Aller au contenu Accéder à la navigation Accéder à la recherche

Contrastes

Risque de cancer et utilisation du téléphone portable chez les enfants : MOBI-Kids, une étude très attendue enfin publiée

À l’occasion de la Journée Mondiale de lutte contre le cancer organisée le 4 février 2022, l’Inserm a fait le point sur les récentes études publiées sur le sujet, en particulier l’étude MOBI-Kids, publiée récemment, concluant que « L’utilisation du téléphone mobile n’est pas associée à un risque accru de tumeur cérébrale chez les jeunes ».

Les derniers résultats de l’étude MOBI-Kids, initiée en 2013, sur les liens entre risque de tumeur du cerveau et usage du téléphone portable chez les jeunes de 10 à 24 ans, ont en effet été publiés le 30 décembre 2021 dans Environnement International.

Ils ont été également présentés en France le 23 mars dernier aux membres du Comité de dialogue « Radiofréquences et Santé » de l’ANSES par Elisabeth Cardis, l’une des responsables de l’étude. Ce comité rassemble les associations d’usagers ou environnementales et les opérateurs télécoms français et leur fédération professionnelle, la Fédération Française des Télécoms.

Quatorze pays ont participé à cette étude de type cas-témoin, générant ainsi la plus vaste étude internationale réalisée à ce jour sur les tumeurs cérébrales de l’enfant. En France, le pilotage était assuré par l’Inserm.

Neuf cents enfants, présentant une tumeur localisée dans les zones du cerveau les plus exposées aux radiofréquences émises par un téléphone portable, ont été inclus. Leur usage du mobile a été comparé à celui de 1900 jeunes témoins indemnes de tumeur,  selon les méthodes de quotas d’’âge, de sexe et de lieu de résidence, tirés au sort parmi des enfants hospitalisés pour une appendicite.

L’évaluation de l’exposition aux ondes des participants a été réalisée à l’aide de questionnaires et des études de validation ont été menées pour comparer les données fournies par questionnaires avec celles des opérateurs (nombre et durée des appels téléphoniques).

Au terme de leur analyse, les auteurs concluent qu’il n’y a aucune preuve d’association causale entre tumeur cérébrale et usage du téléphone portable. Pour eux, ces résultats sont cohérents avec les connaissances scientifiques actuelles.

Les résultats de cette étude seront intégrés dans les analyses que doivent mener prochainement le Centre International de Recherche contre le Cancer (CIRC) d’une part et l’ANSES d’autre part, sur la cancérogénicité des radiofréquences.

 

Pour en savoir plus :

Voir aussi