Position de la Fédération Française des Télécoms à la suite du vote par une commune d’une résolution demandant 0,6 V/m
Quelques médias nationaux se sont fait l’écho du vote par la commune de Varades (Loire-Atlantique) d’une résolution demandant l’abaissement à 0,6 V/m des ondes électromagnétiques.
Les opérateurs sont très attachés à la concertation avec les maires qui est l’un des points-clé du Guide signé avec l’Association des Maires de France concernant l’installation des antennes-relais.
La Fédération Française des Télécoms souhaite, par conséquent, que le dialogue entre la Mairie de Varades et les opérateurs permette de ramener de la sérénité dans cette commune.
Elle tient, par ailleurs, à souligner que les promoteurs du chiffre de 0,6 V/m passent sous silence la position de l’ensemble des autorités sanitaires nationales et internationales ainsi que les résultats des travaux techniques menés par le Comité opérationnel (COMOP) mis en place suite au Grenelle des Ondes et publiés fin août 2011.
Elle invite les maires et les habitants qui pourraient être tentés par les promoteurs de ce chiffre, à prendre connaissance des éléments suivants :
1. Le chiffre de 0,6 V/m n’est recommandé par aucune autorité sanitaire nationale ou internationale.
2. En France, l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) a écrit dans son rapport de 2009 sur les radiofréquences que le chiffre de 0.6V/m était sans fondement scientifique.
3. Le chiffre de 0,6 V/m n’est en vigueur dans aucune ville et dans aucun pays.
4. La résolution du Conseil de l’Europe, qui sert de fondement à la résolution de la commune de Varades, ne se réfère à aucune autorité sanitaire nationale ou internationale
5. Le Conseil de l’Europe (47 Etats) indique, lui-même, sur son site Internet qu’il ne doit pas être confondu avec le Conseil de l’Union Européenne (27 Etats) et la Commission Européenne et qu’il a pour mission « de promouvoir la démocratie et de protéger les droits de l’homme et l’Etat de droit en Europe ». Il n’a pas de mission d’ordre sanitaire.
6. Les seuils réglementaires d’exposition aux ondes radio en France sont les seuils recommandés par le Conseil de l’Union Européenne et par l’Organisation Mondiale de la Santé. Ils ont été confirmés, en 2009, par le comité scientifique de la Commission Européenne (SCENIHR), puis par l’ANSES en France.
7. Les travaux techniques du COMOP suite au Grenelle des Ondes ont porté sur l’exposition des français aux antennes-relais dans 6 types d’environnement géographique, allant du rural à l’urbain « haute densité ». Les résultats consolidés pour les 6 types d’environnement géographique montrent que l’exposition aux antennes-relais est inférieure, dans 99,9% des cas, à 5 V/m, soit environ un dixième du seuil réglementaire le plus faible (41 V/m).
8. Les simulations de réduction de puissance visant 0,6 V/m, effectuées par le COMOP, montrent de fortes pertes de couverture, en particulier à l’intérieur des bâtiments (82% de perte de couverture en indoor à Paris 14ème).









