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Etudes
18.03.26

Le 18 mars 2026, la Fédération Française des Télécoms a présenté une étude consacrée à l’impact environnemental de l’écoconception des services numériques, réalisée par les cabinets I Care & Consult et Greenspector.

Cette matinée d’échanges a réuni acteurs publics, experts et représentants de l’écosystème numérique autour d’un objectif commun : mieux comprendre les leviers permettant de réduire l’empreinte environnementale des usages numériques.

Une étude pour mesurer l’impact des bonnes pratiques d’écoconception

Réalisée pour la Fédération Française des Télécoms, l’étude analyse l’impact environnemental des bonnes pratiques d’écoconception appliquées aux services vidéo, qui représentent aujourd’hui une part majeure du trafic Internet.

Grâce à des mesures réalisées en laboratoire et à une modélisation de leurs effets à l’échelle nationale, les travaux menés par I Care et Greenspector mettent en évidence le potentiel significatif de réduction des débits et des impacts environnementaux lorsque certaines bonnes pratiques sont mises en œuvre.

Ces résultats montrent que des fonctionnalités simples — comme les modes d’économie de données, l’adaptation de la qualité vidéo ou la désactivation de certaines lectures automatiques — peuvent réduire fortement les volumes de données transportés, tout en maintenant une expérience utilisateur satisfaisante.

Une matinée d’échanges avec les acteurs de l’écosystème

La rencontre a été ouverte par Juliette Lallemand Victor, présidente de la Fédération Française des Télécoms, et Xavier Merlin, membre du collège de l’ARCEP.

Après la présentation des principaux enseignements de l’étude, une table ronde intitulée « De la théorie à l’action : déployer concrètement l’écoconception des services vidéo » a permis de croiser les perspectives des différents acteurs de la chaîne de valeur.

Animée par Romain Bonenfant, Directeur Général de la Fédération, elle a réuni :

  • Pauline Corre-Basset, directrice de projets « numérique responsable et sécurité numérique » à la Direction générale des entreprises
  • Erwann Fangeat, coordinateur technique au sein du service sobriété numérique de l’ADEME
  • Véronique Demilly, chargée de mission à l’France Télévisions
  • Paul Collignon, chargé de mission Environnement et Affaires publiques à l’Alliance Française des Industries du Numérique (AFNUM)

Les échanges ont permis d’aborder les conditions concrètes de déploiement de l’écoconception des services numériques, dans un contexte de forte croissance des usages.

Les recommandations de la FFTélécoms

À la lumière des résultats de cette étude, la Fédération Française des Télécoms formule deux recommandations.

Recommandation 1 :
Par conséquent le RGESN devrait être :

  • Option 1) massivement adopté et appliqué.
  • Option 2) rendu obligatoire par défaut pour les éditeurs de contenus, en particulier dans le contexte d’une forte croissance du trafic.

Recommandation 2 :
Alors que le projet de Digital Networks Act présenté par la Commission européenne prévoit un objectif environnemental pour le futur code européen des communications électroniques, les pouvoirs publics doivent s’emparer du sujet et promouvoir le RGESN comme un véritable référentiel au niveau européen.

Ci-dessous la note de synthèse de l’étude et la présentation des résultats.