2 déc 2013
Economie

Troisième étude Arthur D. Little pour la FFTélécoms «L’économie du secteur des Télécoms en France » : Interview de Pierre Louette sur BFM

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Interview de Pierre Louette, président de la FFtélécoms sur BFMTV à l'occasion de la publication de la Troisième étude Arthur D. Little pour la FFTélécoms «L’économie du secteur des Télécoms en France »
PierreLouetteBFM

Interviewé par Hedwige Chevrillon, Pierre Louette, président de la FFTélécoms, rappelle les grandes lignes de l’étude menée par le cabinet Arthur D. Little sur l’économie du secteur des Télécoms.

Pierre Louette Federation francaise des... par FFTelecoms

Le secteur des télécoms contribue à construire l’avenir de l’économie française.

Depuis quelques années, l’usage des services télécoms est en très forte hausse (l’usage de l’internet mobile a été multiplié par 200 entre 2006 et 2012), alors que les prix connaissent une très forte baisse (baisse de 22 points de l’indice INSEE des prix télécoms entre 2010 et 2013).

Tandis qu’entre 2011 et 2012, la part du chiffre d’affaires des opérateurs télécoms baisse parmi les acteurs de la chaîne de valeur du numérique (-4%), leur part dans les investissements continue de croître (+7%). Ils représentent en outre 76% des emplois directs et 87% des impôts et taxes payés en France par ces acteurs. Ainsi, pour un milliard d’euros de chiffre d’affaires, les opérateurs investissent 180 millions d’euros et paient 139 millions d’impôts, contre respectivement 27 millions d’investissements et 10 millions d’impôts pour les acteurs mondiaux de l’internet.

Les opérateurs télécoms sont un accélérateur économique dont les investissements rapportent 6 fois la mise initiale. Un euro investi dans les réseaux très haut débit génère 6 euros de PIB qui  engendrent 3 euros de recettes fiscales et sociales.

L’approche européenne du secteur doit être réorientée en faveur de l’investissement :

L’approche européenne en matière de numérique a conduit globalement le continent à une situation de déclin : la part des revenus des opérateurs européens est passée de  42 à 30%  dans le Top 30 mondial et celles des fabricants de mobile et des équipementiers ont décru respectivement de 47 à 18% et de 98 à 62%, entre 2000 et 2012.

L’Europe n’a pas réussi à faire émerger de leaders mondiaux dans les services internet et aujourd’hui les grands acteurs mondiaux du web occupent des positions de marché extrêmement fortes face à plus de cent opérateurs télécoms européens.

Appel à un « New Deal numérique » en faveur de l’investissement :

Garantir la prévisibilité réglementaire pour assurer la visibilité nécessaire aux investissements télécoms, par exemple, en appliquant le cadre adopté en 2012 pour le roaming européen ou en assurant une gestion cohérente du spectre radio dans le cadre d’une logique industrielle.

Mettre en place les mécanismes fiscaux et financiers incitatifs pour stimuler l’investissement dans le secteur, en libérant par exemple 2 milliards d’euros sur 10 ans pour accélérer les investissements privés dans le cadre du plan France Très Haut Débit.

Etablir l’équité réglementaire et fiscale entre les acteurs de l’écosystème, en appliquant par exemple, de manière systématique le principe « à services concurrents, mêmes règles », ou bien en mettant fin rapidement aux pratiques d’évitement fiscal massives de certains acteurs  mondiaux.

Retrouvez en pièces jointes de l'article :
> Communiqué de Presse de la FFTélécoms 
> 3ème étude Arthur D. Little pour la FFTélécoms : "L'économie des Télécoms"

Voir les autres études de la FFTélécoms
 

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