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Retrouvez ci-dessous la transcription du Livre Blanc sur l’amélioration du raccordement en fibre optique :
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1. Introduction
En décembre 2020, plus de 24 millions de foyers français étaient raccordables à la boucle locale optique mutualisée (« FttH »), c’est-à-dire qu’ils pouvaient demander à un opérateur commercial d’amener la fibre à l’intérieur de leur domicile pour bénéficier d’un accès à Internet à très haut débit. C’est une hausse de 31% par rapport à décembre 2019, permettant à la France d’être aujourd’hui le pays le plus fibré d’Europe. La mobilisation coordonnée de tous les acteurs publics (État, collectivités territoriales) et privés (opérateurs, industriels, investisseurs) a ainsi permis de maintenir un rythme très élevé du chantier de déploiement en 2020 en dépit de la crise sanitaire.
Par ailleurs, si le Plan Très Haut Débit du Gouvernement s’avère être un succès industriel, il est aussi un succès commercial . En effet, l’engouement des Français et des entreprises pour le très haut débit s’explique par la numérisation de nos vies personnelles et professionnelles, mais aussi par plusieurs facteurs. Le plus récent est sans conteste la situation sanitaire actuelle et les différents confinements qui ont induit la nécessité d’une continuité pédagogique par l’internet et un recours accru au télétravail. La demande a explosé : 3,3 millions de foyers supplémentaires ont souscrit à la fibre optique en France en 2020, portant le nombre total d’abonnés FttH à 10,3 millions, soit une croissance de 47% sur un an. Les prix bas pratiqués par les opérateurs commerciaux participent également à l’engouement des Français pour la fibre. En effet, si la France fait partie des pays les plus avancés en Europe dans le déploiement de la fibre, elle est aussi l’un des pays avec les tarifs parmi les plus attractifs.
Pour autant, ce déploiement à marche forcée doit s’accompagner d’une exigence de qualité de service en matière de raccordement des clients finals. Les difficultés actuelles, remontées par les acteurs de terrain, concernent en priorité les infrastructures dégradées ou vandalisées, les échecs de raccordement et les déconnexions de clients. L’enjeu de réductions des problèmes rencontrés porte sur l’ensemble de la chaîne de valeur, et ce indépendamment du mode de raccordement.
Dans ce cadre, il convient de saluer les travaux engagés par l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (« Arcep »), et l’ensemble des acteurs, pour améliorer la qualité des interventions de raccordement. Trois axes de travail ont été définis au travers de la feuille de route fixée par l’Arcep au printemps 2020, sur la base des propositions formulées par les opérateurs, afin d’améliorer la qualité et l’efficacité des raccordements :
- Le développement d’outils informatiques pour faciliter et contrôler les interventions des techniciens ;
- La mise en œuvre de bonnes pratiques pour éviter la dégradation des éléments d’infrastructures constitutifs du réseau de boucle locale optique mutualisée ;
- L’adoption de conditions contractuelles renforcées entre l’opérateur d’infrastructures (« OI ») et l’opérateur commercial (« OC »).
La mise en œuvre de ce plan d’actions, en complément des efforts initiés par l’écosystème, est de nature à régler dans la durée les problèmes identifiés lors des raccordements.
Ce document vise ainsi à explorer trois thèmes liés à l’amélioration du raccordement en fibre optique.
- Le raccordement en fibre optique et ses axes d’amélioration, qui ont déjà fait l’objet de nombreux échanges. Comme relevée par l’Arcep : « une bonne qualité [des raccordements] est en effet essentielle pour assurer l’exploitation des réseaux FttH dans de bonnes conditions, assurer leur pérennité et limiter les surcoûts liés aux travaux de reprises ou de ré-intervention » . Ce document synthétise les étapes du raccordement et les enjeux fondamentaux de la qualité de la réalisation des raccordements finals.
- Les difficultés rencontrées dans les raccordements et leurs conséquences. Ce document présente les difficultés qui peuvent être rencontrées lors de la réalisation des opérations de raccordement final et de brassage au point de mutualisation (« PM »). Ces difficultés induisent, par la suite, des incidents d’exploitation des lignes par les OI et dans la commercialisation par les OC, ainsi que de potentiels surcoûts liés à la remise en état des réseaux.
- Les travaux engagés et les pistes de solutions envisagées. Ce document présente les travaux initiés et les solutions mises en œuvre, à ce stade, afin d’améliorer le raccordement en fibre optique. Les opérateurs d’infrastructures ont proposé au premier trimestre 2020 une série de mesures, qui ont été discutées puis amendées avec les opérateurs commerciaux au sein du groupe de travail « Exploitation » piloté par l’Arcep. La feuille de route qui en résulte a été validée par l’ensemble des opérateurs. Elle prévoit notamment que les opérateurs engagent sans délai les travaux opérationnels, techniques et contractuels destinés à la mettre en œuvre. Des points d’avancement régulier de ces travaux sont réalisés, en particulier lors d’ateliers organisés par l’Arcep entre plusieurs collectivités locales, les opérateurs et les services de l’Arcep.
L’ensemble de ces thèmes permet à la Fédération Française des Télécoms de dresser un état des lieux des difficultés rencontrées dans la réalisation des raccordements et d’aborder les solutions identifiées pour, d’une part, améliorer la qualité des raccordements et garantir, d’autre part, la commercialisation effective de tous les locaux.
2. Le raccordement d’un local en fibre optique
2.1. Rappel du déploiement de la fibre optique en France
Le Plan Très Haut Débit vise à couvrir l’intégralité du territoire en fibre optique d’ici 2025. Mobilisant chaque jour des acteurs privés et publics pour un investissement total de 20 milliards d’euros sur dix ans, il permet de désenclaver les territoires éloignés des grandes villes. La fibre, au contraire du réseau cuivre, s’appuie sur plusieurs opérateurs d’infrastructures (« OI ») pour son déploiement. Ces opérateurs d’infrastructures ont la charge du déploiement, de l’exploitation et de l’entretien des réseaux créés . Pour des raisons d’efficacité économique, le législateur a fait le choix de mutualiser la partie terminale du réseau fibre optique français. La commercialisation est confiée aux opérateurs commerciaux (« OC ») qui se raccordent aux réseaux mutualisés. En outre, les modalités de déploiement diffèrent selon les régions, principalement selon la densité de population. Il existe deux grandes catégories , pouvant elles-mêmes être sous-divisées :
Les Zones Très Denses (ZTD) sont constituées de 106 communes, sélectionnées par l’Arcep en décembre 2013, au sein desquelles les opérateurs vont venir déployer leurs réseaux au plus proche des logements, la mutualisation s’effectuant, généralement, grâce à un point de mutualisation (« PM ») (parfois appelé « les armoires ») situé à l’intérieur des immeubles.
Les Zones Moins Denses (ZMD) sont constituées du reste du territoire. La mutualisation s’y effectue via un PM situé impérativement dans la rue, et non dans l’immeuble. Les ZMD se décomposent en trois sous-zones :
- Les zones AMII : AMII signifie Appel à Manifestation d’Intention d’Investissement. Une zone AMII est une partie des ZMD, généralement des villes moyennes, dans laquelle un ou plusieurs opérateurs privés ont manifesté leur intérêt pour déployer en fonds propres un réseau en fibre optique mutualisé.
- Les zones RIP : RIP signifie Réseau d’Initiative Publique. Portés et financés par les collectivités territoriales et l’État, généralement en zone rurale, les RIP complètent l’initiative privée des opérateurs télécoms.
- Les zones AMEL : AMEL signifie Appel à Manifestation d’Engagements Locaux. Il s’agit d’anciennes zones RIP en bordure de zones AMII initialement à la charge des collectivités sur lesquelles les pouvoirs publics ont finalement lancé des appels d’offres à destination des opérateurs privés.
La majorité des déploiements se fait dans la zone dite « AMII » : au cours d’un trimestre record, 1,1 million de locaux y ont été rendus éligibles au quatrième trimestre de l’année 2020 dans cette zone où l’effort des opérateurs est particulièrement important. Le rythme record des déploiements des lignes FttH dans la zone d’initiative publique a permis d’atteindre le meilleur trimestre jamais enregistré, avec plus de 650 000 locaux rendus éligibles. Le rythme des déploiements s’intensifie dans les territoires concernés par des « AMEL », qui atteignent près de 100 000 locaux éligibles à la fin de l’année 2020. Au total, à la fin du quatrième trimestre 2020, 28,6 millions de locaux étaient éligibles à des services à très haut débit, toutes technologies confondues, dont 21,7 millions en dehors des zones très denses .
En 2022, premier horizon fixé par le Plan France Très Haut Débit, l’essentiel des grandes villes et des villes moyennes sera fibré tandis que toutes les zones, y compris les plus rurales, devront l’être en 2025.
Pour suivre l’état des déploiements des réseaux en fibre optique jusqu’à l’abonné, consultez la carte des déploiements fibre de l’Arcep sur cartefibre.arcep.fr.
2.2. L’opération de raccordement en fibre
Raccorder un foyer à la fibre requiert trois opérations : (1) la pose de la prise optique (« PTO ») dans le local client, (2) le tirage d’un lien optique entre ce local et le point de branchement optique (« PBO ») le plus proche du client et (3) le brassage d’un lien optique dans le point de mutualisation (« PM ») :
Pour des raisons d’efficacité opérationnelle, de concurrence mais aussi d’expérience client, l’OI délègue à l’OC le raccordement de son client : c’est le mode STOC (« Sous-Traitance par l’Opérateur Commercial ») qui accompagne le succès du Plan France Très Haut Débit .
Pose de la prise optique dans le local client : si le local n’est pas déjà équipé, l’installateur réalise la pose d’une prise optique à l’emplacement désigné par le client. Dans le cadre du mode STOC, l’installateur missionné par l’OC peut également raccorder les équipements terminaux du client (box et décodeur) et s’assurer que les services, tels que la télévision ou le Wifi, fonctionnent de manière optimale à la fin de son intervention.
Tirage du lien optique entre le local client et le réseau mutualisé : l’installateur procède au tirage du câble optique entre le local client et le PBO le plus proche. Le PBO est généralement localisé sur le palier pour les immeubles ou dans la rue pour les pavillons : le câble à tirer peut mesurer plusieurs centaines de mètres et nécessiter la mobilisation de plusieurs techniciens et d’une nacelle. L’installateur procède ensuite à la soudure du câble optique du client, dans le PBO. Ce boitier agit ici comme une « multiprise » et permet de relier le câble optique individuel du client avec le PM situé plus en amont dans le réseau.
Raccordement de la ligne optique au réseau de l’OC : l’installateur raccorde la ligne optique nouvellement créée au réseau de l’OC. Cette opération, dite de « brassage », consiste à relier le réseau mutualisé de l’OI et le réseau de l’OC au moyen d’une « jarretière » optique.
2.3. Les prérequis d’un raccordement réussi
La qualité du raccordement final dépendra d’un certain nombre de prérequis relatifs :
- aux infrastructures de génie civil mobilisables et de leur état ;
- aux matériels (PM, boîtiers, câbles, prise optique, cordon optique au PM) et de leur conformité aux spécifications techniques (ou « STAS ») de l’OI, aux préconisations du comité d’experts fibre optique, ainsi que de leur état général ;
- aux informations fournies à l’intervenant pour la réalisation de l’installation et du brassage au PM (notamment la référence de la ligne, la route optique, le type de raccordement, la position du PBO, etc.) ;
- aux modalités d’installation définies dans le document de STAS (« Spécifications Techniques d’Accès au Service ») de l’OI et de leur respect par l’intervenant.
3. La typologie des difficultés rencontrées lors des raccordements
Des millions d’interventions sont réalisées avec succès chaque année sur le réseau mutualisé. Pour autant, la qualité de la réalisation des raccordements doit encore être renforcée.
Le premier acteur impacté par ces difficultés est le client : il connaitra des délais, et potentiellement des coûts, de raccordement à la fibre plus importants. Et s’il est raccordé, il risquera de connaitre des perturbations sur le fonctionnement de sa ligne. Les collectivités sont également impactées lorsque les armoires, situées dans la rue, font l’objet de dégradations ou de vandalismes. S’agissant des opérateurs, les conséquences principales sont la perte de confiance du client et une inefficacité opérationnelle, source de délais et de surcoûts. En effet, à chaque défaut de raccordement, un coût supplémentaire s’applique pour l’opérateur qui doit planifier de nouvelles interventions. Ce taux d’échec représente également un véritable manque à gagner : plus tard le client est raccordé, plus tard l’abonnement sera payé. À cela s’ajoute une perte de confiance notable du client dans la qualité de la prestation.
Parmi les causes des échecs de raccordements, les opérateurs de la FFTélécoms souhaitent insister sur les dégradations commises contre les infrastructures réseaux, volontaires (actes de malveillance) ou dues aux multiples interventions sur le réseau (armoires endommagées). Les infrastructures fibres peuvent être dégradées en raison d’actes de vandalisme, de malfaçons générées lors des interventions ou d’une conception inadaptée à un usage intensif des équipements. Les infrastructures dégradées nuisent à l’image de la fibre et des opérateurs et sont sources d’échecs de raccordement ou de déconnexions des clients. En particulier, les malfaçons doivent être corrigées dans les meilleurs délais.
Les opérateurs de la FFTélécoms saluent la signature d’une convention nationale de lutte contre les actes de malveillance et appellent l’ensemble des acteurs à décliner cette convention au niveau de chaque département.
