6 mar 2014
Sécurité

La sécurité des réseaux est une composante clé de l’ADN des opérateurs

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La Fédération Française des Télécoms a été auditionnée par l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifique et Techniques (OPECST) sur le thème du « risque numérique ».

Réunion à l'OPECST

Cette audition a été ainsi l’occasion de rappeler que la sécurité des réseaux, dans le respect des obligations légales existantes, est une des missions fondamentales des opérateurs et de leurs collaborateurs experts de ces questions.

La sécurisation des réseaux constitue en effet un prérequis indispensable à la fourniture de services communications électroniques de confiance, ouverts et interopérables. C’est le sens des travaux qui sont menés par les opérateurs télécoms, au niveau international, visant à la mise en œuvre de standards intégrant, dès leur conception, des mécanismes de sécurité (ex. : GSM et l’ensemble des enjeux d’authentification en matière d’échanges avec les réseaux mobiles). Des innovations françaises, reprises au niveau international, ont ainsi permis de faire progresser la sécurisation des transactions mobiles à travers notamment le profil de protection de la carte SIM qui rend possible l’hébergement d’applications mobiles sur la SIM de manière sécurisée et étanche.

En tant qu’Opérateurs d’Infrastructures Vitales (OIV), les opérateurs télécoms consacrent des investissements importants et des ressources récurrentes afin de mettre en permanence à niveau leurs réseaux et d’assurer, par anticipation, la mise en place des réponses technologiques les plus adaptées susceptibles de contrer toute attaque ou menace visant à porter atteinte à l’intégrité des réseaux et des données.

Ces efforts s’inscrivent ainsi pleinement dans le volontarisme affichée par les pouvoirs publics en matière de cybersécurité et dans le cadre d’une collaboration constructive et étroite avec l’ensemble des services de l’Etat en charge de ces questions et notamment l’ANSSI à travers la « définition de règles de protection et leur mise en œuvre », la « labellisation des produits et des prestataires de sécurité » ou encore la mise en place de « contrôles de sécurité et d'intégrité des installations, réseaux et services ».

C’est dans cet esprit que s’inscrivent notamment les mesures présentées par M. le Premier Ministre, le 20 février dernier à l’ANSSI, visant à ce que « les offres nationales de messagerie électronique soient chiffrées par leurs fournisseurs et que les messages soient traités par des infrastructures situées sur le territoire national. ». Ces mesures rejoignent d’ailleurs plus globalement les initiatives qui ont été prises, sur le plan européen, par les chefs d’Etat visant à renforcer la protection de la vie privée et assurer la sécurité de l’hébergement des données des entreprises et des citoyens européens. Il s’agit, à travers ces initiatives, que l’Europe soit en mesure de garantir durablement sa souveraineté numérique.

La Fédération Française des Télécoms est ainsi attentive à la volonté exprimée de l’Union Européenne et des pouvoirs publics français de faire évoluer les législations actuelles en matière de collecte, de stockage et d’exploitation des données personnelles au travers des :

  • règlement européen sur les données personnelles visant à harmoniser les modalités de traitement de données de personnes résidant dans l’Union Européenne, encadrer les transferts de données en direction des Etats tiers évitant une distorsion de concurrence avec les entreprises extra-européennes exerçant en Europe (réforme du statut du Safe Harbor) et la mise en place d’un guichet unique permettant la simplification des formalités des entreprises et le renforcement de la coopération entre autorités nationales,
  • projet de loi numérique permettant d’adapter notre législation nationale à la « révolution des data » et à la globalisation des échanges de données tout en préservant les libertés fondamentales de nos concitoyens.

Il est ainsi important de rappeler que, dans le cadre d’une étude sur l’économie du secteur menée avec Arthur D. Little et publiée en novembre 2013, la Fédération Française des Télécoms avait appelé à un « new deal numérique » en Europe, dont l’un des piliers serait la confiance numérique. La Fédération avait notamment formulé trois propositions :

  • réaliser le projet d’identité numérique basé sur la carte SIM, avec une impulsion forte des Etats et de l’Europe,
  • mettre en place et promouvoir un label européen de stockage des données,
  • certifier les logiciels diffusés en Europe ainsi que les équipements critiques.

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