28 nov 2013
Economie

Troisième étude Arthur D. Little pour la FFTélécoms sur l’économie du secteur des télécoms en France

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La troisième étude sur l’économie du secteur des télécoms en France commandée au cabinet Arthur D. Little montre de manière très factuelle le rôle critique joué par les opérateurs télécoms dans la chaîne de valeur des acteurs du numérique, ainsi que l’effet de levier des investissements réalisés dans les réseaux télécoms sur l’ensemble de l’économie. Elle appelle en conclusion à un véritable « New Deal numérique » fondé sur une vision stratégique de long terme et la restauration du leadership européen et français dans l’industrie numérique. Elle formule enfin des propositions pour donner rapidement corps à ce « New Deal numérique », tant au niveau européen qu’au niveau national.
Troisième étude Arthur D. Little pour la FFTélécoms sur l’économie du secteur des télécoms en France

1. Le secteur des télécoms contribue à construire l’avenir de l’économie française.

  • L’usage des services télécoms est en très forte hausse (l’usage de l’internet mobile a été multiplié par 200 entre 2006 et 2012), alors que les prix connaissent une très forte baisse (baisse de 22 points de l’indice INSEE des prix télécoms entre 2010 et 2013)
  • Tandis qu’entre 2011 et 2012, la part du chiffre d’affaires des opérateurs télécoms baisse parmi les acteurs de la chaîne de valeur du numérique (-4%), leur part dans les investissements continue de croître (+7%). Ils représentent en outre 76% des emplois directs et 87% des impôts et taxes payés en France par ces acteurs. Ainsi, pour un milliard d’euros de chiffre d’affaires, les opérateurs investissent 180 millions d’euros et paient 139 millions d’impôts, contre respectivement 27 millions d’investissements et 10 millions d’impôts pour les acteurs mondiaux de l’internet.
  • Les opérateurs ont injecté 245 milliards d’euros depuis 2006 dans l’économie française, en impôts, investissements, salaires, charges fournisseurs, dividendes
  • Les opérateurs télécoms sont un accélérateur économique dont les investissements rapportent 6 fois la mise initiale. Un euro investi dans les réseaux très haut débit génère 6 euros de PIB qui  engendrent 3 euros de recettes fiscales et sociales.

2. Malgré un contexte défavorable les opérateurs télécoms maintiennent leurs efforts d’investissement.

  • L’exigence de déploiement des réseaux très haut débit fixe et mobile (fibre optique et 4G) a poussé  les investissements des opérateurs télécoms qui ont culminé en 2012 à 7,3 milliards d’euros, alors que les revenus ont poursuivi leur décroissance et les marges ont subi de très fortes pressions (moins 5 points de marge d’EBITDA sur chiffre d’affaires pour le secteur, entre 2011 et 2012)
  • Grâce à ces efforts d’investissement toujours plus grands les opérateurs enrichissent régulièrement leurs services et proposent des débits croissants qui améliorent l’expérience client et développent les usages (3 fois plus de VoD et 7 fois plus de TV de rattrapage dans les foyers raccordés à la fibre optique)

3. L’approche européenne du secteur doit être réorientée en faveur de l’investissement.

  • L’approche européenne en matière de numérique a conduit globalement le continent à une situation de déclin : la part des revenus des opérateurs européens est passée de  42 à 30%  dans le Top 30 mondial et celles des fabriquants de mobile et des équipementiers ont décru respectivement de 47 à 18% et de 98 à 62%, entre 2000 et 2012
  • L’Europe n’a pas réussi à faire émerger de leaders mondiaux dans les services internet et aujourd’hui les grands acteurs mondiaux du web occupent des positions de marché extrêmement fortes face à plus de cent opérateurs télécoms européens.
  • L’exemple des autres continents qui bénéficient tous d’une croissance soutenue des acteurs du secteur numérique montre cependant que cette décroissance européenne n’est pas une fatalité.

4. L’industrie numérique européenne doit rapidement trouver les réponses appropriées à deux questions qui la pénalisent lourdement.

  • L’absence de vision stratégique de long terme en faveur de l’investissement, avec en particulier une décorrélation des cycles réglementaires et législatifs des cycles d’investissement longs (20ans) des opérateurs
  • La perte de leadership de l’Europe dans l’industrie numérique, avec en particulier une pression réglementaire et fiscale concentrée sur les acteurs qui contribuent le plus fortement à la richesse collective

En conclusion :

Appel à un « New Deal numérique » en faveur de l’investissement, avec 5 séries de mesures :

  • Garantir la prévisibilité réglementaire pour assurer la visibilité nécessaire aux investissements télécoms, par exemple, en appliquant le cadre adopté en 2012 pour le roaming européen ou en assurant une gestion cohérente du spectre radio dans le cadre d’une logique industrielle.
  • Mettre en place les mécanismes fiscaux et financiers incitatifs pour stimuler l’investissement dans le secteur, en libérant par exemple 2 milliards d’euros sur 10 ans pour accélérer les investissements privés dans le cadre du plan France Très Haut Débit.
  • Etablir l’équité réglementaire et fiscale entre les acteurs de l’écosystème, en appliquant par exemple, de manière systématique le principe « à services concurrents, mêmes règles », ou bien en mettant fin rapidement aux pratiques d’évitement fiscal massives de certains acteurs  mondiaux.
  • Consolider la confiance dans les réseaux à l’heure du numérique, en mettant par exemple en place un label européen de stockage des données, ou en certifiant les logiciels diffusés en Europe.
  • Stimuler le développement des filières numériques d’avenir par l’impulsion des pouvoirs publics, en confiant à l’Etat un rôle exemplaire dans l’utilisation des services numériques et en soutenant les filières d’avenir numériques.

Pierre Louette, Président de la FFTélécoms commente les résultats de la 3ème étude sur l'économie des Télécoms : 

 

Etude sur l'économie des Télécoms - Edition 213... par FFTelecoms

Yves Le Mouël, Directeur Général de la FFTélécoms donne une synthèse de la 3ème étude sur l'économie des Télécoms : 

Etude sur l'économie des Télécoms - Edition 213... par FFTelecoms

Ignicio Garcia Alvez et Didier Levy du cabinet Arthur D. Little reviennent en quelques minutes sur les principaux enseignements à retenir de la 3ème étude ADL sur l’économie des Télécoms : 

Etude sur l'économie des Télécoms - Edition 213... par FFTelecoms

> Découvrir l’étude complète Arthur D.little et le communiqué de presse en pièces jointes
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