4. Les axes d’amélioration de la qualité des raccordements
4.1. Des travaux collectifs lancés et leurs propositions visant à l’amélioration de la qualité des raccordements
L’enjeu de réduction des problèmes rencontrés porte sur l’ensemble de la chaîne de valeur (OI, OC et techniciens), concerne tous les acteurs (opérateurs, prestataires, collectivités et abonnés), et ce, indépendamment du mode de raccordement. Dans ce cadre, il convient de saluer les travaux engagés par l’Arcep, et l’ensemble des acteurs, pour améliorer la qualité des raccordements. Trois axes de travail ont été définis, à ce stade, au travers de la feuille de route, établie par les opérateurs et dont l’Arcep a pris acte au printemps 2020, afin d’améliorer la qualité des raccordements :
- Le développement d’outils informatiques pour faciliter et contrôler les interventions des techniciens ;
- La mise en œuvre de bonnes pratiques pour éviter la dégradation des éléments d’infrastructures constitutifs du réseau de boucle locale optique mutualisée ;
- L’adoption de conditions contractuelles renforcées entre l’opérateur d’infrastructures (« OI ») et l’opérateur commercial (« OC »).
4.1.1. La mise en œuvre de nouveaux contrats STOC (« Sous-Traitance à l’Opérateur Commercial »)
Chaque opérateur d’infrastructures propose aux opérateurs commerciaux (« OC ») une évolution du contrat de prestation de raccordement (dit « contrat STOC ») connexe à son contrat d’accès FttH visant à introduire ou renforcer :
- des procédures de détection et de reprise des malfaçons ;
- des sanctions progressives en cas de malfaçons, dégradations ou de non-respect des règles de sous-traitance ;
- des mécanismes de mise en demeure pouvant aller jusqu’à l’exclusion d’un sous-traitant d’un OC responsable de malfaçons avérées et répétées.
Les améliorations apportées aux contrats STOC sont détaillées dans la partie 4.2 du présent document.
4.1.2. Les engagements de qualité de service des opérateurs d’infrastructures
À la fin de l’année 2020, l’Arcep a pris une décision symétrique introduisant des engagements de qualité de service de la part des OI. À ce titre, les OI devront s’engager contractuellement dès 2021 envers les OC, puis devront respecter des seuils réglementaires de qualité à compter de début 2023.
4.1.3. De nouveaux indicateurs spécifiques sur l’exploitation FttH
L’Arcep a récemment demandé aux opérateurs de développer et de diffuser des indicateurs spécifiques visant à mesurer l’évolution de la situation de l’exploitation des réseaux FttH, notamment s’agissant des malfaçons et des déconnexions client. Ces indicateurs font l’objet de discussions bilatérales et multilatérales entre l’Arcep et les opérateurs.
4.2. Détail des améliorations apportées ou en cours de mise en œuvre
4.2.1. Le changement d’architecture et la remise en conformité des armoires
Depuis 2020, certains opérateurs d’infrastructures ont innové en expérimentant une nouvelle ingénierie de brassage, dite forme en « M », au sein des armoires de rue. Cette innovation technique a depuis été reprise par plusieurs opérateurs d’infrastructures, qui ont mené des déploiements expérimentaux avec de très bons retours terrain.
L’architecture en « M » de l’armoire libère l’espace, limite les risques de « spaghettis », autrement appelés les « nœuds », et rend le brassage plus fluide et intuitif grâce à un code couleur des cheminements. Les retours positifs des OI, en particulier l’accueil favorable des techniciens, confirment que cette architecture limite le risque d’erreur et facilite le changement d’opérateur commercial (ou « churn ») ainsi que le retrait des « jarretières » inutilisées.
Les apports de l’architecture en M militent pour une généralisation progressive à la maille nationale. Il apparait nécessaire que ce nouveau système soit introduit à l’occasion des nouveaux déploiements ou lors des travaux de rénovation du réseau.
À cela s’ajoute la nécessité d’enclencher un programme ambitieux de détection et de reprise des armoires les plus dégradées, vandalisées ou objets de SAV.
Par ailleurs, les jarretières inutilisées laissées dans l’armoire à la suite du changement d’affectation de ligne contribuent à la surcharge des armoires et au risque de formation de « spaghettis ». Ainsi, l’absence de processus unifié accélère la congestion des armoires, ce qui rend chaque jour plus difficile le retrait des jarretières inutilisées. Dès lors, un processus doit être discuté et établi entre opérateurs afin de procéder au retrait des jarretières inutilisées. Cette opération pourrait, par exemple, être réalisée par l’opérateur commercial lors de la migration du client ou par l’opérateur d’infrastructures lors de ses tournées de maintenance.
4.2.2. La mise en place de comptes rendus d’interventions (CRI) – dans les contrats STOC
Les opérateurs ont spécifié un nouveau mode opératoire appelé « le CRI photo », qui prévoit la prise de photos horodatées avant et après chaque intervention, permettant de contrôler la qualité du travail réalisé par les intervenants et de détecter rapidement l’apparition de malfaçons. Les CRI ont été normalisés par le groupe Interop’fibre en complément des protocoles d’échanges en vigueur.
Cet outil, entré en production début 2021, contribue à la détection, à distance, par les OI des malfaçons et au déclenchement de la reprise rapide par l’intervenant responsable. Ainsi, les installateurs à l’origine de malfaçons répétées sont susceptibles d’être identifiés, pénalisés, voire exclus.
4.2.3. La mise en place d’une solution de marquage des jarretières compatible avec le CRI photo et l’intelligence artificielle
Une des limitations du nouvel outil qui prévoit la prise de photos avant et après chaque intervention, le CRI Photo, est l’incapacité du contrôleur, qu’il soit humain ou mécanisé à base d’intelligence artificielle, de s’assurer que les positions optiques occupées soient conformes aux référentiels informatiques de l’OI ou à celles déclarées par l’installateur.
Il est en effet courant que l’installateur soit amené à emprunter une route optique différente de celle initialement indiquée par l’OI, en particulier si des décalages entre les référentiels et le terrain existent (ex : la position indiquée est déjà occupée). Lorsqu’il est confronté à cette situation, le technicien doit réaliser une « mutation à chaud », afin, notamment, que les référentiels soient remis en conformité avec la réalité du terrain (position occupée au PM, PBO, PTO).
Pour faciliter la résolution de ces situations complexes, une solution unique de marquage de jarretières, exploitable au travers d’une photo, pourrait permettre de contrôler à distance la cohérence des référentiels avec le terrain.
4.2.4. La fiabilisation des informations communiquées
La qualité des interventions dépend directement de la qualité des informations fournies par l’OI et de leur prise en compte par l’OC. Pour préparer au mieux son intervention, le technicien doit notamment avoir accès à un certain nombre d’informations telles que la référence de la ligne (N° de la PTO), le type de PM, la route optique (position au PM), le type de raccordement, la position du PBO, etc. Par ailleurs, il est souhaitable que les OC transmettent toutes ces informations, provenant de l’OI, à leurs intervenants et fiabilisent celles communiquées lors des commandes d’accès, par exemple la référence de PTO si le client dispose déjà d’une prise.
Si l’une de ces informations venait à manquer, ou était erronée, il est à craindre que le technicien ne dispose pas du matériel adapté à une intervention de qualité, voire que celle-ci se solde par un échec de raccordement et une insatisfaction client.
À titre d’exemple, il est primordial d’être en mesure d’identifier en amont les interventions nécessitant une nacelle ou deux techniciens. Les travaux initiés par les opérateurs dans le cadre de la feuille de route Arcep pour l’exploitation des réseaux contribueront à fiabiliser ces informations et donc renforcer la qualité des interventions.
4.2.5. La généralisation de l’application « e-Mutation » sur tous les réseaux
L’outil « e-Mutation », désormais en production chez la majorité des opérateurs, renforce l’autonomie des techniciens lorsqu’ils sont confrontés à des difficultés, notamment lorsque la route optique communiquée par l’opérateur d’infrastructures est erronée (en raison de décalage entre les référentiels et le terrain) ou inopérante. Le technicien dispose alors, via une application, d’une visibilité sur les routes optiques disponibles, et peut choisir sans recourir à un centre d’appel (Hotline), celle répondant au besoin de l’intervention puis remonte l’information afin que le référentiel de l’OI soit mis à jour en conséquence.
L’outil « e-Mutation » contribue donc activement à l’efficacité des interventions et au réalignement progressif des référentiels SI avec le terrain : il doit être généralisé aussi rapidement que possible.
4.2.6. Le développement d’outil inter-opérateurs de notification et de suivi des malfaçons pour reprise
C’est un fait, les malfaçons se propagent rapidement si elles ne sont pas reprises dans un délai raisonnable. Il est, dès lors, essentiel que l’opérateur d’infrastructures mette en œuvre les solutions adaptées pour détecter rapidement ces malfaçons et les signaler à l’opérateur commercial responsable afin que celui-ci les traite dans un délai court. Enfin, l’opérateur d’infrastructures et l’opérateur commercial doivent assurer le suivi de ces malfaçons, de manière à n’en laisser aucune de côté.
Les modalités opérationnelles actuelles ne répondent pas à ces enjeux : les échanges sont effectués par courriel ce qui ne permet pas une gestion industrielle. C’est pourquoi, il a été décidé de mettre en place un outil informatique inter-opérateurs permettant de suivre une malfaçon depuis sa notification jusqu’à sa résolution. Ce protocole est en cours d’étude par le groupe Interop’fibre et devrait perfectionner la gestion industrielle des anomalies et malfaçons détectées.
Un tel outil améliorera le pilotage de la reprise de malfaçons par l’OC et du délai de correction.
4.2.7. La mise en place d’un flux de signalement, entre les OI et les OC, des malfaçons constatées sur le terrain
La contagion des malfaçons dépend directement de la rapidité de détection, par l’OI, puis de reprise, par l’OC. Une trop faible réactivité lors de la détection des malfaçons serait ainsi préjudiciable à tous les opérateurs et à leurs clients.
Pour faciliter cette réactivité, il convient d’étudier et d’envisager la normalisation du processus inter-opérateurs permettant à tout opérateur (OI et OC) de signaler rapidement les typologies de malfaçons constatées sur le réseau mutualisé.
4.2.8. La mise en place d’un outil de prévention des déconnexions clients
Des solutions ont été mises en place par les OC pour identifier les cas de déconnexions de leurs propres clients lors des interventions de leurs techniciens sur le réseau (en production ou en SAV). Bouygues Telecom a, par exemple, développé l’outil « Check voisinage » afin de réduire les trop fréquentes déconnexions de client en s’assurant, au terme d’une intervention, qu’aucun client n’a été déconnecté et en indiquant, le cas échéant, la marche à suivre pour le rétablir.
Des travaux d’expérimentations entre certains OC sont engagés pour partager sur ce sujet et une réflexion inter-opérateurs devrait être menée sur les conditions d’extension d’un tel dispositif au besoin, en associant l’OI.
4.2.9. Le contrôle terrain des interventions réalisées – dans les contrats STOC
Tous les opérateurs (OI et OC) mènent des audits de leurs propres interventions, que ce soit en direct (à chaud) ou dans les jours qui suivent (à froid). Ces audits ont également la vertu d’établir un échange avec le technicien sur les difficultés rencontrées, et le cas échéant d’effectuer des rappels sur les règles de l’art.
L’accroissement de ces audits terrain contribuera à renforcer la qualité des interventions et à limiter la propagation ou la répétition des malfaçons.
4.2.10. La formation des techniciens
Le raccordement des abonnés s’effectue par l’intervention de techniciens dont le niveau de formation et les compétences sont essentiels à la qualité de l’opération, en raison notamment de la diversité des situations auxquelles ils sont confrontés tous les jours. L’exécution du raccordement doit être réalisée dans le respect des règles de l’art et des spécifications de l’OI : il importe de bien faire dès la première fois. La formation des techniciens est à cet égard un élément incontournable.
À ce titre, la FFTélécoms et ses membres ont contribué à l’élaboration et à la diffusion du Guide pédagogique « pour le raccordement client au réseau fibre optique FTTH dans le parc immobilier existant » publié fin 2020 par la plate-forme Objectif Fibre. Ce guide constitue une synthèse des règles de l’art et des bonnes pratiques qui doivent être prises en compte et appliquées par les techniciens. Une version interactive du guide a été récemment mis en ligne afin que ce document puisse être aisément utilisé par les praticiens.
La plate-forme Objectif fibre est fortement investie, avec le concours actif de l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (« ANCT »), pour mettre en œuvre un dispositif de référencement des organismes de formation spécialisés dans les métiers du THD. Cette démarche qualité est essentielle pour les acteurs du déploiement de la fibre qui pourront s’appuyer sur ces centres de formation qui disposent de moyens humains et matériels répondant aux exigences de qualification et de certification des personnels. Aujourd’hui, de nombreux centres de formation, répartis sur tout le territoire, proposent des modules de formation répondant aux besoins des équipes chargées du déploiement du FttH, et plus précisément du « branchement client ». Bon nombre d’entre eux ont déjà été identifiés par la plateforme Objectif Fibre. Cette dernière est ainsi garante d’une qualification de ces centres qui proposent des solutions adaptées .
