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Contrastes

Étude économique 2019 | Les Télécoms : les premiers acteurs du numérique

La Fédération Française des Télécoms a présenté le 16 décembre 2019 lors de sa conférence de presse les chiffres-clés 2019 du secteur des télécoms et des grands enjeux à venir pour notre industrie en 2020.

  • Retrouvez ci-dessous l’étude économique 2019 « Les Télécoms : les premiers acteurs du numérique » :

Document | Les Télécoms : les premiers acteur du numérique :

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Les Télécoms : les premiers acteurs du numérique. Étude économique 2019.

Créée le 24 septembre 2007, la Fédération Française des Télécoms (FFTélécoms) réunit les opérateurs de communications électroniques en France.

Elle a pour mission de promouvoir une industrie responsable et innovante au regard de la société, de l’environnement, des personnes et des entreprises, de défendre les intérêts économiques du secteur et de valoriser l’image de ses membres et de la profession au niveau national et international.

Pour réaliser ses missions, la Fédération organise dans l’intérêt de ses membres, un dialogue structuré et constant avec l’ensemble des parties prenantes du secteur et de son environnement institutionnel et privé. Elle privilégie chaque fois que possible la régulation ouverte.

Elle assure de façon exigeante la représentation du secteur sur les questions d’intérêt commun dans le respect absolu des règles de la concurrence en vigueur.

1. Des investissements toujours plus élevés :

Les investissements des opérateurs télécoms1 en France.

Source : Arcep [Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse].

Note : 1) Investissement hors achats de fréquences mobiles de tous les opérateurs de services de télécommunications en France.

  • Près de 10 milliards d’euros en 2018 (record d’investissement de la décennie) ;
  • 43,2 milliards d’euros en 5 ans ;
  • 186 : indice d’effort d’investissement en 2018 (indice 100 en 2010).

Graphique : date / réseaux fixes / réseaux mobiles / total (en milliards d’euros) :

  • 2014 : 4,7 / 2,4 / 7,1 ;
  • 2015 : 5,5 / 2,3 / 7,8 ;
  • 2016 : 6,2 / 2,7 / 8,9 ;
  • 2017 : 6,6 / 3,0 / 9,6 ;
  • 2018 : 7,0 / 2,8 / 9,8.

Le champion des investissements privés – Poids des investissements des opérateurs vs. autres secteurs :

En France, entre 2014 et 2018, moyenne annuelle sur 5 ans en milliards d’euros :

  • Autoroutes : 1,42 milliard d’euros ;
  • Réseau ferré : 5,09 milliards d’euros ;
  • Travaux / distribution d’électricité : 5,7 milliards d’euros ;
  • Télécoms : 8,6 milliards d’euros.

Équivalent chaque année à :

  • 6 lignes Charles de Gaulle Express ;
  • 1/4 du Grand Paris Express ;
  • 86 Airbus A 320 Néo (prix catalogue) ;
  • 95 hôpitaux ;
  • 577 collèges.

Source : bilans annuels SNCF réseau ; ASAF [Association de Soutien à l’Armée Française] ; RTE et Enedis.

L’effort d’investissement des opérateurs français est supérieur aux autres grands pays européens.

Taux d’effort d’investissement par pays (Capex / Habitant & Capex / Chiffre d’affaires) :

  • Royaume-Uni : 139 € / 15% ;
  • France : 130 € / 23 % ;
  • Espagne : 83 € / 16 % ;
  • Allemagne : 88 € / 16 % ;
  • Italie : 81 € / 18 %.

Note : Chiffre d’affaires, CAPEX et EBITDA des opérateurs télécoms ayant une part de marché fixe ou mobile supérieur à 10%.

Source : Rapport annuel, Arthur D. Little.

2. Des réseaux déployés à un rythme accéléré :

Déploiement des réseaux fixes, au second trimestre 2019 :

  • 19,3 millions d’abonnés haut débit (HD) ;
  • 10,1 millions d’abonnés très haut débit (THD) ;
  • 27,3 millions de logements éligibles THD.

