9 déc 2011
Démarchage téléphonique

Les entreprises fortement engagées dans le dispositif Pacitel s’inquiètent des revirements des sénateurs qui menacent la dynamique industrielle française et la protection du consommateur

Au moment où est discutée au sénat en 1ere lecture (après la lecture à l’Assemblée Nationale) la loi renforçant les droits en matière de protection et d’information des consommateurs, les cinq fédérations professionnelles qui sont à l’origine de la création de la liste Pacitel, (l’AFRC, la FEVAD, la FVD, la Fédération Française des Télécoms et le SNCD) s’étonnent que certains sénateurs remettent en cause le travail exemplaire, fondé sur une initiative volontaire des entreprises, mis en œuvre depuis juin 2010 dans le but de trouver une solution équilibrée, qui à la fois protège le consommateur et sauvegarde les emplois.

Pacitel – liste d’opposition à la prospection téléphonique non désirée - a pour objectif de rendre plus responsable la prospection commerciale et au-delà de rénover les métiers de la relation client grâce à la liste des recommandations déontologiques auxquelles s’engagent les entreprises qui y souscrivent. Pacitel impose aux entreprises de revoir en profondeur leurs process pour former tous leurs conseillers et se mettre en conformité avec les impératifs de la liste Pacitel. Un grand nombre d’entreprises se sont déjà engagées dans cette dynamique car elles ont compris qu’il était inutile et même contre-productif de prospecter par téléphone quelqu’un qui refuse toute prospection téléphonique.

Le téléphone, comme outil de relation client ou comme moyen de prospection est utile à la fois pour les consommateurs et pour les entreprises. La relation client par téléphone représente 275 000 emplois en France dont 100 000 exercent des missions d’appels sortants. Elle est créatrice d’emplois, en particulier dans des zones où les emplois sont rares et ont subi de plein fouet les effets de la désindustrialisation.

La remise en cause par le Sénat du dispositif Pacitel risque d’avoir pour conséquence de tuer dans l’oeuf cette dynamique de rénovation des métiers de la relation clients.

Les entreprises, toujours déterminées à faire vivre la liste Pacitel tant pour respecter la parole donnée aux Pouvoirs publics qu’aux 550 000 consommateurs qui se sont inscrits sur la liste demandent aux sénateurs de bien vouloir leur laisser le temps de mener en profondeur ce travail de rénovation et de réussir la mise en oeuvre de ce dispositif gagnant-gagnant parce qu’il concilie les intérêts des consommateurs, les intérêts des salariés qui travaillent dans la prospection téléphonique et les intérêts des entreprises, de toute taille et de tout secteur.

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