La 5G présente-t-elle un risque pour la santé ?

Les réseaux 5G utilisent des ondes radio, tout comme les réseaux 2G, 3G et 4G, et, comme les émetteurs de radio et de télévision, le font depuis des décennies. Les ondes radio – ou radiofréquences – sont des rayonnements non ionisants – différents des rayonnements ionisants, tels que les rayons X et les rayonnements nucléaires, qui ont différents effets sur la santé. Les radiofréquences ont été scientifiquement étudiées depuis plus de 25 ans, en particulier celles utilisées en téléphonie mobile. Les agences sanitaires internationales (notamment l’OMS – Organisation mondiale de la Santé) et nationales s’accordent toutes pour affirmer l’innocuité des radiofréquences de la téléphonie en dessous des seuils autoriséss. Le seul effet nocif prouvé du rayonnement mobile est en effet un réchauffement excessif des tissus. Les valeurs limites de la téléphonie mobile empêchent de tels effets thermiques de se produire, notamment auprès des groupes de population sensibles.

D’un point de vue technologique, même si la phase de standardisation de la 5G est encore en cours, les signaux émis par la 5G seront très semblables à ceux émis par l’actuelle 4G.

Par conséquent, en termes d’exposition aux ondes radio, la 5G sera soumise aux mêmes limites réglementaires que les autres technologies (2G, 3G et 4G) et les installations seront soumises aux mêmes règles d’installation.

Les seuils en vigueur en France protègent la santé du public vis-à-vis de l’exposition à l’ensemble des ondes radio. Ils sont indépendants de la technologie ou du signal utilisé. Ils s’appliquent donc à la téléphonie mobile, quelle que soit la technologie (2G, 3G, 4G et 5G), à la radio, à la télévision et notamment à la Télévision Numérique Terrestre (TNT), ainsi qu’à toutes les sources d’ondes radio.

Ces seuils protecteurs ont été définis par la Commission Internationale de Protection contre les Rayonnements Non-Ionisants (ICNIRP en anglais) organisation scientifique internationale indépendante officiellement reconnue par l’OMS et qui regroupe d’éminents scientifiques du monde entier. Les seuils ont par conséquent été recommandés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et par le Conseil de l’Union Européenne.

Les agences publiques chargées d’évaluer les connaissances scientifiques confirment la validité de ces seuils dans leurs avis les plus récents dans le contexte de la 5G. Les avis des diverses autorités sanitaires des pays européens (Allemagne, Finlande, Norvège et Royaume Uni sont concordants pour affirmer que la 5G en dessous des seuils en vigueur n’est pas nocive pour la santé.

 

Les derniers avis sanitaires sont ceux de :

 

2/ Que dit le dernier rapport rendu public sur la 5G et ses effets sur la santé , celui des autorités suisses ?

En Suisse, un groupe de travail « Téléphonie mobile et rayonnement » a remis le 28 novembre 2019 au Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) un rapport sur les besoins et les risques liés au déploiement des réseaux 5G. A la question, « l’introduction de la 5G présente-t-elle un risque pour la santé de la population ? », le rapport répond que « l’effet du rayonnement non ionisant sur l’homme dépend de son intensité et de sa fréquence. Il rappelle que les dispositions réglementaires « s’appliquent au rayonnement en général et ne font pas de distinction entre les différentes technologies de téléphonie mobile (2G, 3G, 4G, 5G) » et que les valeurs-limites « limitent l’intensité du rayonnement en fixant des valeurs qui diffèrent selon la fréquence utilisée. Le déploiement actuel de la 5G se fait dans les gammes de fréquence que l’on utilise déjà aujourd’hui pour la téléphonie mobile et les réseaux sans fil (WLAN).  Elles doivent être respectées partout où des personnes peuvent séjourner et protègent contre les effets sur la santé qui ont été prouvés scientifiquement. Le respect des valeurs limites est vérifié. »

 

3/ Quels sont les seuils réglementaires pour l’exposition du public aux ondes radio émises par les antennes 5G et comment sont-ils contrôlés ?