Source : Arcep.

Déploiement des réseaux mobiles – Cumul pour les 3 opérateurs de réseau de la FFTélécoms (Bouygues Telecom, Orange, SFR).

Au 31 octobre 2019 :

  • 69 492 sites / supports d’antennes mobiles ;
  • 61 136 antennes 4G autorisées par l’ANFR et mises en service ;
  • 392 antennes 5G autorisées par l’ANFR pour les expérimentations.

Source : www.antennesmobiles.fr.

3. Des investissements qui boostent l’économie nationale :

Les télécoms sont un accélérateur économique  :

  • 1 € : investissement des opérateurs télécoms dans les réseaux THD (fixe et mobile) ;
  • 6 € : création de PIB [Produit Intérieur Brut] cumulé en France ;
  • 3 € : prélèvements obligatoires (recettes fiscales et sociales).

4. L’explosion des usages :

  • 70 % des cartes SIM actives sont 4G (+24%/an depuis 4 ans) ;
  • +442 % Consommation des données 4G en 4 ans ;
  • +30 % en 1 an d’abonnés THD fixe supérieur ou égal à 100 Mb/s.

Taux de pénétration téléphone mobile / smartphone :

  • 2015 : 92 % / 58 % ;
  • 2016 : 93 % / 65 % ;
  • 2017 : 94 % / 73 % ;
  • 2018 : 94 % / 75 % ;
  • 2019 : 95 % / 77 %.

Source : Source : Arcep, opérateurs, Arthur D. Little.

Note : 1) Ensemble de la population de 12 ans et plus Hors Machine to Machine. 2) Client actif internet 3G ou 4G.

Cartes SIM actives 4G (millions de cartes SIM actives, hors Machine to Machine) :

  • 2016 (2nd trimestre) : 27 ;
  • 2017 (2nd trimestre) : 37 ;
  • 2018 (2nd trimestre) : 45 ;
  • 2019 (2nd trimestre) : 51.

Consommation données 4G moyenne/mois (en Go) :

  • 2016 (2nd trimestre) : 1,9 ;
  • 2017 (2nd trimestre) : 4,6 ;
  • 2018 (2nd trimestre) : 6,6 ;
  • 2019 (2nd trimestre) : 8,3.

5. Des prix historiquement bas :

Depuis 10 ans, les prix des services télécoms ne cessent de baisser contrairement à d’autres secteurs régulés essentiels pour les Français.

Évolution des indices de prix à la consommation d’un échantillon de produits, France, 2009-2018, Base 100 en 2009.

2018 :

  • Services postaux : 143 ;
  • Électricité : 139 ;
  • Gaz de ville : 135 ;
  • Transport ferroviaire de voyageurs : 118 ;
  • Inflation : 110 ;
  • Services de télécommunications : 58.

Source : INSEE, Arthur D. Little

La France a les prix les plus bas des grands pays occidentaux hors promotions sur les forfaits.

Benchmark d’offres d’opérateurs leaders Sélection de pays, Novembre 2019, € TTC / mois.

Fixe (Triple Play)1 :

  • France : 24 € ;
  • Pologne : 16 € ;
  • Italie : 28 € ;
  • Royaume-Uni : 32 € ;
  • Allemagne : 35 € ;
  • Espagne : 50 € ;
  • États-Unis : 108 €.

Mobile2 :

  • France : 12 € ;
  • Italie : 12 € ;
  • Royaume-Uni : 13 € ;
  • Pologne : 27 € ;
  • Espagne : 41 € ;
  • Allemagne : 45 € ;
  • États-Unis : 65 €.

Source : sites des opérateurs, hors promotions et hors frais de connexion. Par pays, sélection du forfait le plus compétitif en terme de prix au sein des opérateurs possédant plus de 10% de part de marché.

