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La Fédération Française des Télécoms est engagée de longue date pour renforcer la capacité des réseaux de communications électroniques à faire face aux crises et aux événements climatiques.

Ces réseaux sont essentiels à la sécurité des populations, à la coordination des secours et à la continuité de l’activité économique. Leur adaptation aux conséquences du changement climatique constitue donc un enjeu majeur.

Alors que l’État a engagé à la rentrée de nouveaux travaux pour accélérer l’adaptation au changement climatique, la Fédération et ses membres y prennent pleinement part.

Nous mettons notamment en avant 5 mesures opérationnelles pour faciliter la continuité et le rétablissement des communications en situation de crise :

1. Renforcer la coordination entre pouvoirs publics et opérateurs en situation de crise, grâce à un guide qui posera un cadre national de gestion de crise clair et partagé

2. Mieux reconnaître le caractère prioritaire des réseaux télécoms en cas de coupure électrique, afin de tenir compte de leur forte dépendance à l’alimentation en énergie et de permettre un rétablissement plus rapide des communications lorsque survient une crise.

3. Faciliter l’accès des équipes d’intervention aux zones touchées, afin qu’elles puissent rétablir les réseaux et déployer rapidement les moyens de secours nécessaires

4. Sécuriser l’approvisionnement en carburant des sites critiques dans les situations exceptionnelles, lorsque les moyens habituels d’approvisionnement ne sont plus suffisants

5. Mieux coordonner les démarches locales d’adaptation et de résilience, en prenant en compte l’ensemble des réseaux (télécoms, énergie, eau) et et leurs interdépendances.

Des mesures concrètes, directement issues des retours d’expérience de terrain, pour améliorer l’anticipation, la coordination et la capacité d’intervention collective.

La Fédération et ses membres restent pleinement mobilisés aux côtés de l’État, des collectivités territoriales et de l’ensemble des acteurs concernés pour renforcer durablement la résilience de nos infrastructures numériques.

À l’approche de la nomination du prochain Président de l’Arcep, la Fédération Française des Télécoms adresse une lettre ouverte aux candidats afin de partager sa vision des enjeux du prochain mandat.

Après plusieurs années consacrées au déploiement des réseaux, le secteur des télécoms entre dans une nouvelle phase. Avec 117 milliards d’euros investis au cours des dix dernières années, plus de 95 % des logements et locaux professionnels raccordables à la fibre et moins de 1 % du territoire en zone blanche de bonne couverture 4G, les enjeux de couverture du territoire ont largement progressé.

Les priorités sont désormais celles de la pérennité, de la résilience et de la performance des réseaux, dans un contexte marqué notamment par l’adaptation au changement climatique, la croissance du trafic numérique, la cybersécurité et la lutte contre la fraude.

Pour le prochain mandat, la Fédération Française des Télécoms identifie trois priorités :

  • Sécuriser l’investissement du secteur
    Les opérateurs devront continuer à investir pour adapter les réseaux au changement climatique, renforcer leur protection face aux cyberattaques et garantir leur exploitation dans la durée. Les besoins d’investissement devraient se stabiliser entre 10 et 15 milliards d’euros par an d’ici 2030.
  • Simplifier le cadre réglementaire et recentrer les missions de l’Arcep
    Alors que de nombreuses obligations ont été conçues durant la phase de déploiement des réseaux, largement achevée, le prochain mandat doit être l’occasion de rationaliser les missions de l’Autorité et de simplifier l’environnement réglementaire des opérateurs.
  • Rééquilibrer la régulation à l’échelle de l’ensemble de l’écosystème numérique
    Neutralité du Net, empreinte environnementale du numérique, lutte contre la fraude : ces enjeux dépassent désormais le seul périmètre des opérateurs télécoms et nécessitent une approche associant l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur numérique.

Le secteur des télécoms constitue le socle de l’écosystème numérique. Face à l’essor de l’intelligence artificielle, des grandes plateformes et des nouveaux services satellitaires, le prochain mandat de l’Arcep devra accompagner ces transformations tout en créant les conditions permettant au secteur de poursuivre ses investissements.