4.2.11. L’harmonisation des règles d’ingénierie
Certaines divergences dans les règles d’ingénierie des OI (les « STAS ») pourraient perturber la répétition du bon geste : cela augmente le risque de malfaçons. L’expérience montre que les acteurs industriels ayant réussi à concilier volumes avec qualité et maitrise des coûts ont tous eu recours à l’uniformisation et à la standardisation de leurs équipements et processus. L’automobile et l’aéronautique sont, à cet égard, de très bons exemples : le secteur de la fibre doit se standardiser plus fortement. Des premières pistes d’harmonisation simples, efficaces et à faible coût pourraient être étudiées et concertées rapidement. Des premières pistes font actuellement l’objet d’une étude inter-opérateurs.
4.2.12. L’amélioration de la Base d’Adresses Nationales (« BAN »)
De nombreuses communes en France, surtout en milieu rural, ne disposent toujours pas d’adresses postales normalisées. Or, de nombreux services sont fondés sur la localisation. Le déploiement, ainsi que la commercialisation de la fibre optique sur l’ensemble du territoire, se heurtent à cet obstacle majeur puisque chaque ligne optique doit desservir un local ou un logement précis. L’adresse d’un bâtiment est une information essentielle pour fiabiliser l’éligibilité à la fibre, mais aussi pour la livraison à domicile ou pour l’efficacité des interventions des services de secours.
Il est indispensable que les collectivités se dotent rapidement d’un référentiel d’adresses complet (nommage des voies et numérotation des immeubles ou maisons) normalisé et exploitable tant par les occupants que par les opérateurs. Par exemple, un référentiel distinguant avec précision les logements d’une même adresse permettrait de s’assurer qu’aucun logement n’est oublié (ex : pavillon divisé en plusieurs logements), faciliterait la commercialisation de la fibre et limiterait les risques d’échecs de raccordement et de malfaçons.
Les démarches initiées par l’ANCT, avec l’outil « base adresses locales » , visant à optimiser la base d’adresse nationale devraient contribuer à cet effort, mais il convient de rappeler que seules les municipalités sont légalement compétentes pour délibérer et entériner des adresses.
Annexes
Glossaire
- Boucle locale optique mutualisée (« BLOM ») : La boucle locale optique mutualisée est définie comme le réseau d’infrastructures passives qui permet de connecter en fibre optique l’ensemble des logements et des locaux à usage professionnel d’une zone donnée depuis un nœud unique, le nœud de raccordement optique (« NRO »). La BLOM s’étend ainsi du nœud de raccordement optique (« NRO », voir ci-après) jusqu’au dispositif de terminaison intérieur optique (« DTIo », voir ci-après) installés dans chaque logement ou local à usage professionnel de la zone desserve.
- Branchement optique : Liaison entre le câble de branchement optique (« PBO ») et le dispositif de terminaison intérieur optique (« DTIo »).
- Dispositif de terminaison intérieur optique (« DTIo ») : Le DTIo est l’élément optique passif situé à l’intérieur du logement ou local à usage professionnel qui relève de la responsabilité de l’opérateur de réseau et la desserte interne du local, qui relève de la responsabilité de l’abonné. Le DTIo est généralement placé au niveau du tableau de communication, dans la gaine technique du local. Il matérialise le point de coupure connectorisé au niveau duquel est raccordé l’équipement actif optique fourni par l’opérateur à son abonné. La ligne peut être prolongée par une desserte optique interne terminée par une prise terminale optique (« PTO »), dans le salon par exemple. Lorsqu’un prolongement n’est réalisé, le DTIo et la PTO sont confondus.
- Emplacement ou local technique : Emplacement ou local (selon la capacité d’accueil en nombre de lots) situé en pied d’immeuble destiné à recevoir les arrivées des réseaux de communication des opérateurs ainsi que les équipements liés à la commande, la protection et la répartition de ces réseaux.
- Équipement actif : Élément électronique du réseau, générant et traitant des signaux (ondes radio, électriques ou lumineuses, suivant le type de réseau).
- Équipement passif : Élément du réseau sans électronique, ne nécessitant donc pas d’alimentation en électricité.
- Fiber to the Home (« FttH ») : Fibre déployée jusqu’à l’abonné.
- Gaine Technique du Logement (« GTL ») : Emplacement du logement prévu pour regrouper en un seul endroit toutes arrivées des réseaux d’énergie et de communication. La GTL contient le panneau de contrôle s’il est placé à l’intérieur du logement, le tableau de répartition principal et le tableau de communication, ainsi que les équipements d’autres applications de communication (TV, satellite, interactivité, réseau local etc.) lorsque ces applications sont prévues.
- Gaine Technique de l’Immeuble (« GTI ») : Infrastructure verticale de l’immeuble permettant le passage de l’accueil des matériels et des câbles.
- Local raccordable : Un local raccordable est un logement ou local à usage professionnel desservi par un réseau de la boucle locale optique mutualisée (« BLOM ») pour lequel un raccordement final peut être réalisé afin d’établir une ligne optique depuis le nœud de raccordement optique (« NRO », voir ci-après). Concrètement, il s’agit d’un logement ou local à usage professionnel pour lequel toutes les infrastructures de fibre optique ont été déployées depuis le NRO jusqu’au PBO et de rattachement.
- Nœud de raccordement optique (« NRO ») : Point de concentration d’un réseau en fibre optique où sont installés les équipements actifs et passifs à partir desquels un opérateur commercial active les accès de ses abonnés. Des câbles de fibres optiques sont installés au départ du NRO en vue de raccorder les points de mutualisation situés en aval.
- Opérateur d’immeuble ou opérateur d’infrastructures (« OI ») : Toute personne chargée de l’établissement ou de la gestion d’une ou plusieurs lignes dans un immeuble bâti, notamment dans le cadre d’une convention d’installation, d’entretien, de remplacement ou de gestion des lignes signées avec le propriétaire ou le syndicat de copropriétaires, en application de l’article L. 33-6 du Code des postes et des communications électroniques. L’opérateur d’immeuble n’est pas nécessairement un opérateur au sens de l’article L. 33-1 du même code.
- Opérateur de mutualisation ou opérateur de zone : Opérateur d’immeuble qui exploite un point de mutualisation.
- Optical Network Terminal (« ONT ») : Équipement actif installé chez l’abonné qui permet de transformer le signal optique en signal électrique. Une box opérateur lui est connectée pour la livraison des services triple-play. Ce modem est déjà intégré dans la plupart des box.
- Point de branchement optique (« PBO ») : Le PBO est le nœud de la boucle locale optique mutualisée (« BLOM ») situé au plus près des logements et locaux à usage professionnel, à partir duquel sont réalisées les opérations de raccordement final. Dans les immeubles collectifs, comprenant une colonne montante, le point de branchement situé dans les boîtiers d’étage de cette dernière, permet de raccorder le câblage vertical de l’immeuble avec le câble de branchement. En dehors des immeubles collectifs, le PBO est généralement installé en façade, en borne, en chambre de génie civil ou sur poteau. Le PBO est rattaché à un unique PM.
- Raccordement final : Opération consistant à installer et raccorder un câble comprenant une ou plusieurs fibres optiques entre d’une part, le PBO et, d’autre part, la prise terminale optique (« PTO », voir ci-après).
- Point de démarcation (« PD ») ou point de démarcation optique (« PDO ») : Il délimite le domaine privé du domaine public ou collectif. Il est hautement recommandé qu’il soit matérialisé.
- Point de mutualisation (« PM ») ou point de mutualisation de zone (« PMZ ») : Point d’extrémité des lignes de communications électroniques à très haut débit en fibre optique au niveau duquel l’opérateur d’infrastructure donne aux opérateurs (ou opérateurs commerciaux) un accès à ces mêmes lignes en vue de fournir des services de communications électroniques aux utilisateurs finals. Les opérateurs commerciaux y installent leurs équipements réseaux (ex : tiroirs optiques) et y effectuent les opérations de brassage (c’est-à-dire d’installation de cordon) nécessaires à l’activation des abonnés.
- Point de raccordement (« PR ») : Point de la colonne de communication optique qui regroupe le raccordement de plusieurs bâtiments. Il raccorde le câble de desserte de plusieurs bâtiments. Il raccorde le câble de desserte optique de l’opérateur de BLOM aux câbles de distribution de la colonne de communication de la zone à desservir et / ou aux câbles de branchement dans le cas où il n’y a pas de PBO entre les logements concernés et le PR.
- Prise terminale optique (« PTO ») : Extrémité de la ligne sur laquelle porte l’obligation d’accès imposée par les décisions Arcep n°2009-1106 et n°2010-1312.
- Raccordement final (ou raccordement client) : Le raccordement final est l’opération consistant à installer et raccorder le câble de branchement optique jusqu’au logement ou local à usage professionnel.
Acronyme
- AMEL : Appel à Manifestation d’Engagements Locaux.
- AMII : Appel à Manifestation d’Intention d’Investissement.
- Arcep : Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse.
- BLOM : Boucle Locale Optique Mutualisé.
- CRI : Compte-Rendu d’Intervention.
- DTIo : Dispositif de Terminaison Intérieure optique.
- FAI : Fournisseur d’Accès Internet (OC).
- FttH : Fiber To The Home – Fibre jusqu’à l’abonné.
- GTB : Gaine Technique de Bâtiment.
- GTL : Gaine Technique du Logement.
- NRO : Nœud de Raccordement Optique.
- OC : Opérateur Commercial (FAI).
- OI : Opérateur d’Immeuble.
- ONT : Optical Network Terminal.
- PBO : Point de Branchement Optique.
- PD ou PDO : Point de Démarcation Optique.
- PM/PMZ : Point de Mutualisation de Zone.
- PME / PMR : Point de Mutualisation Extérieur (armoire de rue).
- PMI : Point de Mutualisation d’Infrastructure ou PM intérieur.
- PR : Point de Raccordement.
- PTO : Prise Terminale Optique.
- RIP : Réseau d’Initiative Publique.
- STAS : Spécifications Techniques d’Accès aux Services.
- STOC : Sous-Traitance Opérateur Commercial.
- THD : Très Haut Débit.
- ZMD : Zones Moins Denses.
- ZTD : Zones Très Denses.
Principaux textes de références
Études :
- Arcep, observatoire haut et très haut débit : abonnements et déploiements (T4 2020), 4 mars 2021.
- Arcep, « Consultation publique concernant la réalisation des raccordements finals FttH sur tout le territoire », 17 décembre 2020 – 4 mars 2021, publié le 17 décembre 2020.
- Arcep, « La régulation de l’Arcep au service des territoires connectés », 2020.
- Étude Arthur D. Little, « Économie des Télécoms », décembre 2020.
- France Stratégie, « Déploiement du Très Haut Débit et Plan France Très Haut Débit », Conseil scientifique présidé par Pierre-Jean Benghozi, rapport d’étape, août 2020.
- Guide pratique 2020 pour le raccordement client au réseau en fibre optique FttH dans le parc immobilier existant, Objectif Fibre.
Règlementation :
- Loi n° 2008-776 du 4 août 2008 de modernisation de l’économie.
- Loi n° 2015-990 du 6 août 2015, dite « loi Macron ».
- Modification de l’article 24-2 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 et de la loi n° 66-457 du 2 juillet 1966.
- Décret n°2015-1317 du 20 octobre 2015.
- Code des postes et des communications électroniques :
-
- Articles D. 407-1, D. 407-2 et D. 407-3 (décret n° 97-684 du 30 mai 1997) ;
- Articles L. 33-1 et L. 33-6 ;
- Décision n°2009-1106 du 22 décembre 2009 et n° 2010-1312 du 14 décembre 2010 de l’Arcep ;
- Décision n° 2015-0776 du 2 juillet 2015 de l’Arcep ;
- Décision n° 2017-0972 du 27 juillet 2017 de l’Arcep (publiée au Journal Officiel le 19/09/2017).
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Document :
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Transcription du document | La filière des télécoms se mobilise pour améliorer les raccordements en fibre optique :
Le déploiement de la fibre optique partout sur le territoire représente le plus grand chantier d’infrastructures de notre pays.
Il a atteint en 2020 un niveau record, mais il reste encore des difficultés, notamment sur la partie raccordements. Notre objectif est de réduire les problèmes liés aux raccordements en fibre optique avec des solutions concrètes.
Comment ?
- En développant de nouveaux outils numériques ;
- En adoptant des solutions contractuelles renforcées entre opérateurs d’infrastructures (OI) et opérateurs commerciaux (OC) ;
- En mettant en œuvre de bonnes pratiques.
Les propositions de solutions issues des travaux collectifs
De nouveaux contrats STOC pour introduire ou renforcer :
- La gestion de la sous-traitance (déclaration, respect des règles) et la formation des intervenants ;
- Des procédures de détection et de reprise des malfaçons ;
- Des sanctions progressives, notamment financières, en cas de malfaçons, dégradations ou de non respect des règles de sous-traitance, pouvant aller jusqu’à l’exclusion d’un sous-traitant d’un OC responsable de malfaçons avérées et répétées.
Les engagements de qualité de service :
- Depuis la décision de l’Arcep de fin 2020, les OI doivent prendre des engagements de qualité de service vis-à-vis des OC ;
- Les seuils réglementaires seront à respecter à compter de 2023.
Les solutions opérationnelles | Développer de nouveaux outils numériques :
Pour automatiser le traitement des malfaçons :
- Depuis leur notification jusqu’à leur résolution, suite à la normalisation des protocoles entre opérateurs ;
- Réactivité pour agir dans un délai raisonnable ;
- OI met en place des solutions adaptées pour les détecter rapidement et les signaler à OC ;
- OI et OC réalisent le suivi industriel de ces malfaçons.
