Trois Académies livrent leurs conclusions sur les ondes radio
L’Académie nationale de Médecine, l’Académie des Sciences et l’Académie des Technologies ont publié, le 17 décembre 2009, un avis intitulé : « Réduire l’exposition aux ondes radio des antennes-relais n’est pas justifié scientifiquement ».
Dans cet avis, les Académies saluent le rapport scientifique de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail (AFSSET) et en « approuvent sans réserve » les conclusions :
- Aucun effet sanitaire n’est établi, quelle que soit la source d’émission : émetteurs radio ou TV, antennes-relais, téléphone mobile, box Wi-Fi…
- Aucune hypothèse sur les mécanismes qui auraient pu être à l’origine d’effet sanitaire n’est confirmée.
- Aucune preuve convaincante d’un effet biologique n’est apportée aux niveaux d’exposition non thermiques.
Après ce rappel des conclusions, les Académies s’intéressent aux 97 études récentes relatives aux effets biologiques et retenues par les experts de l’AFSSET pour leur qualité méthodologique.
Elles analysent, en particulier, les 11 études qui montrent un effet biologique, en soulignant que ces études n’ont pas été répliquées, qu’elles sont en contradiction avec d’autres études et que » les effets rapportés n’ont été observés qu’à des niveaux d’exposition (DAS) 5 000 à 30 000 fois plus élevés que ceux créés par la quasi-totalité des antennes-relais ».
A l’issue de cette analyse, « les Académies considèrent que ces [11] études ne justifient pas une diminution de l’exposition aux antennes-relais ».
Dans la troisième et dernière partie de leur avis, les Académies mettent en évidence des écarts, voire des contradictions entre le rapport scientifique de l’AFSSET et la présentation publique qui en a été faite.
Elles apportent leur soutien à la mise en place d’une « Charte de l’expertise qui éviterait la traduction inexacte des données de l’expertise scientifique en termes de mesures sanitaires » et » recommandent de poursuivre des recherches épidémiologiques et biologiques dans le domaine des radiofréquences, en veillant à une méthodologie rigoureuse ». Elles terminent leur avis en « alertant sur une réduction irréfléchie de l’exposition aux antennes-relais qui pourrait aboutir à un effet inverse pour la grande majorité des Français, sans bénéfice sanitaire pour les autres ».








