4 juin 2013
Décryptage

Une France « textoteuse » et « omnivore numérique » vue depuis les observatoires d’usages et de prévisions

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Plusieurs observatoires ont rendu public récemment des données chiffrées sur les usages d'internet et du mobile en France et dans le monde.
France Textoteuse

L’ARCEP a ainsi publié les résultats du quatrième trimestre 2012 de son Observatoire avec des résultats dont la Fédération Française des Télécoms a proposé la synthèse en rappelant notamment les 10 milliards d’euros investis par les opérateurs pour l’ensemble de l’année 2012, soit près de 2 milliards de plus qu’en 2011 ainsi que la baisse des prix des services mobiles en France métropolitaine en 2012  de 11,4% en moyenne annuelle.

A ce propos un article de Slate a calculé avec humour sur la base de ce rapport que si les clients dits actifs envoient environ 240 SMS chaque mois pendant une durée de 50 ans, cela donne 9,5 millions de signes rédigés au cours d’une partie de sa vie, soit la longueur des sept tomes d’«A la recherche du temps perdu» de Marcel Proust.

L’étude du cabinet Deloitte Research, State of Media Democracy 2013, réalisée à l’échelle mondiale montre comment les français peuvent être qualifiés « d’omnivores digitaux » avec 20% disposant à la fois d’un mobile, d’une tablette et d’un ordinateur, soit un Français sur 5. Omnivores mais encore multitaskeurs sont les français quand ils regardent la télévision avec 84 % d’entre eux qui naviguent sur internet, lisent leur mails ou envoient des SMS suivant les pratiques déjà souvent citées dans cette veille de « double screening.» Parmi les usagers du numérique les plus intensifs, contrairement aux idées reçues associant jeunesse et numérique, il faut compter sur les séniors, plus gros cyberacheteurs de France avec 48% des dépenses effectuées sur Internet.

Une série de rapports sont également prometteurs sur les pratiques à venir notamment autour d’un internet mobile qui représentait 0,9% du trafic global en 2009 pour atteindre désormais 15% avec une prévision à 30% pour fin 2014. Et parmi l’usage à venir des réseaux mobiles aux débits de plus en plus rapides grâce au déploiement de la 4G, on citera en premier lieu la vidéo mobile dont la consommation peut s’élever aujourd’hui en moyenne à 2,6 GB par abonnement et par mois et dont est prévue une progression de l’ordre de 60 % par an pour la fin 2018. 

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