6 juin 2014
Communiqué de presse

Position de la Fédération Française des Télécoms sur la sécurisation des services de messagerie

04
MIN
La Fédération Française des Télécoms tient à rappeler les travaux menés actuellement et collectivement, sous l’égide de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), par tous les fournisseurs d’accès à internet français pour renforcer la sécurisation de leurs messageries électroniques.

Certains opérateurs  ont déjà procédé  avec succès à des tests techniques dans le cadre d’un pilote en cours et ont présenté aux pouvoirs publics  l’architecture et les solutions techniques pour chiffrer les échanges de mails entre leurs serveurs MTA (« Mail Transfert Agent »), ainsi qu’un état des lieux sur la manière dont les terminaux utilisateurs existants peuvent mettre en œuvre le chiffrement de leurs échanges avec les MTA. Plus précisément, la solution technique retenue pour les échanges entre MTA est fondée sur l’utilisation de la méthode StartTLS du protocole SMTP.

Ces travaux menés par les opérateurs relèvent des problématiques de sécurisation des échanges entre différents services de messagerie avec le souci d’interopérabilité totale qui caractérise le métier des opérateurs télécoms : ils visent ainsi à mettre en place  des mesures de protection des liens interconnectant leurs serveurs de messagerie les uns aux autres.

Il serait en effet vain et trompeur vis-à-vis  de l’opinion publique de prétendre sécuriser unilatéralement et isolément des e-mails alors que l’expéditeur et le destinataire n’ont pas le même fournisseur de messagerie.

De même, il serait illusoire de faire croire qu’un chiffrement rende plus complexe les interceptions à grande échelle par une puissance étrangère, si les deux conditions rappelées par le Premier Ministre lors de son discours à l’ANSSI du 20 février 2014 ne sont pas respectées, à savoir le chiffrement des offres de messagerie électronique par leurs fournisseurs et le traitement des messages par des infrastructures situées sur le territoire national. Les opérateurs français participant à l’initiative s’engagent pour leur part sur ces deux points. Leurs travaux devraient aboutir à l’automne.

Documents associés :

Retour sur le site de la Fédération Française des Télécoms