Les seuils en vigueur en France pour l’exposition du public aux ondes radio sont les seuils recommandés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Ils s’appliquent à tous les appareils et services émettant des ondes radio – et pas uniquement à la téléphonie mobile. Ils varient en fonction de la fréquence utilisée.

Le seuil est de 39 V/m à 700 MHz et de 61 V/m à 3,5 GHz et 26GHz. Pour mémoire, le seuil est de 87 V/m à 100 kHz (ampoule à basse consommation et radio grandes ondes), de 28 V/m à 100 MHz (radio FM), de 31 V/m à 400 MHz (télévision), de 41 V/m à 900 MHz (téléphonie mobile) ou encore de 61 V/m à 2,4 GHz (Wi-Fi), 3.6GHz(5G), 26GHz (5G).

L’ANFR (Agence Nationale des Fréquences) veille au respect en France des valeurs limites d’exposition du public aux ondes et gère le dispositif national de surveillance et de mesures des ondes. Sur simple demande à la mairie, tout particulier peut demander une mesure d’exposition aux ondes radio à son domicile.

 

4/ La 5G va-t-elle rajouter des émissions radio dangereuses ?

La 5G sera soumise aux mêmes limites d’exposition réglementaires que les autres technologies (2G, 3G et 4G).

Les règles à obtenir relatives aux autorisations sont identiques pour les antennes 2G, 3G, 4G et 5G. En particulier, chaque antenne doit faire l’objet, dans chaque bande de fréquences, d’une autorisation d’émettre qui est délivrée par l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR).  Dans le cadre des expérimentations 5G qui se multiplient, l’ANFR travaille avec l’ensemble des acteurs pour caractériser précisément les expositions du public, en situation réelle afin de s’assurer que le déploiement se fera, quelles que soient les situations d’usage dans le respect des seuils en vigueur.

L’ensemble des résultats seront rendus publics par l’ANFR sur leur site.

 

5/ La technologie 5G augmentera-t-elle les expositions ?

L’utilisation de nouvelles bandes de fréquences – nécessaires pour la vitesse et la capacité – augmente mathématiquement les expositions (toutes choses égales par ailleurs). Il peut donc y avoir une légère augmentation de l’exposition globale aux ondes radio lorsque la 5G est ajoutée à un réseau existant ou dans une nouvelle zone. Cependant, l’exposition globale devrait rester faible car l’amélioration de l’efficacité spectrale permise par la 5G minimise l’exposition marginale. La 5G permet en effet un contrôle adaptatif de la puissance – elle n’utilise pas plus de puissance que nécessaire – et une meilleure formation du faisceau – l’antenne ne transmet pas dans des directions non utiles. En outre, la 5G peut autoriser à terme la mise en œuvre de petites antennes – de courte portée avec des transmissions de puissance plus faibles.

 

6/ Les personnes électro-sensibles aux ondes électriques seront-elles plus affectées avec la 5G ?

On trouve de nombreuses études sur le sujet de la sensibilité électromagnétique. Les études en double-aveugle réalisées en laboratoire n’ont pas permis de montrer que les radiations de la technologie mobile ont une influence sur le bien-être. En l’absence d’un diagnostic clairement établi, les symptômes sont attribués de façon subjective au rayonnement par les personnes touchées. Les médecins constatent par conséquent l’existence d’un effet nocebo en raison duquel les effets néfastes attendus deviennent perceptibles.

 

7/ La 5G utilisera -t- elle les ondes millimétriques en 2020 ?

Non, les fréquences pour la 5G qui seront mises en vente par l’Etat et attribuées aux opérateurs de téléphonie mobile en France d’ici juin 2020 ne font pas partie de la gamme de fréquences élevées dite des « ondes  millimétriques».

C’est dans un second temps (vers 2025 au plus tôt) que les fréquences de la bande 26-28 GHz des « ondes millimétriques » pourraient être utilisées pour la 5G : on les nomme « ondes millimétriques » parce que leur longueur d’onde est d’environ 11 mm. Cette bande de fréquences n’est cependant pas nouvelle. Elle est déjà prise en compte dans les rapports et avis sanitaires et dans les réglementations sur les ondes radio en Europe et en France.