Les réseaux de télécommunications jouent un rôle essentiel dans le quotidien des Français et dans l’attractivité des territoires. Très haut débit, couverture mobile, déploiement de la fibre ou encore évolution des réseaux : les opérateurs poursuivent leurs investissements pour accompagner les usages et répondre aux besoins des particuliers, des entreprises et des collectivités.

Dans les territoires ruraux comme dans les zones urbaines, une connectivité performante est aujourd’hui indispensable au développement économique, à l’accès aux services et à la transformation numérique.

À travers leurs investissements et leur travail aux côtés des collectivités, les opérateurs contribuent ainsi à faire des infrastructures numériques un véritable levier de développement pour les territoires

Un déplacement a été organisé dans les Hautes-Pyrénées afin de faire un point sur les enjeux de connectivité, en particulier dans un contexte de modernisation des infrastructures télécoms et de réduction des inégalités territoriales d’accès au numérique.

Une réunion à Pouyastruc dédiée à la modernisation des réseaux

Une première séquence s’est tenue le 20 avril 2026 dans la commune de Pouyastruc, autour de la modernisation des réseaux télécoms. Cette rencontre a permis de présenter les grandes évolutions en cours, notamment l’arrêt programmé du réseau cuivre ainsi que celui des réseaux mobiles 2G et 3G, au profit de technologies plus performantes, plus résilientes et mieux adaptées aux usages actuels.

Organisée à l’invitation de Juliette Lallemand Victor, Présidente de la Fédération Française des Télécoms, cette réunion s’est déroulée en présence d’Anne Le Hénanff, Ministre de l’Intelligence artificielle et du Numérique, de Laure de La Raudière, Présidente de l’Arcep, de Michel Pélieu, Président du Conseil départemental des Hautes-Pyrénées, de Michel Pailhas, maire de Pouyastruc, ainsi que de nombreux élus et acteurs locaux.

Les échanges ont permis de détailler les impacts de cette transition pour les usagers — particuliers, entreprises et collectivités — ainsi que les dispositifs d’accompagnement mis en place. Depuis le 31 janvier 2026, la commune bénéficie d’une couverture complète en Très Haut Débit grâce à la fibre et à des solutions complémentaires. L’extinction définitive du réseau cuivre y est prévue à compter du 31 janvier 2027.

Focus sur la connectivité en zone de montagne

Une seconde séquence s’est déroulée en zone de montagne, au col du Soulor, afin d’aborder les enjeux spécifiques liés aux zones blanches. À cette occasion, la Régie Hautes-Pyrénées Haut Débit a présenté les actions engagées pour améliorer la couverture dans les territoires les plus isolés.

Ce temps d’échange a également été marqué par les témoignages des services de secours en montagne, notamment les CRS Pyrénées et le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM). Ils ont rappelé le rôle déterminant de la connectivité pour contacter les secours, coordonner les interventions et retrouver des personnes disparues dans des zones parfois non couvertes.

Dans un territoire où les risques en montagne sont particulièrement présents, ces enjeux de couverture réseau revêtent une dimension essentielle en matière de sécurité des personnes.

Une mobilisation collective au service des territoires

Ce déplacement a permis de réunir l’ensemble des parties prenantes autour d’un objectif commun : garantir une connectivité de qualité, accessible à tous, y compris dans les zones les plus rurales et montagneuses.

La modernisation des réseaux télécoms constitue à la fois un levier d’aménagement du territoire, de développement économique et de sécurité.

Nous remercions l’ensemble des intervenants, élus, services de secours et acteurs mobilisés pour la qualité des échanges et leur engagement en faveur de ces enjeux.

Depuis la mise en place du Mécanisme d’Authentification des Numéros (MAN), tous les appels voix sont signés.

Dans la continuité, la solution de délégation d’affichage permet désormais à un client final, à qui un opérateur exploitant a affecté un numéro fixe, porté ou non, d’autoriser l’affichage dudit numéro – éventuellement par l’intermédiaire d’un tiers – par un opérateur d’origine qui n’est pas l’opérateur exploitant.

