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Signature de la Charte pour la sécurité des services de courriers électroniques

Cet engagement volontaire des opérateurs fait écho au discours du 20 février 2014 du Premier ministre qui avait souhaité « le lancement d’une initiative forte et simple : que les offres nationales de messagerie électronique soient chiffrées par leur fournisseurs et que les messages soient traités par des infrastructures situées sur le territoire national. »

Sous le pilotage de l’ANSSI, un groupe de travail s’était dès lors constitué, réunissant les opérateurs de la FFTélécoms, Bouygues Telecom, La Poste, Orange et Numericable-SFR, ainsi que Free, avec la participation de la Fédération Française des Télécoms, afin de définir les mesures techniques et organisationnelles permettant de protéger les flux échangés, d’une part entre les serveurs de messagerie des opérateurs et d’autre part, entre ces mêmes serveurs et les utilisateurs finaux.

Ces mesures, qui ont pour objectif de garantir le secret des correspondances par voie électronique et de lutter contre les interceptions massives de communications, ont été réunies au sein d’une Charte. Au-delà des cinq signataires de la Charte au 16 octobre 2015, celle-ci pourra être à l’avenir signée par tout fournisseur de service de courrier électronique grand public qui souhaite s’engager publiquement à les mettre en œuvre.

Par cette initiative, les opérateurs français de communications électroniques, avec le soutien de la Fédération, témoignent de l’intérêt qu’ils portent à la protection des données personnelles de leurs utilisateurs. La nécessité de répondre à cet enjeu de sécurité et de confiance avait pu être notamment mesurée  par un sondage effectué par l’INC et l’IPSOS à la demande de la FFTélécoms. A l’interrogation : « La question de la sécurisation de vos données personnelles vous inquiète-t-elle ? », 78,5 % des personnes interrogées répondent Oui (dont 46,5% «beaucoup » et 32% « un peu »). Seuls 7% répondent « Non, pas du tout ». (Sondage IPSOS  d’octobre 2014, à partir de 900 interviews téléphoniques sur quotas représentatifs de la population âgée de plus de 18 ans). Le même sondage  cherchait également à hiérarchiser la responsabilité des acteurs dans la défiance des consommateurs en matière de protection des données personnelles : A la question : « En qui faites-vous le moins confiance pour protéger vos données personnelles ? », les sondés répondent  en premier « aux géants de l’internet (à 67%), en second aux gouvernements européens (18%) et en troisième à leur opérateur télécom (4,5%), ce qui montre a contrario, le rôle de tiers de confiance que peuvent jouer les opérateurs télécoms et justifie leur volonté d’être exemplaires dans la protection des données personnelles de leurs clients.

 

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