Pour détecter les déconnexions clients :
Trop de déconnexions de clients sont constatées lors des raccordements. Des solutions ont été mises en place par les OC pour identifier les cas de déconnexions de leurs propres clients lors des interventions de leurs techniciens sur le réseau (en production ou en SAV). Des travaux d’expérimentations entre certains OC sont engagés pour partager sur ce sujet et une réflexion inter-opérateurs devrait être menée sur les conditions d’extension d’un tel dispositif au besoin, en associant l’OI.
Pour suivre les interventions, compte rendu d’intervention enrichi avec photos pour :
- Contrôler la qualité du travail réalisé par les OC ;
- Détecter plus rapidement des malfaçons. Grâce à l’outil CRI photo, mis en place depuis 2021. L’objectif est la réactivité du traitement de ces malfaçons par l’OI.
Mettre en place une solution de marquage des jarretières. Harmoniser le marquage des jarretières avec pour objectif que les photos prises soient exploitables. L’objectif est de s’assurer que les positions optiques occupées soient conformes aux référentiels informatiques de l’OI ou à celles déclarées par l’installateur.
Les solutions opérationnelles | Développer des bonnes pratiques :
Améliorer l’architecture des armoires :
L’architecture des armoires de rue en «M», testée par certains OI en 2020, bénéficie de retours positifs des techniciens pour qui cette solution :
- Limite le risque d’erreur ;
- Facilite le changement d’OC ;
- Permet le retrait des jarretières inutilisées.
À généraliser lors des nouveaux déploiements ou travaux de rénovation du réseau.
Généraliser la base adresses nationale (“BAN”) :
- La localisation précise des immeubles ou des maisons est une condition indispensable pour permettre le déploiement et la commercialisation des réseaux fibres.
- Les communes sont légalement compétentes pour entériner les adresses.
- Alors que de nombreuses communes rurales ne disposent toujours pas d’adresses postales normalisées, il importe que les communes se dotent de référentiels d’adresses.
- Elles peuvent par ailleurs contribuer à l’amélioration de la base adresses nationale grâce à l’outil « base adresses locales » (Bal), qui permet de faire le lien entre les bases des collectivités et la base nationale : editeur.adresse.data.gouv.fr
Harmoniser les règles d’ingénierie :
- Harmoniser les documentations et les processus pour faciliter le raccordement et améliorer la qualité ;
- Par exemple, avec des règles d’étiquetage simples et identiques pour tous.
Mettre en place un flux de signalement des malfaçons :
- OI doit détecter rapidement les malfaçons sur le terrain pour une transmission à OC ;
- Les opérateurs de la FFTélécoms saluent la signature d’une convention nationale de lutte contre les actes de malveillance et appellent l’ensemble des acteurs à décliner cette convention au niveau de chaque département ;
- Normalisation du processus inter-opérateurs pour que l’OC signale les typologies de malfaçons sur le réseau mutualisé.
Multiplier les audits :
- De terrain, avant ou après les interventions de terrain, afin de renforcer la qualité des interventions ;
- Et partager avec les techniciens sur les difficultés rencontrées et ainsi limiter la propagation des malfaçons.
Transmettre une information fiable :
- Lors de la commande d’accès entre l’OC et l’OI, l’OI doit fournir des informations fiables pour une intervention de qualité. Ces informations sont : la référence de la ligne, la route optique et le type de raccordement ;
- L’OC doit fournir un ordre de travail pertinent au technicien pour la réalisation du raccordement : données transmises par l’OI et toute information utile communiquée par le client.
Mettre en place de nouveaux indicateurs spécifiques :
L’Arcep a demandé aux opérateurs de développer et de diffuser des indicateurs spécifiques parmi lesquels figurent le nombre de malfaçons et d’écrasements non sollicités, pour mesurer l’évolution de la situation de l’exploitation des réseaux FttH.
La France est le pays le plus fibré d’Europe :
- Plus de 25,6 millions de foyers français sont raccordables à la fibre optique jusqu’à l’abonné (FttH) à fin mars 2021, une hausse de 19% par rapport à 2020 ;
- Les prix bas pratiqués par les opérateurs commerciaux participent également à l’engouement des Français pour la fibre. La France est l’un des pays avec les tarifs les plus attractifs.
- La mobilisation de tous les acteurs publics (État, collectivités territoriales) et privés (opérateurs télécoms, industriels, investisseurs) a permis de maintenir un rythme très élevé du chantier de déploiement en 2020, en dépit de la crise sanitaire.
Glossaire :
- STOC : Sous-Traitance à l’Opérateur Commercial.
- OI : opérateur infrastructures. Il s’agit d’une entreprise chargée de déployer et d’exploiter un réseau très haut débit en fibre optique, qui confère des droits aux opérateurs commerciaux signataires de son offre d’accès.
- OC : opérateur commercial. Ce sont les organismes ayant conclu ou ayant vocation à conclure une convention d’accès aux lignes à très haut débit des OI pour proposer leurs services (accès internet, téléphone, télévision, etc.). Les leaders du marché en France sont les principaux opérateurs télécoms.
- Jarretière : le cordon (ou la jarretière) permet de faire la liaison, sur une courte distance, entre deux équipements. Il se caractérise par la présence de deux fiches (ou connecteurs) et d’une gaine renfermant la fibre optique.
- Arcep : Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse est l’autorité administrative indépendante chargée de réguler les communications électroniques et postales et la distribution de la presse en France.
Fédération Française des Télécoms
11-17 rue de l’Amiral Hamelin, 75116 Paris
Conception, réalisation : Cithéa.
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Arthur Dreyfuss, Président de la Fédération Française des Télécoms (FFTélécoms), nous explique les solutions mises en place pour améliorer le raccordement en fibre optique des Français.
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Le déploiement de la fibre connaît une accélération inédite ces derniers mois malgré la crise économique et sanitaire mondiale, quel bilan en tirez-vous ?
Arthur Dreyfuss, Président de la FFTélécoms : Le déploiement de la fibre optique jusqu’à l’abonné, et jusqu’aux entreprises, est le plus grand chantier d’infrastructure que notre pays ait réalisé, par le travail quotidien et sans relâche des opérateurs télécoms et ce dans un temps record. Pour avoir une comparaison : il y a un peu plus d’un siècle, l’électricité a été déployée en 40 ans ! Dans le contexte de la fibre optique, nous sommes dans une échelle de temps beaucoup plus réduite. Par ailleurs, la crise sanitaire et les confinements récents ont renforcé le besoin de connectivité des Français, relançant la nécessité de déployer davantage la fibre optique. En effet, la demande a explosé avec plus de 3,3 millions de foyers supplémentaires qui ont souscrit à la fibre optique en France en 2020, portant le nombre total d’abonnés FttH à 10,3 millions, soit une croissance de 47% sur un an. Les prix bas pratiqués par les opérateurs commerciaux participent également à l’engouement des Français pour la fibre. Dès lors, si la France fait partie des pays les plus avancés en Europe dans le déploiement de la fibre, elle est aussi l’un des pays avec les tarifs les plus attractifs d’Europe.
Quels sont les investissements des opérateurs dans le chantier de la fibre ?
Arthur Dreyfuss : Nous avons investi 11,5 milliards d’euros en 2020 dans les réseaux fixes et mobiles, un nouveau record d’investissement ! À cela s’ajoute les achats de fréquences 5G. C’est une hausse de 8,1% en un an. La progression des montants investis provient majoritairement de l’augmentation des investissements des opérateurs dans le déploiement des réseaux FttH. Notre industrie ne cesse d’investir pour doter notre pays des meilleures infrastructures numériques. Ce chantier de la fibre en est une illustration exceptionnelle.
Dans ce rythme effréné de déploiement, des malfaçons ont pu être constatées, que proposez-vous pour y remédier ?
Arthur Dreyfuss : Les opérateurs travaillent avec toute la filière pour améliorer la qualité de service avec l’ensemble des acteurs, régler les problèmes techniques, accompagner les techniciens, gagner en réactivité. Nous publions un Livre blanc sur l’amélioration du raccordement en fibre optique. Ce document de référence, dans la continuité des travaux initiés par l’Arcep et les opérateurs, a vocation à dresser un état des lieux des difficultés rencontrées dans la réalisation des raccordements et d’aborder les solutions identifiées pour, d’une part, améliorer la qualité des raccordements et garantir, d’autre part, la commercialisation effective de tous les locaux.
Quelles solutions concrètes proposez-vous dans ce livre blanc ?
Arthur Dreyfuss : Nous allons développer des outils numériques pour centraliser les malfaçons, depuis leur notification jusqu’à leur résolution pour gagner en réactivité. Comme avec l’outil numérique en place « check voisinage » qui permet aux opérateurs qui l’utilisent de s’assurer que personne n’ait été déconnecté de manière accidentelle, comme cela peut parfois arriver. Nous proposons aussi la prise de photos avant et après les interventions des sous-traitants pour une traçabilité du travail réalisé.
Le raccordement des abonnés s’effectue par l’intervention de techniciens dont le niveau de formation et les compétences sont essentiels à la qualité de l’opération, en raison notamment de la diversité des situations auxquelles ils sont confrontés tous les jours. L’exécution du raccordement doit être réalisée dans le respect des règles de l’art et des spécifications de l’opérateur d’infrastructures : il importe donc de bien faire dès la première fois. La formation des techniciens est à cet égard un élément incontournable. À ce titre, la FFTélécoms et ses membres ont contribué à l’élaboration et à la diffusion du Guide pédagogique « Pour le raccordement client au réseau fibre optique FttH dans le parc immobilier existant » publié fin 2020 par la plateforme Objectif Fibre. Ce guide constitue une synthèse des règles de l’art et des bonnes pratiques qui doivent être prises en compte et appliquées par les techniciens. Une version interactive du guide a été récemment mise en ligne afin que ce document puisse être aisément utilisé par les praticiens.
Les opérateurs sont très attachés aux territoires et attachent beaucoup d’importance à échanger avec les parlementaires et élus, ce Livre blanc leur est aussi destiné ?
Arthur Dreyfuss : Le Livre blanc est accompagné d’une plaquette pédagogique qui a vocation à expliquer et accompagner les institutionnels, élus, parlementaires, associations d’élus dans cette mise en œuvre pour améliorer le déploiement de la fibre optique partout sur le territoire. Ce deuxième support pédagogique souligne que les opérateurs développent des outils numériques, mettent en œuvre des bonnes pratiques, adoptent des solutions contractuelles renforcées entre opérateurs d’infrastructures et opérateurs commerciaux. Les opérateurs télécoms sont les premiers acteurs du numérique en France. La crise a ainsi confirmé notre capacité à nous adapter et à répondre aux attentes de connectivité des citoyens. Nous affirmons une nouvelle fois, avec cette démarche collective, notre volonté de trouver ensemble des solutions pour satisfaire nos clients.
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La Fédération Française des Télécoms (FFTélécoms) publie le « Référentiel d’objectifs de sécurité en matière de fonctions réseau virtualisées » réalisé en 2019 par Internet of Trust pour la FFTélécoms, sous le pilotage des experts des opérateurs télécoms Bouygues Telecom, Orange et SFR et en concertation avec l’ANSSI, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information.
Ce référentiel est destiné à fournir une protection des applications, principalement en préservant l’isolation des différentes fonctions réseaux lorsque des ressources sont mutualisées – nœud de calcul, espace de stockage, etc. – s’exécutant sur des infrastructures virtualisées. Il identifie les obligations et contraintes de sécurité à respecter par les opérateurs de communications électroniques/fournisseurs et définit les objectifs de sécurité avec des propositions de contremesures associées.
La FFTélécoms travaille actuellement avec ses membres à enrichir cette première version en définissant les menaces non traitées (et contre-mesures associées) et en incluant le niveau de sécurité à apporter sur des briques pressenties pour le déploiement de la 5G. Cette nouvelle version du référentiel apportera notamment des propositions d’extension et de sécurisation pour le Service Based Architecture (SBA) et prendra en compte les nouvelles technologies complémentaires à la virtualisation comme la conteneurisation.
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La Fédération Française des Télécoms a présenté le 15 décembre 2020 lors de son webinar “Les Télécoms : premiers acteurs du numérique” les chiffres-clés 2020 du secteur des télécoms.
Document | Les Télécoms : premiers acteurs du numérique :
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Transcription de l’étude économique 2020 (MS Word, 173 KO)
Transcription | Les télécoms : premiers acteurs du numérique. Étude économique 2020 :
Créée en 2007, la Fédération Française des Télécoms (FFTélécoms) réunit les opérateurs de communications électroniques en France.
Elle a pour mission de promouvoir une industrie responsable et innovante au regard de la société, de l’environnement, des personnes et des entreprises du secteur, en défendant les intérêts économiques de ses adhérents et en participant à la valorisation de la profession au niveau national et international.
Pour réaliser ses missions, la Fédération organise dans l’intérêt de ses membres, un dialogue structuré et constant avec l’ensemble des parties prenantes du secteur et de son environnement institutionnel et privé. Elle privilégie chaque fois que possible la régulation ouverte.
Elle assure de façon exigeante la représentation du secteur sur les questions d’intérêt commun dans le respect absolu des règles de la concurrence en vigueur.
[Logos de Altice-SFR ; Arteria ; Bouygues Telecom ; Colt Technology Services ; Euro-Information Telecom ; Hub One ; Ielo ; IP Directions ; La Poste Mobile ; Legos ; Manifone ; Odigo ; Orange ; Prixtel ; RATP Connect ; Syma ; Tofane ; Verizon France ; Worldline et Fédération Française des Télécoms.]