Infographie en pdf

En ce début 2026, les arnaques en ligne et par téléphone se multiplient et deviennent de plus en plus sophistiquées et variées en exploitant aussi bien les émotions que les nouvelles technologies comme l’IA. Entre faux colis, deepfakes et convocations frauduleuses, les escrocs redoublent d’inventivité pour piéger les internautes et les abonnés téléphoniques. Voici les principales menaces identifiées :


Arnaques en ligne


Phishing (hameçonnage) : cette arnaque fait l’objet des signalisations les plus nombreuses.
Objectif : Obtenir des informations personnelles (mots de passe, coordonnées bancaires, etc.) utilisées pour des prélèvements frauduleux ou du chantage.
Méthode : Envoi de faux emails ou SMS imitant des organismes de confiance (banques, administrations) ou même les réseaux sociaux.
Exemple : Faux messages de mise à jour de compte ou de livraison de colis.Un e-mail frauduleux présentera un ou plusieurs de ces indices. Soyez à l’affût !
L’adresse d’expédition n’est pas la véritable adresse de la société usurpée.
L’e-mail contient des fautes de français, des erreurs de syntaxes. « Votre Dernier Facture » au lieu de « Votre dernière facture ».


L’e-mail contient soit des promesses (vous avez gagné un prix, de l’argent doit vous être remboursé), soit des menaces (votre ligne va être coupée, votre abonnement va être suspendu) pour vous inciter à agir dans l’urgence, sans temps de réflexion. Dans l’exemple ci-dessous, vous devez remplir « immédiatement » un formulaire pour être remboursé.


Un lien renvoie vers un site qui n’a aucun rapport avec le vrai. Il suffit de passer la souris sur le lien pour vous en rendre compte.


Le logo n’est pas conforme. Les e-mails de phishing copient souvent le logo de la marque, mais parfois il est un peu déformé, différent…

 
Usurpation d’identité :
Objectif : Utiliser les informations personnelles de la victime pour des fraudes (ouverture de comptes, achats en ligne).
Méthode : Collecte de données via des faux profils sur les réseaux sociaux ou des sites frauduleux.


Escroqueries sentimentales ou faux messages personnels :
Objectif : Extorquer de l’argent en créant de faux profils sur des sites de rencontre ou en envoyant de faux messages personnels, souvent en se faisant passer pour un proche..
Méthode : Manipulation émotionnelle pour obtenir des transferts d’argent.


Faux ordres de virement (FOVI) :
Objectif : Inciter à effectuer des virements frauduleux.
Méthode : Usurpation de l’identité d’un dirigeant ou d’un fournisseur pour demander un virement urgent ou des informations confidentielles. Les cybercriminels créent des messages de plus en plus personnalisés et crédibles, exploitant des informations obtenues via des failles de sécurité.


Escroqueries aux crypto-monnaies :
Objectif : Frauder via des investissements alléchants mais fictifs.
Méthode : Promesses de gains rapides et faux sites d’investissement.
Vous pouvez consulter la liste noire des sites ou entités non autorisés, tenue et mise à jour par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et l’autorité des marchés financiers (AMF). 


Deepfakes, fausses notifications ou fausses convocations officielles
 Objectif : Tromper via des vidéos ou messages falsifiés. Cette arnaque implique l’envoi d’e-mails imitant des communications officielles, comme une convocation du Gouvernement accusant la victime de visiter des sites illégaux. Les escrocs utilisent des logos de ministères et un format officiel pour paraître crédibles.
Méthode : Utilisation de l’IA pour créer des contenus trompeurs (ex : faux remboursements fiscaux).


Arnaques par téléphone


Numéros surtaxés :
Objectif : Facturer des appels à des tarifs exorbitants.
Méthode : Affichage de faux numéros de service public sur des sites frauduleux.La fraude peut consister à appeler des numéros durant une fraction de seconde, sans laisser de message. L’appel ou le rappel de ces numéros étrangers, souvent africains, est surtaxé et entraîne des usages hors forfait.