Le seuil d’exposition à ne pas dépasser pour ces ondes est de 61 V/m. En dessous de ce seuil, les autorités sanitaires internationales et nationales considèrent qu’il n’y a pas de risque pour la santé.

La base de l’OMS répertorie plus de 350 études sur le sujet. Pour ces futures fréquences 5G, de nombreuses recherches ont été menées sur d’autres applications utilisant ces fréquences qui les utilisent depuis plusieurs décennies à des niveaux de puissance bien supérieurs à ceux des télécommunications mobiles. Aucune indication d’incidence sur la santé d’expositions aux intensités liées aux communications mobiles n’a été observée.

À noter toutefois, que certaines autorités sanitaires – dont l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) pour la France – recommandent la poursuite des recherches dans cette gamme de fréquences.

Des études spécifiques à la 5G sur la téléphonie mobile peuvent néanmoins être conduites pour compléter la connaissance scientifique sur les expositions en particulier en situation réelle et sur les usages à venir, pour éclairer notamment les débats. Plusieurs études sont d’ores et déjà en cours en France dans cet objectif.

Vous pouvez consulter les appels à projet sur le sujet des radiofréquences sur le site de l’ANSES.

 

8/ La 5G émet-elle des ondes pulsées ?

Non, il s’agit d’un raccourci de langage invoqué lors de la mise en œuvre de chaque nouvelle technologie de téléphonie mobile et à laquelle l’ANSES avait déjà répondu dans son rapport d’octobre 2013 concernant la 2G et la 3G :

« Une impulsion électromagnétique correspond à l’émission très brève d’une onde électromagnétique, isolée ou répétée de manière régulière (pas nécessairement périodique). Ce type de signal est présent dans la majorité des applications mettant en œuvre des radiofréquences de type radars, etc. […] Les valeurs très élevées du rapport de leur puissance crête à la puissance moyenne en font une classe à part, notamment pour la définition et la quantification des expositions du corps humain. » p. 61-62.

« Dans le cas de la téléphonie mobile, on parlera de rayonnement « modulé » plutôt qu’impulsionnel pour désigner l’émission d’une station de base ou d’un téléphone mobile GSM. En effet, le découpage temporel de l’émission GSM en paquets d’ondes (burst) ne répond pas à une logique d’émission de forte puissance pendant un court instant (cas du radar), mais simplement de répartition du temps de communication entre plusieurs utilisateurs. […] Il faut noter par ailleurs que le protocole UMTS n’utilise pas la même répartition du temps et des fréquences pour les différents utilisateurs que le GSM, et ne présente donc pas de répartition du signal temporel sous forme de créneaux. » p. 62.

En ce qui concerne la 4G et la 5G, les signaux mis en œuvre font certes appel à de nouvelles fréquences et à de nouvelles techniques de modulations pour permettre de plus hauts débits, mais ce sont des techniques déjà connues, réappropriées et améliorées pour ces besoins nouveaux.

 

9/ Existe-t-il déjà des résultats de mesures d’exposition par la 5G déployée dans le monde ?

Les expérimentations sont en cours dans la plupart des pays développés et leurs résultats sont en cours de publication.

En France, les opérateurs font des expérimentations sous l’égide de l’ANFR ; les premiers résultats sur l’exposition sont publiés sur son site.

 

10/ Certains scientifiques demandent pourtant un moratoire sur la 5G !?

Depuis l’annonce du développement de la 5G, des voix s’élèvent pour dénoncer des incertitudes concernant l’impact de la 5G sur la santé. Leurs arguments concernent le cancer, les affections neurologiques, la reproduction, l’électro-sensibilité, le bien être… Ils ne sont pas nouveaux et ont déjà été avancés concernant la 2G, 3G, 4G depuis les années 90. Ces arguments ont tous été pris en compte dans un nombre très importants d’études et réfutés par l’ensemble des autorités sanitaires nationales et internationales.

 

11/ La ville de Bruxelles et le canton de Vaud en Suisse ont mis un coup d’arrêt au déploiement de la 5G en invoquant des incertitudes sur les niveaux d’exposition. Qu’en pensez-vous ?