1. Les réseaux télécoms déterminants lors de la crise sanitaire
Ils ont contribué au maintien des activités essentielles :
- Économie : Salariés en télétravail (au moins un jour par semaine), France, 2017-2020, % | Des réseaux télécoms indispensables pour le télétravail | Avril 2019 : 3% | Avril 2020 : 59% (x20) | Source : Dares (ministère du Travail), analyse Arthur D. Little.
- Éducation : Enseignement à distance, étudiants du top 10 des universités, France, 2020, en milliers | Des réseaux qui ont permis l’enseignement à distance pendant la crise | étudiants : 529 | Partiellement : 225 (43%) | 100% en ligne : 304 (57%) | Source : sites des universités en France, analyse Arthur D. Little.
- Santé : Téléconsultations remboursées France, janvier–juin 2020, en millions | Des réseaux essentiels pour maintenir le suivi médical des Français | Nombre de téléconsultations par semaine : janvier, février et mars 2020 : 0,01 | Avril 2020 : 2,80 (x300) | Mai 2020 : 2,90 | Juin 2020 : 1,80 | Source : Ameli (Assurance Maladie), analyse Arthur D. Little.
Ils ont su accompagner l’explosion des usages :
- Évolution de la consommation voix mobile | France, T1 2019 – T1 2020, en millions de minutes | 2ème trimestre 2018 : 43 049 | 2ème trimestre 2019 : 43 956 (+ 2%) | 2ème trimestre 2020 : 57 210 (+ 30%, impact crise Covid-19).
- Temps moyen passé sur Internet par jour | Fixe et mobile, avril 2019 – avril 2020, en minutes/jour | Avril 2018 : 108 | Avril 2019 : 123 (+ 14%) | Avril 2020 : 180 (+ 46%, impact crise Covid-19) | Source : Arcep 2ème trimestre 2020, données Médiamétrie, analyse Arthur D. Little.
2. Des investissements toujours plus élevés
Record historique de plus de 10 milliards d’euros en 2019
| Année | Investis- sements fixes | Investis- sements mobiles | Total investis- sements |
|---|---|---|---|
| 2010 | 4,4 | 2,1 | 6,5 |
| 2011 | 5,0 | 2,3 | 7,3 |
| 2012 | 4,9 | 2,5 | 7,4 |
| 2013 | 4,7 | 2,6 | 7,3 |
| 2014 | 4,7 | 2,4 | 7,1 |
| 2015 | 5,5 | 2,3 | 7,8 |
| 2016 | 6,2 | 2,7 | 8,9 |
| 2017 | 6,6 | 3,0 | 9,6 |
| 2018 | 7,0 | 2,8 | 9,8 |
| 2019 | 7,8 | 2,6 | 10,4 |
- + 7,2 milliards d’euros d’achats de fréquence sur la période. 0,9 en 2010. 0,9 en 2011. 2,6 en 2012. 2,8 en 2015.
- + 2,8 milliards d’euros en 2020 pour la 5G.
Source : Arcep. [1] Investissement hors achats de fréquences mobiles de tous les opérateurs de services de télécommunications en France.
Le champion des investissements privés
Poids des investissements1 du secteur télécoms vs autres secteurs. France, 2015-2019, moyenne annuelle sur 5 ans, milliards d’euros.
- Autoroutes : 1,5 ;
- Réseau ferré : 5,0 ;
- Transport et distribution d’électricité : 5,9 ;
- Télécoms : 9,2.
10,4 milliards en 2019. Pour la première fois, en 2019, les investissements dans les infrastructures télécoms ont franchi le seuil des 10 milliards d’euros. Équivalents aux investissements suivants, chaque année :
- 2 334 éoliennes (x 2 vs. parc actuel) ;
- 89 Airbus A 320 Neo (prix catalogue) ;
- 6 lignes Charles de Gaulle Express (soit un quart du Grand Paris Express) ;
- 684 collèges.
Source : Entreprises, Recherches documentaires, analyse Arthur D. Little. [1] Télécoms : chiffres Arcep (hors achat de fréquences) ; Électricité et Enedis ; Réseau Ferré de France (RFF) ; Autoroutes : Association des Sociétés Françaises d’Autoroutes ASFA (Société des autoroutes du Nord et de l’Est de la France Sanef, Société des autoroutes Paris-Normandie SAPN, Autoroutes du Sud de la France ASF…).
Un effort des opérateurs français inédit en Europe
| Pays | CAPEX/Habitant | Pourcentage |
|---|---|---|
| France | 133 €/hab. | 22 % |
| Royaume-Uni | 121 €/hab. | 12 % |
| Allemagne | 107 €/hab. | 19 % |
| Italie | 90 €/hab. | 20 % |
| Espagne | 75 €/hab. | 15 % |
Un rythme de déploiement de la fibre unique en Europe
| Pays | En % des foyers | Nombre de locaux (en millions) |
|---|---|---|
| France | 12 % | 3,5 M |
| Royaume-Uni | 2 % | 1,9 M |
| Allemagne | 8 % | 1,5 M |
| Italie | 7 % | 1,4 M |
| Espagne | 5 % | 1,0 M |
Source : Rapport annuel, analyse Arthur D. Little. [1] Chiffre d’affaires, CAPEX (capital expenditure) et EBITDA (Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation, and Amortization, en français : Bénéfice Avant Intérêts, Impôts, Dépréciation et Amortissement, BAIIDA) des opérateurs télécoms ayant une part de marché fixe ou mobile supérieur à 10 %. [2] Locaux déployés entre septembre 2018 et septembre 2019.
3. Des réseaux de qualité déployés à un rythme accéléré
Déploiement des réseaux fixes
Déploiement du très haut débit | Généralisation du très haut débit | Locaux éligibles à une offre très haut débit1, en millions de locaux :
- 2ème trimestre 2017 : 16,8 (32 % des locaux éligibles) ;
- 2ème trimestre 2020 : 26,1 (48 % des locaux éligibles), soit + 16 % par an ;
- + 4,8 millions de locaux raccordés au FttH en 2019 (+ 400 000 locaux/mois)
| Date | Zones très denses | AMII³ | RIP² | Total |
|---|---|---|---|---|
| 2ème trimestre 2017 | 4,5 (53 %) | 3,4 (40 %) | 0,7 (8 %) | 8,6 |
| 2ème trimestre 2020 | 6,0 (29 %) | 10,5 (51 %) | 4,3 (21 %) | 20,8 (+34% par an) |
Source : Arcep, opérateurs, Analyse Arthur D. Little. [1] Consommation par carte active 4G. [2] Zones moins denses – Initiative publique. [3] Zones moins denses – Initiative privée.
Déploiement des réseaux mobiles
| Année | Nombre d’antennes 4G mises en service en métropole | Nombre d’antennes 5G autorisées en métropole |
|---|---|---|
| Déc. 2012 | Moins de 1 000 | Ø |
| Déc. 2013 | Environ 11 000 | Ø |
| Déc. 2014 | Environ 19 000 | Ø |
| Déc. 2015 | Environ 25 000 | Ø |
| Déc. 2016 | Environ 38 000 | Ø |
| Déc. 2017 | Environ 51 000 | Ø |
| Déc. 2018 | Environ 65 000 | Ø |
| Déc. 2019 | Environ 70 000 | Ø |
| Déc. 2020 | 83 840 (2) | 17 596 (2) |
Source : Observatoire de l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR). (1) Expérimentations. (2) Chiffres au 1er décembre 2020.
| Date | Nombre de cartes SIM 4G | Consommation de données 4G (1) Moyenne mensuelle |
|---|---|---|
| 2ème trimestre 2017 | 37 millions | 4,6 Go |
| 2ème trimestre 2020 | 57 millions | 10,2 Go (+30% par an) |
10,2 Go = Équivalent à 375 heures de streaming de musique ou 10 heures de streaming vidéo.
Source : Arcep, opérateurs, analyse Arthur D. Little. [1] Consommation par carte active 4G.
4. Des prix historiquement bas
La France a les prix les plus bas des grands pays occidentaux
Comparaison des offres fixe et mobile d’opérateurs leaders. Sélection de pays, septembre 2020, euros TTC/mois.
| Pays | Prix Forfait Fixe | Prix Forfait Mobile | Prix d'1 Go (Mobile) |
|---|---|---|---|
| Pologne | 15 € | 14 € | 0,17 € |
| France | 25 € | 14 € | 0,28 € |
| Italie | 30 € | 17 € | 0,17 € |
| Royaume-Uni | 31 € | 22 € | 0,44 € |
| Espagne | 44 € | 36 € | 0,36 € |
| Allemagne | 45 € | 45 € | 0,75 € |
| États-Unis | 94 € | 68 € | 1,36 € |
Hors promotions, hors frais de connexion. Par pays, sélection du forfait le plus compétitif en termes de prix au sein des opérateurs possédant supérieur à 10 % de part de marché.
Source : Sites opérateurs, analyse Arthur D. Little. [1] Offres triple play uniquement ; téléphonie illimitée au moins vers les fixes ; Internet haut-débit illimité via xDSL ou fibre ; télévision incluse, hors packs additionnels ; opérateurs dont la part de marché est supérieur à 10 % hors promotions. [2] Appels illimités (quand disponible sinon supérieur à 500 minutes), SMS/MMS illimités, Internet au moins 50 Go ; offres sans terminal, offres sans engagement quand disponible ; opérateurs dont la part de marché est supérieur à 10 %.
Les télécoms sont le seul secteur régulé à avoir baissé ses prix
| Secteur / Année | 2010 | 2019 |
|---|---|---|
| Services télécoms | 100 | 60 |
| Inflation | 100 | 110 |
| Transport ferroviaire de voyageurs | 100 | 116 |
| Gaz de ville | 100 | 136 |
| Électricité | 100 | 141 |
| Services postaux | 100 | 150 |
Source : INSEE, analyse Arthur D. Little.
5. Une fiscalité pénalisante
Des conditions de concurrence inéquitables avec les géants de l’Internet
| Catégorie | 2014 | 2019 | Variation |
|---|---|---|---|
| Opérateurs télécoms (Bouygues Telecom, Orange, SFR, Iliad Free, Euro-Information Telecom) | 3,3 % | 6,5 % | + 3,2 points |
| Fabricants de terminaux (Samsung, Apple, Huawei, Xiaomi, Sony) | 0,8 % | 0,3 % | – 1 point |
| Équipementiers réseaux (Nokia Siemens Networks, IBM, Cisco, Ericsson, Equinix, Nokia Networks) | 3,9 % | 2,9 % | – 0,5 point |
| Fournisseurs de contenus (France Télévisions, TF1, M6, Canal+, Netflix) | 5,4 % | 3,4 % | – 2,1 points |
| Acteurs Internet (Google, Amazon, Facebook, Microsoft, Yahoo!) | 0,9 % | 0,3 % | – 0,6 point |
Les montants payés en impôts restent constants alors que les revenus estimés augmentent.
Source : Diane, rapports annuels, analyse Arthur D. Little. [1] Impôt sur les sociétés et impôts, taxes et versements assimilés – hors amendes, accords, redressements payés par les acteurs Internet entre 2018 et 2020. [2] Chiffre d’affaires déclaré en France ou recherche documentaire. [3] Données redressées pour prendre en compte le chiffre d’affaires effectif estimé des acteurs internationaux en France.
Le poids de la fiscalité spécifique
Fiscalité spécifique (en millions d’euros). Consolidation des taxes et redevances sectorielles payées par les opérateurs de la Fédération Française des Télécoms (Bouygues Telecom, Euro-Information Telecom, Orange et SFR).
- IFER cuivre : 399 millions d’euros ;
- Fréquences + FH : 206 millions d’euros ;
- Copie privée : 89,5 millions d’euros ;
- IFER antennes : 197 millions d’euros ;
- VOD : 4 millions d’euros ;
- TOCE (France TV) : 197 millions d’euros ;
- COSIP (CNC) : 133,5 millions d’euros.
6. Les télécoms françaises toujours sous tension
Pression continue sur les revenus malgré l’effort d’investissement croissant
| Catégorie | Valeur en 2019 | Croissance annuelle moyenne 2010-2019 | Croissance annuelle moyenne 2018-2019 |
|---|---|---|---|
| Effort d’investissement¹ | 201 | 8,1 % | 1 % |
| Investissements opérateurs² (hors achats de fréquences) | 163 | 5,6 % | 1 % |
| Emplois secteur⁴ | 83 | – 2,2 % | – 1 % |
| Chiffres d’affaires⁵ | 81 | – 1 % | – 1 % |
| Emplois directs opérateurs³ | 82 | – 1 % | – 1 % |
Source : Arcep, DARES, Insee, analyse Arthur D. Little. [1] Effort d’investissement : investissements des opérateurs (hors achat de fréquences) / revenus des opérateurs. [2] Chiffres Arcep provisoires pour l’année 2019. [3] Chiffres Arcep. [4] Chiffres Arcep comprenant une partie des emplois indirects. [5] Chiffres Arcep provisoires pour l’année 2019 correspondants au revenu perçu auprès du client final.