Appels frauduleux ( ou « spoofing » ) :
Objectif : Obtenir des informations personnelles ou financières en vous mettant en confiance par l’affichage d’un numéro connu, pour mieux vous tromper ensuite.
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Méthode : Appels se faisant passer pour des services officiels ou d’opérateurs (banques, impôts, faux support technique ou d’un « conseiller » d’opérateur télécom, etc.). Les fraudeurs masquent leur véritable numéro et affichent un numéro appartenant à celui d’une banque, d’une administration ou d’un service client. La personne qui vous appelle n’est donc pas, en réalité, votre banque, une administration, ou votre service client.


SMS frauduleux ( notamment les arnaques aux faux colis et les arnaques au mot de passe) :
Objectif : Inciter à cliquer sur des liens malveillants et à fournir ses coordonnées bancaires, permettant ainsi aux escrocs de les voler.
Méthode : Exemple de l’envoi de SMS prétendant qu’un colis n’a pas pu être livré.           Vous pouvez recevoir également une notification par SMS vous informant que votre carte SIM a été “activée” sur un nouvel appareil. L’arnaque au mot de passe se déroule toujours plus ou moins de la même façon :
Vous recevez un premier SMS vous indiquant votre nouveau mot de passe pour vous connecter sur votre Espace Client chez un opérateur télécom et gérer votre compte, alors que vous n’avez pas sollicité de nouveau mot de passe,
ensuite, vous recevez un second SMS de la part du fraudeur, prétextant une mauvaise manipulation et vous demandant de lui transférer le SMS reçu avec le mot de passe qui lui était destiné. En acceptant, vous communiquez votre propre mot de passe au fraudeur ;
 
Comment s’en prémunir ?
Vérifiez les expéditeurs et le site consulté : Ne cliquez pas sur des liens suspects et vérifiez l’authenticité des messages. Pour sécuriser vos transactions en ligne, privilégiez les sites sécurisés (https://) et vérifiez toujours l’URL du site avant d’effectuer un paiement.
Vous avez un doute sur le message que vous avez reçu ? Faites des captures d’écran et signalez le courriel ou le SMS sur le site Signal-spam ou transferez gratuitement le SMS frauduleux au 33700, bloquez l’émetteur.
Protégez vos données : Ne partagez pas d’informations personnelles ( codes secrets, … ) ou bancaires par téléphone ou en ligne.
Utilisez des outils de sécurité : Antivirus, pare-feu et mises à jour régulières de vos appareils. N’acceptez pas l’installation de logiciels tiers sur vos équipements, même s’ils sont gratuits.
Soyez vigilant : Méfiez-vous des offres trop alléchantes et des demandes urgentes de virement ou de paiement.
Vous avez déjà payé ou communiqué des informations personnelles ? Vous êtes victime d’une escroquerie.
Si vous êtes victime d’une arnaque en ligne, vous pouvez bénéficier d’une assistance gratuite sur le site 17cyber.gouv.fr. Un million de demandes d’assistance ont déjà été réalisées et 17Cyber prend en charge l’ensemble des cybermalveillances et vous accompagne pour y faire face.
 
Déposez une plainte en ligne sur la plateforme THESEE. Thésée, pour « traitement harmonisé des enquêtes et signalements pour les e-escroqueries » permet de signaler un acte de cybermalveillance ou de déposer plainte à distance, sans se rendre au commissariat. Cet outil s’adresse aux victimes de six catégories d’e-escroqueries listées par le ministère de l’Intérieur : piratage de messagerie, chantage, rançongiciels, arnaque sentimentale, petite annonce, sites de vente frauduleux.
Les sanctions pour escroquerie sont sévères. L’escroquerie est un délit passible de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende. Ces peines peuvent être alourdies en cas de circonstances aggravantes, comme l’utilisation d’un réseau de communication électronique.
Pour plus d’informations, consultez les sites officiels comme Cybermalveillance.gouv.fr ou Francenum.gouv.fr.

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