L’objet des expérimentations 5G est de caractériser les expositions réelles afin de s’assurer que les seuils protecteurs seront respectés dans toutes les configurations d’usage. Les pilotes actuels s’entourent du maximum de précautions pour garantir au public une exposition au-dessous des seuls en vigueur.

En France, les expérimentations sont en cours sous l’égide de l’ANFR et les résultats seront publiés sur son site et portés à la connaissance de l’ensemble des parties prenantes.
Il faut rappeler que les ondes de la 5G sont de même nature que la 4G, 3G…donc à priori sans risque pour la santé en dessous des seuils en vigueur. Ces expérimentations sont menées en tenant compte des seuils d’exposition en vigueur.

 

12/ Pourquoi introduire la 5G ? La 4G suffit amplement selon ses détracteurs !

La 5G permettra de remédier aux problèmes de capacité sur les réseaux mobiles actuels en 4G. Par ailleurs, la 5G est capitale pour la transformation numérique et l’innovation industrielle. Au-delà de communications mobiles performantes, la 5G permettra l’utilisation de nombreuses applications nouvelles telles que la domotique (l’internet des objets ou IoT), les applications médicales (l’ e-santé), les applications de traitement d’image ( réalité virtuelle, réalité augmentée) ou pour la gestion intelligente du trafic et de l’énergie.

13/ La 5 G est-elle dangereuse pour l’environnement ?

Un certain nombre de « fake news » (fausses informations) circule à ce sujet.

Sur les oiseaux

Ø  Des centaines d’oiseaux sont prétendument morts au cours des tests de la 5G aux Pays-Bas, en raison de la haute fréquence du rayonnement de la 5G

 

Aucun test de 5G n’a été conduit à la Haye sur la période en question.

–        Entre octobre et novembre 2018, des centaines d’étourneaux sont effectivement morts à Huygenspark, à la Haye.

–        Cause de la mort : les oiseaux ont mangé non seulement les baies comestibles mais aussi les épines vénéneuses des ifs.

La chaine TV ARTE a produit « un desintox » sur l’origine de cette fausse information.

Consultez la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=CLhWDIKjyR4

Sur les abeilles

Ø  Jean-Daniel Charrière, collaborateur scientifique, Agroscope, Centre de compétences de la Confédération pour la recherche agricole : «Aucune des études menées jusqu’à présent sur le sujet n’a pu établir que la pollution électromagnétique posait problème aux abeilles.».

 

Sur les armes

Ø  La 5G est une toute nouvelle technologie mobile qui sert d’arme militaire.

Les systèmes d’armes à énergie dirigée tels que l’«Active Denial System» utilisent une plage de fréquences de 95 GHz et n’ont donc rien à voir avec la technologie mobile 5G.
La plage de fréquence de 95 GHz est utilisée en France pour la radioastronomie et la navigation par satellite.
Les seuils des valeurs pour la technologie mobile empêchent tout échauffement nocif ou gênant de l’organisme découlant du rayonnement émis par l’antenne.Sur l’énergie et le climat :Ø  La 5G est plus efficace que toutes les technologies précédentes. Pour transmettre la même quantité de données, la 5G nécessite moins d’énergie que, par exemple, la 4G. Le volume croissant de données peut également être transmis avec une consommation d’énergie moins importante qu’auparavant.Ø  La 5G permet également une transmission plus rapide et plus fiable des données des capteurs et des informations de commande, et par conséquent une meilleure maîtrise de l’énergie, une gestion ciblée du trafic ou des bâtiments économes en énergie. Tout cela aidera à économiser de l’énergie, la 5G pouvant ainsi contribuer aux objectifs environnementaux et climatiques.

14/ Le CIRC (Centre international de Recherche sur le Cancer), rattaché à l’OMS, a classé les RF (radiofréquences) dans la catégorie des cancérogènes possibles pour l’homme. Qu’en est-il pour la 5G ?