7. L’Europe numérique stagne dans un marché mondial en pleine croissance
L’Europe distancée par les champions américains et asiatiques
| Année | Europe | Amérique du Nord | Asie | Autres (3) | Total |
|---|---|---|---|---|---|
| 2010 | 467 | 1 039 | 1 090 | 67 | 2 663 |
| 2011 | 478 | 1 211 | 1 150 | 73 | 2 912 |
| 2012 | 440 | 1 347 | 1 258 | 76 | 3 121 |
| 2013 | 419 | 1 404 | 1 335 | 78 | 3 236 |
| 2014 | 412 | 1 443 | 1 435 | 84 | 3 374 |
| 2015 | 458 | 1 526 | 1 551 | 88 | 3 622 |
| 2016 | 485 | 1 629 | 1 619 | 93 | 3 826 |
| 2017 | 489 | 1 789 | 1 763 | 94 | 4 135 |
| 2018 | 494 | 2 058 | 1 920 | 93 | 4 566 |
| 2019 | 512 | 2 221 | 1 971 | 92 | 4 795 |
| Croissance annuelle (moyenne) 2010-2019 | +1% | +9% | +7% | +3% | Ø |
| Croissance annuelle 2018-2019 | +3% | +8% | +3% | -1% | Ø |
Source : Thomson Reuters Eikon, analyse Arthur D. Little. [1] Panel de 180 entreprises : par secteur, sélection par leur Chiffre d’affaires des entreprises du top 30 en 2019. [2] Euros constants 2019. [3] Inclus les acteurs des top 30 hors Asie, Amérique du Nord et Europe (uniquement Océanie, Moyen-Orient, Afrique et Amérique du Sud).
Une capitalisation boursière en berne en Europe en 2019, faute de croissance
| Année | Europe | Amérique du Nord | Asie | Autres (3) | Total |
|---|---|---|---|---|---|
| 2010 | 313 | 337 | 428 | 130 | 1 208 |
| 2011 | 287 | 361 | 434 | 116 | 1 197 |
| 2012 | 247 | 413 | 454 | 125 | 1 239 |
| 2013 | 340 | 495 | 547 | 140 | 1 521 |
| 2014 | 317 | 557 | 567 | 151 | 1 592 |
| 2015 | 344 | 581 | 597 | 148 | 1 670 |
| 2016 | 325 | 753 | 595 | 153 | 1 826 |
| 2017 | 313 | 760 | 621 | 149 | 1 843 |
| 2018 | 260 | 679 | 609 | 145 | 1 693 |
| 2019 | 247 | 869 | 626 | 157 | 1 898 |
| Croissance annuelle (moyenne) 2010-2014 | +0% | +13% | +7% | +4% | Ø |
| Croissance annuelle 2014-2018 | -5% | +5% | +2% | -1% | Ø |
Une perte de valeur boursière des opérateurs européens depuis 10 ans.
Source : Thomson Reuters Eikon, analyse Arthur D. Little. [1] Nationalité selon la localisation du siège social. [2] Panel de 180 entreprises : par secteur, sélection par leur Chiffre d’affaires des entreprises du top 30 en 2019. [3] Euros constants 2019. [4] Inclus les acteurs des top 30 hors Asie, Amérique du Nord et Europe (uniquement Océanie, Moyen-Orient, Afrique et Amérique du Sud).
8. Les télécoms et l’environnement
Un impact environnemental maîtrisé des réseaux télécoms
Émissions de GES1 des opérateurs français et trafic Internet | Émissions liées aux réseaux télécoms (hors émissions liées aux contenus Internet et aux terminaux) | Les gaz à effet de serre (GES) des réseaux des opérateurs représentent 0,4 % des émissions de GES totales en France.
Source : Observatoire T2 2020 de l’Arcep, Arcep Note n° 5 « L’empreinte carbone du numérique » : Cisco VNI, analyse Arthur D. Little. [1] GES : gaz à effet de serre (dioxyde de carbone CO2, méthane CH4, oxyde nitreux N2O, hexafluorure de soufre SF6, hydrofluocarbures (HFC) et perfluocarbures (PFC)). [2] Estimation de trafic fixe selon les données de CISCO VNI et extrapolation de la tendance 2015-2017 sur 2018 et 2019 ; Trafic Internet mobile selon les données de l’Arcep ; Estimation des émissions GES des opérateurs selon l’Arcep et des données RSE opérateurs pour 2018 et 2019. [3] D’après les émissions directes en GES déclarées par les quatre opérateurs télécoms nationaux français.
Évolution de l’efficacité énergétique par secteur. France, base 100, 2015 – 20125E1 | Les réseaux télécoms absorbent 0,8 % de la consommation d’électricité en France en 2020.
- Voiture en L/100 km Réduction de 2 % entre 2015 et 2020² ;
- Aérien en L Kérosène / Passager / 100 km Réduction de 6 % entre 2015 et 20204;
- Fret routier en L / Tonne / 100 km Réduction de 7 % entre 2015 et 2020³ ;
- Réseaux fixes en kWh/Go divisé par 3 entre 2015 et 2020 ;
- Réseaux mobiles en kWh/Go divisé par 7 entre 2015 et 2020.
Source : Rapport 2019 du Comité des constructeurs français d’automobiles, Baromètre Observatair 2019 de la FNAM, analyse Arthur D. Little. [1] Estimation sur 2020-2030 en projetant, de façon linéaire, la tendance 2015-2020 sur 2020-2025. [2] D’après CCFA : 6,5 L/100 km en 2019 vs 6,6 L/100 km en 2014 (voitures particulières, tout type de carburant). [3] D’après CCFA : estimations à partir des données de consommation / 100 km par poids lourd et de la charge moyenne par poids lourd. [4] d’après Observatair : 3,4 L pour 100 km par passager en 2019 contre 3,5 L en 2014.
Des actions concrètes prises par les opérateurs
- Réseau fixe : fibre | Consommation énergétique des lignes Internet fixe divisée par 3 grâce à la fibre | Consommation annuelle moyenne par ligne en kWh | ADSL (16), Fibre (5), soit une division par 3 ;
- Réseau mobile : 5G | Consommation énergétique des réseaux mobiles divisée par 20 d’ici 2030 | Consommation électrique en kWh/Go | 2G = 37 kWh/Go ; 3G = 2,9 kWh/Go ; 4G = 0,6 kWh/Go ; 5G = 0,06 kWh/Go, soit une division par 500 entre la 2G et la 5G ;
- Box Internet | Un effort d’efficacité qui a permis une baisse de 20 %3 de la consommation du parc de box | Consommation électrique en W/h1. France – 2016-2019 | Sélection de boix en 2016 (7,3 – 11,6) ; Nouvelles box mises sur le marché en 2019 (6,6 – 8,0), soit une diminution de 10 à 40 % de la consommation électrique ;
- Terminaux mobiles | Un effort croissant de recyclage des terminaux | Mobiles recyclés par les opérateurs de la FFTélécoms | Volumes en cumulé France – 2016-2019, en millions | 2016 (1,35) ; 2017 (2,87) ; 2018 (4,35) et 2019 (5,452).
Source : Arcep Note n° 5 « L’empreinte carbone du numérique », Communiqué de presse Orange, analyse Arthur D. Little. [1] En mode veille, avec maintien de la connexion Internet. [2] Le nombre de mobiles repris/recyclés représente 18,2 % des mobiles neufs mis en marché depuis 2016. [3] Estimations du Conseil général de l’économie : passage d’une consommation de 4,9 TWh en 2015 à 3,9 TWh en 2019.
Les télécoms sont l’une des solutions aux défis environnementaux
- Un catalyseur d’économie d’émissions de GES Monde, 2018, Mt eqCO2 | D’après GSMA : Émissions liées au secteur mobile = 220 Mt eqCO2 émis (économies x10) è Économies d’émissions permises par le secteur mobile = – 2 136 Mt eqCo2 économisés | Par secteur : Mobilités (- 644) ; Travail, vie, santé (- 828) ; Agriculture (- 55) ; Énergie (- 159) ; Immobilier (- 210) ; Manufacturing (- 240) | 1 gramme d’eqCO2 émis par le secteur mobile permet d’économiser 10 g eqCO2 dans les autres secteurs ;
- Exemple du télétravail | Émissions1 GES directes, moyenne par jour travaillé, gramme eqCO2 | D’après l’ADEME (Agence de la transition écologique) : Émissions liées à la visioconférence = 11,40 Mt eqCO2 émis (économies x100) è Impact direct du télétravail : -1 188,6 Mt eqCO2 économisés | jour télétravaillé permet d’économiser 1 200 g eqCO2 avec un surcoût d’émission de seulement 12 g sur les réseaux télécoms.
Source : GSMA, « The Enablement Effect », ADEME 2020. Étude sur la caractérisation des effets rebonds induits par le télétravail, analyse Arthur D. Little. [1] Émissions moyennes par personne exerçant une activité professionnelle et par an, liées aux trajets domicile-travail. [2] Estimation d’économie basée sur l’estimation de l’ADEME.
L’effort soutenu des télécoms doit être amplifié par les autres acteurs de l’écosystème numérique
Empreinte carbone du numérique en France sur la base des estimations du scénario central du rapport du Sénat – Juin 2020.
- Équipements connectés2 | 10% en 2020 | Empreinte carbone liée aux terminaux x 2 d’ici 2040 ;
- Data centers | 3% en 2020 | Un modèle cloud global des GAFA à forts impacts environnementaux ;
- Réseaux télécoms | 2% en 2020 = Part du numérique dans l’empreinte carbone de la France | 6,7% en 2040 = Augmentation liée à la production des équipements connectés et à la croissance de contenu des acteurs internet.
La hausse de 60 % des émissions du secteur numérique d’ici 2040 est essentiellement liée aux data centers et aux terminaux (86 % des émissions des équipements connectés2 sont dus à leur production1)
Source : Rapport 2019/2020 de la mission d’information sur l’empreinte environnementale du numérique au Sénat, analyse Arthur D. Little. [1] Production des équipements connectés majoritairement en Asie du Sud-Est, avec une haute intensité carbone de l’électricité (213,8 g CO2eq/kWh en moyenne vs 57,1 g CO2eq/kWh en France). [2] Smartphones, ordinateurs, imprimantes, écrans d’ordinateur, tablettes, téléviseurs, box, consoles de jeux, casques de réalité virtuelle, enceintes connectées, écrans publicitaires et modules de connexion IoT.
Responsabilité | Transparence | Écoute | Respect | Innovation | Fédération Française des Télécoms. 11-17 rue de l’Amiral Hamelin 75116 Paris | www.telecoms.org.
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Retrouvez l’étude 2020 d’Arthur D. Little sur l’économie des Télécoms : messages clés et analyses sur l’écosystème numérique mondial et français.
L’étude du cabinet de conseil Arthur D. Little édition 2020 met à jour les indicateurs économiques sur le marché des Télécoms. Vous trouverez les messages clés, les analyses sur l’écosystème numérique mondial et celui de la France.
Document | Étude Arthur D. Little 2020 sur l’économie des télécoms :
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La Fédération Française des Télécoms (FFTélécoms) publie à l’occasion du colloque « Numérique et environnement : faisons converger les transitions » organisé le 8 octobre 2020 à Bercy, le sondage « Le numérique face aux enjeux environnementaux » réalisé par Harris Interactive.
Images | Infographie « Le numérique face aux enjeux environnementaux » :
Transcription de l’infographie :
Le numérique face aux enjeux environnementaux. Logo de la Fédération Française des Télécoms et Harris Interactive, a toluna company.
L’environnement, un enjeu prioritaire pour les Français :
- 93% indiquent que l’environnement est un sujet important pour eux ;
- 91% affirment être attentifs à l’environnement dans leur vie quotidienne ;
- 90% souhaitent en faire encore davantage.
Le secteur numérique : un potentiel d’innovation aux yeux des Français pour agir en faveur de l’environnement :
- 84% des Français estiment que le secteur du numérique a un rôle important à jouer en faveur de l’écologie ;
- Mais seulement 44% estiment qu’il est aujourd’hui respectueux de l’environnement ;
- 70% des Français considèrent que le développement de nouvelles technologies permet de faire face aux enjeux environnementaux.
Les 3 principaux apports du numérique en faveur de l’écologie :
- 82% | L’information à propos des bons gestes à adopter ;
- 81% | La réduction des déplacements physiques ;
- 81% | La technologie nécessaire au développement des nouvelles économies (circuits courts, économie circulaire, économie de partage…)
Des Français prêts à adopter les gestes numériques favorisant la protection de l’environnement :
Pour faire un geste en faveur de l’environnement, les Français pourraient envisager de :
- 90% | Vider régulièrement leur boîte mail ;
- 88% | Acheter des appareils économes en énergie ;
- 88% | Recycler leur matériel informatique dans un point de collecte dédié ;
- 85% | Privilégier les appareils multifonction ;
- 85% | Désinstaller les logiciels dont ils ne se servent pas.
Lorsqu’ils jettent un équipement numérique, les Français le font prioritairement :
- 29% en déchetterie ou lui offrent une seconde vie (recyclage, don, vente) ;
- Seuls 8% reconnaissent le jeter à la poubelle ou le déposer sur le trottoir.
23% indiquent avoir acheté un équipement numérique d’occasion au cours des 12 derniers mois ;
55% principalement en ligne. Contre 28% en boutique ; 14% auprès d’une structure de réemploi et 3% d’une autre manière.
Méthodologie : Enquête réalisée par Harris Interactive en ligne du 24 au 28 septembre 2020. Échantillon de 1 034 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).