Note : 1) Offres triple play uniquement ; téléphonie illimitée au moins vers les fixes ; Internet haut-débit illimité via xDSL ou fibre ; télévision incluse, hors packs additionnels ; opérateurs dont la part de marché supérieur à 10% hors promotions, 2) Appels illimités (quand disponible sinon supérieur à 500 minutes), SMS/ MMS illimités, Internet au moins 50 Go ; offres sans terminal, offres sans engagement quand disponible; opérateurs dont la part de marché > 10%.

Ces prix bas se traduisent par une baisse des dépenses télécoms des Français.

Évolution des dépenses des services de télécoms pour les ménages, PPA [Parité de pouvoir d'achat], 2012-2017 :
Type de dépenseItalieFrancePologneEspagneAllemagneRoyaume-UniÉtats-Unis
Dépenses télécoms des ménages (1)- 8 %- 7 %+ 4 %- 8 %- 8 %- 8 %- 8 %
Dépenses totales des ménages+ 9 %+ 9 %+ 22 %+ 9 %+ 9 %+ 9 %+ 9 %

Source : Euromonitor, OCDE, Arthur D. Little.

Note : 1) Dépenses télécoms : dépenses des services de télécommunication.

La part des télécoms dans les dépenses des français continue de diminuer contrairement à de nombreux autres postes de dépenses-clefs.

Évolution de la part des dépenses de télécommunications pour les ménages. France, 2009-2018, % du total des dépenses des ménages.

  • Logement : 25,3 % (2009) à 26,3 % (2018) ;
  • Transport : 13,6 % (2009) à 14,1 % (2018) ;
  • Alimentation : 16,5 % (2009) à 16,8 % (2018) ;
  • Loisir1 : 15,2 % (2009) à 15,5 % (2018) ;
  • Santé : 4,1 % (2009) à 4,0 % (2018) ;
  • Habillement : 9,4 % (2009) à 8,4 % (2018) ;
  • Télécommunications2 : 2,9 % (2009) à 1,9 % (2018) ;
  • Autres3 : 13,0 % (2009) à 13,2 % (2018).

Source : INSEE, Arthur D.Little.
1/ Loisir : incluant loisirs numériques ;
2/ Télécommunications : services de télécommunications ;
3/ Autres : éducation, biens et services divers, services postaux, matériel de téléphonie et télécopie.

6. Des investissements à long terme avec une rentabilité à très long terme.

Les opérateurs investissent en permanence dans leurs réseaux.

L’évolution permanente des technologies conduit à superposer les cycles d’investissement.

Source : analyse Arthur D. Little.

Durée de rentabilisation des capitaux investis1 à long terme par secteur2 France, moyenne 2013-2017, nombre d’années.

Les opérateurs rentabilisent leurs investissements en 32 ans.

  • Électricité, gaz et environnement : 52 ans ;
  • Télécoms : 32 ans ;
  • Grande distribution : 27 ans ;
  • Pétrole : 25 ans ;
  • Santé : 20 ans ;
  • Agro-alimentaire : 16 ans ;
  • Industrie : 13 ans ;
  • Luxe : 11 ans.

Source : entreprise, Thomson Reuters, Bloomberg, analyse Arthur D. Little. Note :

1) Rentabilité des capitaux investis (ROALTC : return on average long term capital) exprime le rapport entre le résultat dégagé et le capital engagé. Il se calcule ainsi : résultat d’exploitation x (1 – Impôt sur les sociétés) / (Capitaux Propres + Dettes fi nancières à long terme),

2) Électricité, gaz et environnement : EDF, Suez, Vinci. Télécoms : Orange, SFR, Iliad (Free), Bouygues Télécom. Grande distribution : Carrefour. Santé : Sanofi. Industrie : Renault, Safran, Schneider Electric. Luxe : LVMH, L’Oréal, Kering. Agro-alimentaire : Danone. Pétrole : Total.