Le CIRC a classé effectivement par précaution les radiofréquences – dont font partie les fréquences qui seront utilisées pour la 5G – dans la catégorie des cancérogènes possibles, car les données disponibles sont encore incertaines. Ce classement correspond à une catégorie dans laquelle le risque cancérogène n’est ni démontré, ni complètement exclu. Cette catégorie comprend de nombreuses autres substances (311 agents), y compris par exemple les cornichons ou ou l’aloe vera…

Selon toutes les informations dont dispose actuellement la science, il n’est pas possible d’établir un lien entre les rayonnements de la téléphonie mobile et d’éventuels problèmes de santé.

Les seuls doutes qui subsistent pour le CIRC concernent essentiellement l’usage intensif des téléphones portables utilisés contre l’oreille et sur des études déjà anciennes. A ce propos, les autorités sanitaires ont recommandé des précautions d’usage. Car il faut rappeler que 90% des rayonnements auxquels sont soumis les individus proviennent du téléphone portable. 

Un bon réseau de téléphonie mobile avec une qualité de connexion élevée ainsi que l’optimisation des téléphones portables pour un rayonnement le plus bas possible sont  donc considérés comme des mesures de prévention capitales.

 

15/ La 5G va utiliser des antennes actives à faisceaux variables (ou antennes adaptatives). De quoi s’agit-il ? Sont-elles déjà utilisées ? Leurs effets sur la santé et sur l’environnement sont-ils contrôlés ?

Toutes les antennes de téléphonie mobile doivent respecter la réglementation en vigueur en termes d’exposition aux ondes. Il en va de même pour la nouvelle génération d’antenne dite « antenne adaptative » ou « antenne active à faisceaux variables ». Celles-ci sont en mesure d’orienter la puissance apparente rayonnée de manière ciblée sur les utilisateurs. Il est ainsi possible d’émettre à une puissance plus élevée dans la seule direction de l’utilisateur alors que le rayonnement dans les autres directions reste nettement plus faible. Cette nouvelle génération d’antennes, plus économe en énergie,  sera utilisée en combinaison avec la 5G. Cependant, ces antennes peuvent également être déployées pour les technologies déjà utilisées, telles que la 3G ou la 4G.

 

16/ Les antennes adaptatives peuvent-elles être nocives pour la santé ?

Les antennes adaptatives focalisent le signal en direction de l’utilisateur, c’est-à-dire de l’appareil de téléphonie mobile. Ainsi, l’exposition d’une personne au rayonnement des antennes adaptatives dépend de l’utilisation qu’elle fait de son mobile , le rayonnement émis étant réduit et largement inférieur dans les directions où ne se trouvent pas de terminaux. Toutes les antennes de téléphonie mobile doivent satisfaire aux limites réglementaires, y compris les antennes adaptatives.

 

17/ Les disposition de la loi Abeille sont-elles applicables à la 5G ?

Oui, comme pour les autres technologies les dispositions de la Loi Abeille sont applicables. Les riverains seront informés au travers des « dossiers d’information mairie » (DIM) des projets de déploiement des antennes 5G.

 

18/ Les émissions des antennes 5G seront-elle contrôlées par l’Agence nationale des fréquences ?

Comme pour les autres technologies, les niveaux d’exposition 5G seront mesurés dans le cadre du dispositif de mesures des champs électromagnétiques mis en place par l’Etat et seront publiés sur le site de l’ANFR.

Dans le cadre des expérimentations, l’ANFR réalise les premières mesures d’exposition 5G et publiera un rapport de ces travaux à l’été 2019.

19/ L’introduction de réserves antennaires dans les DIM (dossiers d’information mairie) est-elle légale ?

Le Gouvernement va fixer aux opérateurs de téléphonie mobile des objectifs de déploiement : Pour chaque opérateur qui détiendra une licence d’exploitation de fréquences, il s’agit d’être prêt au plus tôt, pour répondre à ces obligations de couverture et de service. Du fait des délais imposés par l’instruction des dossiers au titre du code de l’urbanisme, certains opérateurs ont alors fait le choix de gérer par anticipation les autorisations administratives (déclaration préalable/DP, permis de construire/PC) et de prévoir des réserves antennaires dans les DIM (dossiers d’information déposés en mairie). Les antennes en question pour la 5G ne sont pas décrites dans la partie « caractéristiques d’ingénierie » du DIM ou, si elles sont mentionnées, le tableau les concernant est vide.