Category: Études et publications
La Fédération Française des Télécoms a lancé un guide pratique destiné aux parents pour accompagner et protéger leurs enfants sur internet. Contrôle parental, vie privée, achats en ligne, cyberharcèlement, “fake news”… découvrez tous nos conseils dans notre 3ème édition du guide pratique avec une interview de Cédric O, Secrétaire d’État chargé du Numérique.
Grâce aux outils numériques et l’accès à Internet, votre enfant peut accéder à de nombreux contenus qui lui permettent de communiquer, s’éduquer, se cultiver et se divertir. Il peut également être confronté à des contenus inadaptés, choquants, dégradants, voire se mettre lui-même en danger.
Les parents sont les premiers éducateurs de l’enfant. Ils ont un rôle essentiel de prévention des risques et d’accompagnement de l’enfant vers l’autonomie. C’est pourquoi, le dialogue régulier est nécessaire avec votre enfant pour qu’il reste vigilant.
Vous pouvez aussi prendre des mesures simples pour mieux encadrer ses usages en ligne et l’aider à mieux maîtriser ce monde numérique.
Pour vous accompagner, les opérateurs télécoms ont mis en place des outils et des actions spécifiques (guides, partenariats…). Des acteurs de la parentalité et de la protection de l’enfance tels que les associations, notamment familiales, experts, institutions sont aussi là pour vous orienter.
Document | Guide pratique “Internet : comment accompagner & protéger votre enfant” (version 2019) :
CONSULTER LE GUIDE PRATIQUE (PAGES SIMPLE – 947 KB)
CONSULTER LE GUIDE PRATIQUE (PAGES DOUBLE – 1 MB)
Internet : comment accompagner & protéger votre enfant.
Grâce aux outils numériques et l’accès à internet, votre enfant peut accéder à de nombreux contenus qui lui permettent de communiquer, s’éduquer, se cultiver et se divertir. Il peut également être confronté à des contenus inadaptés, choquants, dégradants, voire se mettre lui-même en danger. Les parents sont les premiers éducateurs de l’enfant. Ils ont un rôle essentiel de prévention des risques et d’accompagnement de l’enfant vers l’autonomie. C’est pourquoi, le dialogue régulier est nécessaire avec votre enfant pour qu’il reste vigilant. Vous pouvez aussi prendre des mesures simples pour mieux encadrer ses usages en ligne et l’aider à mieux maîtriser ce monde numérique. Pour vous accompagner, les opérateurs télécoms ont mis en place des outils et des actions spécifiques (guides, partenariats…). Des acteurs de la parentalité et de la protection de l’enfance tels que les associations, notamment familiales, experts, institutions sont aussi là pour vous orienter.

© Photo : Gézélin Grée / Minefi.
Interview de Cédric O, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances et du ministre de l’Action et des comptes publics, chargé du Numérique.
La Fédération Française des Télécoms accompagne les adolescents aux dangers sur internet avec notamment la mise en place d’ateliers. Les jeunes sont ainsi invités grâce à des serious game à réfléchir aux risques liés au cyberharcèlement. Que pensez-vous de ce type d’actions concrètes ?
Les enfants et les adolescents sont beaucoup plus sensibles et vulnérables que n’importe qui d’autre face au cyberharcèlement, aux propos injurieux et haineux. Il est essentiel que, dès le plus jeune âge, ils soient informés sur les opportunités offertes par internet pour communiquer, s’informer, s’éduquer et se cultiver mais aussi sur les risques de se trouver confronté à des contenus inappropriés et sur les outils à sa disposition pour réagir.
Cette sensibilisation passe aussi, en grande partie, par l’éducation. Malheureusement, les parents ne sont pas toujours eux-mêmes conscients des dangers auxquels leurs enfants peuvent être confrontés en ligne. Quelques solutions techniques existent pour limiter l’accès aux contenus inappropriés, au moyen de dispositif dits de « contrôle parental ». Mais nous devons aussi donner aux parents des clés pour détecter des dangers plus insidieux, tels que le cyberharcèlement, et leur permettre de réagir de manière appropriée. Parents et enfants doivent savoir qu’ils ne sont pas seuls et que des solutions existent face à ces difficultés.
Nous avons récompensé lors du Prix Télécoms Innovations 2017 une ressource qui permet aux jeunes d’être sensibilisés aux infox. L’idée est de leur donner les bons réflexes pour qu’ils apprennent à vérifier une source, qu’ils exercent leur esprit critique face à une information. Quelles sont selon vous les actions à mener sur cette thématique ?
La manipulation de l’information constitue un défi pour nos démocraties, face auquel nous avons lancé des actions, notamment pour promouvoir une plus grande transparence sur les plateformes. Mais sur un sujet aussi complexe, intimement lié à nos valeurs démocratiques et nos libertés publiques, l’État ne peut agir seul. La sensibilisation de nos concitoyens et l’éducation aux médias dès le plus jeune âge constituent les principales solutions face à ce phénomène multiforme. C’est pourquoi toutes les actions en ce sens sont précieuses, à l’école mais aussi en ligne, via des actions visant à valoriser l’information fiable. Le rôle de la société civile est déterminant en la matière. Le Ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, est pleinement mobilisé sur ce sujet, au côté de la communauté éducative. J’ajoute que je pense que les médias eux-mêmes doivent s’emparer du sujet : il en va de leur crédibilité et de leur survie. Le journalisme est aujourd’hui une profession décriée, alors que la presse en générale est vitale au bon fonctionnement de nos démocraties.
Le numérique, bien utilisé, est une formidable opportunité pour notre jeunesse, quel est le message comme nouveau Ministre, chargé du Numérique, que vous voulez porter aux jeunes ?
Il y a 30 ans, Tim Berners-Lee inventait le « World Wide Web », un espace décentralisé, ouvert et conçu pour que ses utilisateurs se connectent les uns aux autres. Cette invention incroyable nous a permis de créer, d’échanger, de donner une voix au plus grand nombre. Le numérique est, originellement, symbole de la liberté : la liberté d’expression, la liberté de penser, la liberté d’entreprendre, la liberté d’innover. Il permet aux jeunes, de s’exprimer, d’entreprendre, de s’émanciper. Ma conviction est que, pour être vu comme un progrès, le numérique doit être bénéfique à tous et qu’il doit être, une chance pour chaque Français. Que sur Internet, tout citoyen trouve un service public simple et accessible, qui facilite la vie de chacun. Que l’économie numérique permette à nos talents, de s’exprimer, d’innover pour créer les emplois de demain. Mon rôle et celui du gouvernement est également d’accompagner les parents : qu’ils soient rassurés sur la manière dont leurs enfants sont protégés en ligne. Que le « web » renoue avec l’esprit de ses origines : un moyen de se rapprocher, de créer du lien et non un vecteur de haine ou d’intimidation. J’invite chacun à partager cette ambition. L’Internet de demain doit se construire ensemble. État, réseaux sociaux, citoyens : nous devons nous mobiliser pour que la bienveillance et le lien social priment et soient vecteurs de partage de connaissance, d’épanouissement personnel et d’émancipation collective.
Les conseils.
Psychiatre, docteur en psychologie, membre de l’Académie des technologies, chercheur associé à l’Université Paris VII Denis Diderot (CRPMS), Serge Tisseron a imaginé les repères « 3-6-9-12 » comme une façon de répondre aux questions les plus pressantes des parents et des pédagogues.

© Photo : Alexandre Marchi.
À chaque âge correspond une utilisation adaptée.
Avant 3 ans :
- Jouer avec votre enfant est la meilleure façon de favoriser son développement.
- Je préfère les histoires lues ensemble à la télévision et aux DVD.
- La télévision allumée nuit aux apprentissages de votre enfant même s’il ne la regarde pas.
- Jamais de télé dans la chambre.
- J’interdis les outils numériques pendant le repas et avant le sommeil. Je ne les utilise jamais pour calmer mon enfant.
De 3 à 6 ans :
- Je fixe des règles claires sur les temps d’écran.
- Je respecte les âges indiqués pour les programmes.
- La tablette, la télévision et l’ordinateur, c’est dans le salon, pas dans la chambre.
- J’interdis les outils numériques pendant le repas et avant le sommeil. Je ne les utilise jamais pour calmer mon enfant.
- Jouer à plusieurs, c’est mieux que seul.
De 6 à 9 ans :
- Je fixe des règles claires sur le temps d’écrans, et je parle avec lui de ce qu’il y voit et fait.
- La tablette, la télévision et l’ordinateur, c’est dans le salon, pas dans la chambre.
- Je paramètre la console de jeux.
- Je parle du droit à l’intimité, du droit à l’image, et des 3 principes d’Internet.
De 9 à 12 ans :
- Je détermine avec mon enfant l’âge à partir duquel il aura son téléphone mobile.
- Il a le droit d’aller sur Internet, je décide si c’est seul ou accompagné.
- Je décide avec lui du temps qu’il consacre aux différents écrans.
- Je parle avec lui de ce qu’il y voit et fait.
- Je lui rappelle les 3 principes d’Internet.
Après 12 ans :
- Mon enfant « surfe » seul sur la toile, mais je fixe avec lui des horaires à respecter.
- Nous parlons ensemble du téléchargement, des plagiats, de la pornographie et du harcèlement.
- La nuit, nous coupons le Wi-Fi et nous éteignons les mobiles.
- Je refuse d’être son « ami » sur Facebook.
Sur Internet :
- Tout ce que l’on y met devient accessible à tous ;
- Tout ce que l’on y met y restera définitivement ;
- Il ne faut pas croire tout ce que l’on y trouve.
Activer le contrôle parental.
Les opérateurs télécoms, comme les moteurs de recherche, les fournisseurs de systèmes d’exploitation, d’anti-virus, ou encore les supports comme les consoles de jeux et les smartphones permettent tous l’installation de solutions de contrôle parental variées et adaptées à chaque écran (mobile, tablette, ordinateur, TV).
Le contrôle parental est un moyen facile de vous assurer que votre enfant n’accédera pas à des contenus inadaptés.
Variant selon le système employé et le terminal utilisé, les outils de contrôle parental permettent généralement de :
- créer des profils en fonction de l’âge de l’utilisateur ;
- prédéterminer les créneaux horaires et la durée sur lesquels votre enfant peut accéder à internet ;
- définir le type de contenus, sites et applications autorisés…
Dans tous les cas, l’efficacité du contrôle parental dépend de son paramétrage et des restrictions choisies.
Il est aussi possible de mettre des filtres parentaux sur les moteurs de recherche fréquemment utilisés par l’enfant/ado. Activable depuis la rubrique paramètres.
Un outil simple et pratique.
Les opérateurs télécoms membres de la Fédération, proposent des solutions de contrôle parental et délivrent des conseils pour aider les parents à accompagner leurs enfants dans leur utilisation d’internet.
D’un clic sur l’horaire ou le jour de votre choix, vous autorisez ou bloquez l’heure ou la journée correspondante.
- En vert, avec un « verrou ouvert » : le contrôle parental est désactivé, l’accès à Internet est autorisé.
- En gris, avec un « verrou fermé » : le contrôle parental est activé, l’accès à Internet est restreint. Si un équipement « restreint » souhaite accéder à Internet, le mot de passe que vous avez renseigné sera demandé. Pensez à le garder.
Encadrer l’usage.
- Adapter le temps passé en ligne à chaque âge, afin notamment, de consacrer du temps à d’autres activités.
- Fixer avec votre enfant des règles sur le temps maximal consacré chaque jour, mais aussi les moments autorisés, quel que soit le type d’écran (TV, console de jeux, mobile, tablette, ordinateur).
- Privilégier des plateformes adaptées aux enfants. Pour vous aider il existe des annuaires dédiés (par exemple www.sitespourenfants.com).
- Utiliser un lieu ouvert lorsque votre enfant visionne un contenu (pas seul dans sa chambre, mais dans un lieu ouvert en présence de ses parents).
- Mettre en place des moments de « partage numérique » en famille qui sont des occasions d’échanges autour de cette expérience commune.
Dès le plus jeune âge.
Échanger régulièrement avec votre enfant sur ses activités en ligne est le meilleur moyen pour qu’il ait le réflexe de vous alerter s’il rencontre un problème avec un contenu qu’il visionne ou qu’il publie.
Il s’agit d’ouvrir une discussion sur ce qu’il a pu ressentir en visionnant tel ou tel contenu. Mettre des mots sur ses émotions et échanger sur les contenus qui peuvent l’interpeller.
Enfin, en tant qu’adulte, il est important de prendre du recul face à ses propres attitudes et usages numériques, une dose de bon sens et un soupçon d’exemplarité vous aideront sans aucun doute à accompagner au mieux vos enfants dans ces univers.
Lorsque votre enfant grandit.
Il est en mesure de publier des contenus (photos, textes, vidéos…). Il est nécessaire de lui faire prendre conscience que ce qu’il poste ou publie ne lui « appartient plus » et devient accessible à tout le monde.
Les dangers.
Les sites choquants pour vos enfants.
Si votre enfant ou/et vous-même êtes confronté(s) à des contenus incitant ou faisant l’apologie du terrorisme, incitant à la haine, ou à des contenus pédopornographiques, il est primordial de les signaler aux autorités publiques.
Qu’est-ce qu’un contenu illégal ?
Il peut s’agir de pédopornographie, de pornographie lorsque celle-ci est accessible aux mineurs, de sites incitant des mineurs à se livrer à des jeux les mettant physiquement en danger, de violence, de contenus extrémistes, racistes, antisémites, homophobes ou faisant l’apologie du terrorisme…
Le signalement peut se faire de manière anonyme sur :
- Internet-signalement.gouv.fr (le portail officiel de signalement des contenus illicites de l’internet).
