Lettre ouverte aux candidats à la Présidence de l’Arcep
À l’approche de la nomination du prochain Président de l’Arcep, la Fédération Française des Télécoms adresse une lettre ouverte aux candidats afin de partager sa vision des enjeux du prochain mandat.
Après plusieurs années consacrées au déploiement des réseaux, le secteur des télécoms entre dans une nouvelle phase. Avec 117 milliards d’euros investis au cours des dix dernières années, plus de 95 % des logements et locaux professionnels raccordables à la fibre et moins de 1 % du territoire en zone blanche de bonne couverture 4G, les enjeux de couverture du territoire ont largement progressé.
Les priorités sont désormais celles de la pérennité, de la résilience et de la performance des réseaux, dans un contexte marqué notamment par l’adaptation au changement climatique, la croissance du trafic numérique, la cybersécurité et la lutte contre la fraude.
Pour le prochain mandat, la Fédération Française des Télécoms identifie trois priorités :
- Sécuriser l’investissement du secteur
Les opérateurs devront continuer à investir pour adapter les réseaux au changement climatique, renforcer leur protection face aux cyberattaques et garantir leur exploitation dans la durée. Les besoins d’investissement devraient se stabiliser entre 10 et 15 milliards d’euros par an d’ici 2030. - Simplifier le cadre réglementaire et recentrer les missions de l’Arcep
Alors que de nombreuses obligations ont été conçues durant la phase de déploiement des réseaux, largement achevée, le prochain mandat doit être l’occasion de rationaliser les missions de l’Autorité et de simplifier l’environnement réglementaire des opérateurs. - Rééquilibrer la régulation à l’échelle de l’ensemble de l’écosystème numérique
Neutralité du Net, empreinte environnementale du numérique, lutte contre la fraude : ces enjeux dépassent désormais le seul périmètre des opérateurs télécoms et nécessitent une approche associant l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur numérique.
Le secteur des télécoms constitue le socle de l’écosystème numérique. Face à l’essor de l’intelligence artificielle, des grandes plateformes et des nouveaux services satellitaires, le prochain mandat de l’Arcep devra accompagner ces transformations tout en créant les conditions permettant au secteur de poursuivre ses investissements.