Ces réserves antennaires correspondent à l’installation de gabarit qui seront remplacés in fine par des équipements 5G lorsque les opérateurs obtiendront les autorisations de l’ARCEP, de l’ANFR (COMSIS) et des mairies. L’installation et l’allumage de l’antenne 5G ne pourront se faire qu’après réception de ces autorisations. Cette approche dite de « réserve antennaire » permet donc l’obtention des autorisations travaux relatifs à la position et l’encombrement des futures antennes 5G.

En résumé, l’introduction de réserves antennaires dans les DIM (dossiers d’information mairie) est une pratique d’anticipation qui ne dispense les opérateurs d’aucune obligation légale.

 

20/ Quelle est la réponse du Gouvernement face aux inquiétudes portant sur la 5G ?

La réponse du Gouvernement à ces inquiétudes peut être résumée par cette interview au journal « Les Echos » du 15 juillet 2019 de la secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher :

« Nous prenons ce sujet très au sérieux. Chaque nouvelle technologie apporte son lot d’inquiétudes et d’interrogations. Il ne faut pas les balayer d’un revers de main sinon, par construction, vous nourrissez le doute et le soupçon. C’est pourquoi nous travaillons avec l’Agence nationale des fréquences (ANFR) dont l’une des missions est de contrôler le respect de la législation en matière d’émissions d’ondes électromagnétiques. L’ANFR est d’ailleurs en train de revoir son protocole de mesure des émissions pour s’adapter à la 5G. De son côté, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) rendra bientôt un premier rapport sur le sujet. Enfin, le comité Abeille [du nom de la loi de 2015 qui renforce le rôle des maires sur ce sujet, NDLR] réunit les associations d’usagers. Bref, le dispositif est prêt et la France se compare favorablement au plan mondial sur ce sujet. Notre cadre légal est strict. Il est le même sur tout le territoire et il protège tous les Français. »

 

21/ Y-a-t-il des instances de dialogue sur la 5G entre la société civile, les associations environnementales, les pouvoirs publics et les opérateurs télécoms, représentés par leur fédération professionnelle ?  

Il existe depuis des années à l’ANSES (l’Agence nationale de sécurité sanitaire) un Comité de dialogue « Radiofréquences et santé » qui réunit tous les acteurs et parties prenantes afin d’informer et d’échanger sur les questions sanitaires concernant les radiofréquences. Cette instance de dialogue a ainsi consacré une matinée de débat avec les représentants de la société civile le 26 mars 2018 sur les enjeux de la 5G. A la suite de l’intervention de l’ARCEP, la Fédération française des télécoms – représentant les opérateurs –  a contribué à ce débat par une présentation sur les défis de la 5G pour les opérateurs de téléphonie mobile que vous pouvez retrouver sur le site internet de la FFT.

De plus, la loi du 9 février 2015 – dite loi « Abeille » – relative à la transparence, à l’information et à la concertation en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques a institué un Comité national de dialogue de l’Agence nationale des fréquences (ANFR).  Cette instance a été créée pour réunir deux fois par an l’ensemble des acteurs : associations, représentants des opérateurs – en l’occurrence la FFTélécoms – et des constructeurs, collectivités et représentants de l’administration, afin que les parties prenantes soient informées des travaux menés sur le niveau d’exposition du public aux champs radiofréquences et sur les outils de concertation mis en œuvre. Ce comité aspire à être un lieu d’échanges constructifs sur les études menées ou à encourager pour une meilleure compréhension et acceptation sociale de l’exposition engendrée par les antennes, objets communicants et terminaux sans fil.

La 5G est naturellement au cœur de la feuille de route des travaux de cette instance et fait partie des principaux axes de travail comme toutes les évolutions technologiques et les questions d’exposition créée par les stations radioélectriques et les terminaux.

Voir aussi