- Les réseaux sociaux, disposent en général d’un moyen de signalement de contenus illicites.
- Signalement.fftelecoms.org (la page de signalement de la Fédération).
Sur ces sites de signalement, il existe des formulaires dédiés qui vous permettent d’indiquer simplement l’adresse URL du contenu qui pose problème, et d’effectuer votre signalement en quelques clics. N’envoyez pas de captures d’écran mais soyez le plus précis possible dans votre description afin que les enquêteurs disposent de toute l’information utile. Si vous le souhaitez, vous pourrez renoncer à l’anonymat lors de votre signalement afin d’être recontactés par les services de police ou de gendarmerie, si nécessaire.
Le cyberharcèlement.
Votre enfant pourrait être victime de harcèlement d’internautes, connus ou non, qui, par leurs commentaires ou leurs vidéos, chercheraient à lui nuire.
Soyez vigilant à tout changement de comportement brutal de votre adolescent car le cyberharcèlement peut mener aux pires extrémités notamment chez les plus jeunes. Sachez que le cyberharcèlement est puni par la loi ; il est possible de porter plainte contre le ou les auteurs du harcèlement quel que soit leur âge et vous pouvez demander le retrait des contenus à l’éditeur du site ou du service. En cas de harcèlement scolaire, il faut prévenir immédiatement la direction de l’établissement.
Enfin, votre enfant peut aussi avoir connaissance de telles situations. Il ne doit ni relayer les commentaires ou vidéos ni les garder sous silence.
Si vous êtes confrontés (vous ou parents + enfants) au harcèlement, vous pouvez aussi consulter le site du Ministère de l’Éducation nationale « Non au harcèlement », qui a mis en place un numéro dédié, le 3020 (service et appel gratuits) ou appeler la ligne d’écoute « Net Ecoute » au 0800 200 000 (appels gratuits).
Ateliers autour d’un serious game.
La FFTélécoms organise en partenariat avec Internet Sans Crainte des ateliers de sensibilisation au cyberharcèlement avec des collégiens.
Infos : com@fftelecoms.org – Reportages vidéo : https://bit.ly/2M0fEZt
Le partage de votre vie privée sur les réseaux sociaux.
En ligne et hors ligne, mieux vaut préserver sa vie privée. Quelques conseils à donner aux enfants (qui valent aussi pour les adultes).
- Éviter de révéler trop d’informations sur votre identité (nom, prénom, adresse, numéro de téléphone…) ; ne jamais le faire en présence d’inconnus.
- Ne pas divulguer vos habitudes de vie, qui permettraient de vous identifier et/ou de vous localiser.
- Protéger vos profils sur les réseaux sociaux grâce aux outils fournis. Tous les réseaux sociaux proposent des paramètres de confidentialité et des pages de conseils.
- Privilégier les sites sécurisés auxquels vous pouvez vous fier. Pour les reconnaître c’est très simple : ils commencent tous par « https » et un petit cadenas apparaît, selon le navigateur utilisé, dans la barre d’adresse ou dans le bas de votre fenêtre de navigation.
- Ne pas partager d’informations ou contenus explicites ou litigieux et à plus forte raison des contenus illicites.
- N’accepter de rencontrer physiquement que des personnes dont l’identité est certaine et connue et aller au rendez-vous accompagné.
- Pour prévenir le partage en ligne de contenus explicites par les jeunes – et les moins jeunes- (sexting, sexcams, etc.), il est très important de sensibiliser votre adolescent aux risques auxquels il s’expose et qui pourraient le poursuivre toute sa vie.
Le téléchargement et le streaming illégaux.
Soyez vigilants avec les sites ou réseaux qui proposent de télécharger, regarder et écouter, gratuitement ou non, des contenus (films, séries ou chansons) et logiciels piratés. Ils sont, en plus d’être diffuseurs de contrefaçons, une source d’exposition aux contenus pornographiques et à des logiciels malveillants. Des cookies publicitaires sont souvent installés et relayent des images choquantes.
Les fausses nouvelles ou « fake news ».
Apprenez à votre enfant à être vigilant sur les informations qui circulent sur internet notamment sur les réseaux sociaux.
Développez son esprit critique et apprenez-lui à ne pas croire tout ce qu’il voit ou lit sur Internet. Pour cela, donnez-lui le réflexe de vérifier les sources d’une information en le dirigeant vers les sites dont vous avez vous-même vérifié la pertinence.
Lors de son Prix Innovations 2017, la FFTélécoms a récompensé INFO HUNTER, qui lutte contre les fake news. Des ateliers pratiques sont organisés avec Tralalere pour développer son esprit critique. Infos : com@fftelecoms.org – Reportages vidéo : https://bit.ly/2M0fEZt
La pratique inadaptée du jeu vidéo.
En tant que parent, il convient d’être attentif à la durée que peut passer votre enfant à jouer aux jeux vidéo. Le plaisir, la fascination, la dimension collective du jeu peuvent rapidement mener à une pratique du jeu vidéo importante, voire excessive.
Il convient de rester vigilant quant au temps et au moment de jeu, afin que l’enfant puisse garder une pratique équilibrée lui permettant de se consacrer à d’autres activités nécessaires à son épanouissement personnel. Il convient également de veiller à ce que l’enfant pratique des jeux vidéo dont les contenus sont adaptés à son âge en s’appuyant notamment sur la signalétique des jeux vidéo PEGI (en savoir plus via le site www.pedagojeux.fr).
Les achats en ligne.
Assurez-vous que votre enfant ne peut pas réaliser d’achat ou accéder à des services payants sans votre contrôle.
Les opérateurs mettent à votre disposition des options gratuites de blocage des SMS+ et d’autres services à valeur ajoutée, comme les appels surtaxés.
Elles permettent de désactiver les options de micropaiement proposées par les opérateurs tant sur le fixe que sur le mobile.
Sur votre propre équipement (smartphone, ordinateur, tablette), pensez à verrouiller l’accès pour que vos enfants n’achètent pas en ligne sans votre autorisation.
En savoir plus.
Contrôle parental.
- Bouygues Telecom : www.assistance.bouyguestelecom.fr
- Orange : www.assistance.orange.fr et pour des conseils : http://bienvivreledigital.orange.fr
- SFR : www.assistance.sfr.fr
- Euro-information Telecom : www.assistance-mobile.com
Informations & conseils.
Des associations et certaines institutions publiques sont aussi là pour vous accompagner et vous orienter.
- Pour des problématiques de harcèlement / cyberharcèlement : vous pouvez joindre le 3020 ou la ligne Net Ecoute au 0800 200 000 (appels gratuits).
- Pour des informations pour vos enfants : Internet Sans Crainte, qui met à disposition des supports de prévention pour les enfants et les enseignants. www.internetsanscrainte.fr
- Pour des informations et conseils sur les jeux vidéo : PédaGoJeux, site piloté par l’Union Nationale des Associations Familiales. www.pedagojeux.fr
- Pour la protection des achats en ligne : consultez le site de l’Association Française du Multimédia Mobile. www.afmm.fr
- Site Institutionnel : l’Éducation Nationale : du primaire au lycée, le numérique et ses usages sont désormais inclus dans les programmes tout au long du cursus scolaire. www.education.gouv.fr
- Exemples d’associations que vous pouvez contacter :
Les 10 règles d’or pour un bon usage du smartphone :
- Dès l’achat du smartphone, je note et conserve le numéro IMEI de son mobile, véritable « antivol » du smartphone ;
- J’utilise un kit oreillette quand je téléphone ;
- Je fais recycler mon « vieux » smartphone en magasin ;
- Je maîtrise ma consommation et ses coûts en choisissant un forfait adapté ;
- Je parle doucement dans les lieux et transports publics ;
- En deux-roues ou en voiture je laisse la messagerie répondre ;
- En classe, j’éteins mon téléphone portable ;
- J’informe mes parents ou mon entourage en cas de doute sur un contenu, un message, un logiciel…
- Je reste aussi vigilant dans le monde virtuel que dans le monde réel ;
- Je ne fais pas aux autres ce que je ne voudrais pas que l’on me fasse, en particulier pour les diffusions des photos et vidéos sur les réseaux sociaux.
La Fédération Française des Télécoms (FFTélécoms), réunit les opérateurs de communications électroniques en France. Elle assure notamment le dialogue entre les opérateurs télécoms, la société civile, le grand public, les entreprises, et les élus, locaux et nationaux. Elle a pour mission de promouvoir une industrie responsable et innovante au regard de la société, des personnes, des entreprises, et de l’environnement.
Maquette & illustrations : ÉCLAIRAGE PUBLIC.
Category: Études et publications
Tous les opérateurs télécoms français fournissent à leurs clients des outils de contrôle parental pour protéger leurs enfants des contenus choquants et leur permettre de naviguer sereinement sur Internet. D’autres acteurs de l’écosystème numérique (moteurs de recherche, plateformes de partage de vidéos ou fournisseurs de systèmes d’exploitation pour ordinateur ou smartphone) permettent également l’activation de filtres parentaux.
Vidéo | Contrôle parental : accompagner et sécuriser les usages numériques de votre enfant :
Document | Plaquette “Contrôle parental : accompagner et sécuriser les usages numériques de votre enfant” :
https://www.slideshare.net/fftelecoms/plaquette-fftelecoms-controleparental2019-227745111/fftelecoms/plaquette-fftelecoms-controleparental2019-227745111
Transcription de la plaquette “Contrôle parental : accompagner et sécuriser les usages numériques de votre enfant” :
Le contrôle parental : pourquoi ?
Pour permettre à votre enfant de surfer sur Internet de manière autonome et de profiter au mieux des opportunités du numérique selon son âge, il est important de le guider dans ses premières
utilisations et de parler avec lui de ce qu’il y fait, de ce qu’il visionne. Cela vous permettra de lui expliquer quels sont les risques sur Internet1 et comment s’en prémunir.
Il convient également de le protéger de certains contenus susceptibles de le choquer. Sans remplacer la surveillance et l’éducation, le contrôle parental peut aider votre enfant à surfer tranquillement, en bloquant des publicités, images, textes ou vidéos aux contenus choquants ou inadaptés à son âge. Dans certains cas, il permet même de définir des horaires, jours autorisés, durée, en fonction de l’âge de l’utilisateur.
N’hésitez pas à installer un contrôle parental sur chacun des écrans que votre enfant utilise.
Les opérateurs membres de la Fédération Française des Télécoms proposent des offres de contrôle parental. Ces offres peuvent être complétées par les solutions proposées par les autres acteurs du numérique, comme par exemple le contrôle parental des magasins d’applications présents sur les smartphones et tablettes.
1- La Fédération Française des Télécoms a publié un guide à destination des parents « Internet – Comment accompagner & protéger votre enfant ».
Le contrôle parental : comment ?
Afin de s’adapter aux évolutions des usages, le contrôle parental a subi plusieurs mutations ces dernières années.
Traditionnellement prévu pour une utilisation sur un ordinateur, il est à présent également disponible sur les smartphones, et, pour les opérateurs proposant une offre fixe, sur la télévision familiale.
Sur l’ordinateur familial : toutes les offres de contrôle parental gratuites des opérateurs prévoient a minima le blocage des sites à contenus choquants, avec possibilité pour les parents d’ajouter les sites qu’ils souhaitent à la liste de blocages. Selon les cas, le contrôle parental peut également permettre de paramétrer des profils d’âge ou des plages horaires de connexion.
Sur les smartphones et tablettes utilisés par vos enfants : les opérateurs proposent également des applications de contrôle parental qui peuvent être installées sur le smartphone de votre enfant, et que vous contrôlez à distance. Ainsi, vous pouvez définir les temps de connexion, mais également filtrer certains contenus et applications qui ne seraient pas adaptés à son âge.
Sur le téléviseur : les opérateurs fournissant une box pour le téléviseur, proposent également un système de contrôle parental paramétrable sur la télévision qui permet de bloquer les contenus interdits aux moins de 18 ans. Là aussi, certains services permettent de définir des jours ou des tranches horaires autorisées, ou de définir plus finement le blocage des contenus en fonction de tranches d’âge.
Chaque opérateur mettant à disposition des solutions de contrôle parental, prévoit sur son site Internet des tutoriels pour vous aider à les installer et les paramétrer au plus près de vos besoins. Voici les liens permettant de télécharger et de configurer ces solutions :
- Bouygues Telecom : https://bit.ly/2HNistU
- Orange : https://oran.ge/2CHOmnG – https://bit.ly/2TL2mTa
- SFR : http://bit.ly/2TNG5V6
- Euro-Information Telecom : https://bit.ly/2FAhGx4
- La Poste Mobile : www.lapostemobile.fr/protection-enfance
Pour permettre au plus grand nombre d’accéder aux informations sur le contrôle parental, une version en FALC (Facile à Lire et à Comprendre) est disponible ci-dessous :
Document | Le Contrôle parental : permettre à votre enfant de naviguer en toute sécurité sur Internet :
https://www.slideshare.net/fftelecoms/plaquette-fftelecoms-controleparental2019falc-227745109/fftelecoms/plaquette-fftelecoms-controleparental2019falc-227745109
Mise en accessibilité FALC et numérique @com-access.fr.
Nos remerciements à Céline et Kevin de l’ESAT Gustave Eiffel pour la relecture du livret.

