31 oct 2012
Communiqué de presse

L'économie des Télécoms en France: deuxième étude pour la Fédération Française des Télécoms

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La 2ème édition de l’étude faite sur l’économie du secteur par Arthur D Little, est centrée sur la chaîne de valeur des acteurs du numérique, en soulignant l’importance du rôle des opérateurs dans cette chaîne, en même temps que les pressions auxquelles ils sont soumis, avec les risques encourus si aucune action n’était entreprise pour mieux prendre en compte les opportunités dont ils sont porteurs.

En synthèse :

Pour favoriser la croissance et l’emploi du secteur télécom, la France et l’Europe doivent définir et mettre en œuvre une politique industrielle ambitieuse et cohérente.

  1. Le secteur des télécoms est au cœur de la société et de l’économie
  • Les services télécoms sont devenus essentiels pour les français et ils constituent une priorité pour les investisseurs et les élus *
  • Ils représentent moins de 3% des dépenses totales des ménages français, malgré l’explosion des usages
  • Les opérateurs télécoms représentent plus de 128 000 emplois directs localisés en France et génèrent plus de 170 000 emplois indirects
  • Les opérateurs télécoms ont injecté 204 milliards d’euros dans l’économie française entre 2006 et 2011
  1. Les télécoms sont les principaux moteurs du développement des filières numériques
  • Les opérateurs télécoms sont les principaux contributeurs de l’écosystème numérique en France : 64% des revenus, 77% de l’emploi, 88% des impôts et taxes (hors TVA) et 92% des investissements
  • Ils sont les acteurs clés de l'innovation dans les nouvelles filières numériques d’avenir : cloud, NFC, smart home, …
  • Les opérateurs télécoms contribuent à la relance de l’économie : leurs investissements dans le très haut débit en France pourraient générer plus d’1 point de PIB supplémentaire
  1. La performance des opérateurs télécoms se dégrade sous l’effet de fortes pressions
  • La décroissance des revenus des opérateurs télécoms français s’aggrave depuis 2012 : baisse de 2% entre 2010 et 2011 et baisse prévue de 9% d’ici 2014
  • La rentabilité dégagée par les opérateurs télécoms s’affaiblit : -4,6 points de marge d’EBITDA entre 2008 et le premier semestre 2012; cette baisse devrait se poursuivre (-4 points d’ici 2014)

Cette baisse de performance s’explique par 3 facteurs :

  • Sur-réglementation -15 Mds€ sur les revenus mobiles liés à la baisse des prix des terminaisons d’appel et d’itinérance
  • Sur-fiscalité 1,2 Mds€ de sur-fiscalité spécifique payés par les opérateurs chaque année
  • Sur-concurrence : tarifs français parmi les plus bas , essor du low-cost, concurrence des OTT…

Cette perte de vitesse a un impact sur la valorisation du secteur, le plaçant sous la menace d’investisseurs étrangers

  1. Trois priorités pour une politique industrielle des télécoms ambitieuse et cohérente
  • Assurer un cadre réglementaire et fiscal incitatif à la poursuite des investissements
  • Etablir une équité fiscale et réglementaire entre tous les acteurs de l’écosystème, en particulier vis-à-vis des géants mondiaux de l’internet
  • Soutenir et promouvoir les filières numériques autour des opérateurs télécoms

 
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