7. Une fiscalité qui pénalise durablement le pays.

Les investissements restent en croissance malgré une fiscalité spécifique à un niveau très élevé.

Montant des impôts et taxes des opérateurs télécoms1 France, 2013 et 2018, millions d’euros et % du total d’impôts et taxes.

Source : opérateurs, Fédération Française des Télécoms, Arthur D. Little.

Note : 1) Périmètre : impôt sur les sociétés (IS) du top 5 (périmètre reconstitué en 2013 avec l’IS correspondant à l’IS Numéricable + SFR) et fiscalité spécifique membres Fédération Française des Télécoms.

8. La concurrence inéquitable avec les géants de l’Internet.

2018 – Poids des acteurs dans l’écosystème numérique français en %. Contribution comparée à l’économie nationale.

Note :

  1. Méthodologie de calcul des revenus : données redressées pour prendre en compte le chiffres d’affaires effectif des acteurs internationaux en France.
  2. Télécoms : Orange, SFR, Bouygues Télécom, Iliad (Free), Euro-Information Télécom ;
  3. Acteurs Internet : Google, Amazon, Microsoft, Facebook, Yahoo.

Une fiscalité générale inéquitable et les distorsions de concurrence face à d’autres acteurs.

Niveau d’imposition en % des revenus 2018 – Top 5 par catégorie En France, le niveau d’imposition1 des opérateurs télécoms2 est 25 fois supérieur à celui des géants de l’Internet3.

Note :

  1. Niveau d’imposition : impôt sur les sociétés et impôts, taxes et versements assimilés ;
  2. Chiffre d’affaires déclaré en France ou recherche documentaire ;
  3. Données redressées pour prendre en compte le chiffres d’affaires effectif estimé des acteurs internationaux en France.

9. L’Europe des télécoms stagne dans un marché mondial en pleine croissance :

Évolution des revenus des opérateurs télécoms par région1 2009 – 2018 en milliards d’euros constants 2018 :

  • Monde : + 48 % ;
  • Asie : + 62 % ;
  • Amérique du Nord : + 81 % ;
  • Europe : + 2 %.

Évolution des revenus de l’écosystème numérique par type d’acteurs. Monde 2009-2018 en milliards d’euros constants 2018 :

  • Opérateurs télécoms : + 48 % ;
  • Terminaux : + 124 % ;
  • Acteurs de l’Internet : + 733 %.

Capitalisation boursière des opérateurs télécoms européens comparée à celle des opérateurs télécoms américains et aux acteurs de l’internet (Top 30 du secteur par chiffre d’affaires). En milliards d’euros constants 2018.

Source : Thomson Reuters, analyse Arthur D. Little.

Note : 1) Nationalité selon la localisation du siège social.

10. Les télécoms français sous tension :

Emplois, revenus et investissements des opérateurs télécoms en France. France, 2010-2018, base 100 en 2010.

Source : Arcep, DARES (Direction de l’Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques), Insee, Arthur D. Little.

Note :

  1. Effort d’investissement : investissements des opérateurs (hors achat de fréquences) / revenus des opérateurs ;
  2. Chiffres Arcep provisoires pour l’année 2018 ;
  3. Chiffre Arcep ;
  4. Chiffre Arcep comprenant une partie des emplois indirects ;
  5. Chiffres Arcep provisoires pour l’année 2017 correspondant au revenu perçu auprès du client final.

11. Les télécoms et l’environnement :

Grâce aux progrès technologiques, le secteur télécom réduit son empreinte énergétique.

  • Mobiles neufs mis en marché ;
  • Collecte et reprise de mobiles par les opérateurs de la FFTélécoms. France – 2016 – 2018, en millions.

Source : FFTélécoms, Arcep [Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse].

Note :

  1. Estimation Arcep de la consommation moyenne sur une année basée sur les observations opérateurs de consommation par Giga de leurs utilisateurs.

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