27 fév 2014
Décryptage

Le Mobile World Congress 2014 en 5 tendances clés

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Rendez-vous incontournable des acteurs de l’économie mobile, le Mobile World Congress se tenait du 24 au 27 février à Barcelone. Petit Web vous propose sa revue de presse des tendances phares de cette édition.
Le Mobile World Congress 2014 en 5 tendances clés

La « wearable tech », nouvelle star du mobile

Les montres intelligentes et les bracelets moniteurs d'activité vont-ils éclipser les smartphones ? Ils étaient incontestablement les stars du salon, chaque constructeur présentant sa solution : Gear, Talk Band, Smartband, BlueWatch, LifeBand... Selon le cabinet Strategy Analytics, il se serait écoulé 1,9 million de montres intelligentes l'an dernier. Véritables extensions des smartphones, ces gadgets font bien plus que de donner l’heure : traqueurs d’activité physique, suivi de données médicales, évaluation de la qualité de son sommeil, partage sur les réseaux sociaux, prise de photos, envoi de SMS… les possibilités semblent infinies. Reste à savoir si ces terminaux parviendront à convaincre le grand public.

La confidentialité des données, élément de différenciation

Affaire Prism et inquiétude sur l’exploitation des données personnelles obligent, nombreuses sont les entreprises surfant sur le thème de la sécurité, afin d’en faire un élément de différenciation.  Les opérateurs télécoms proposent ainsi la technologie Mobile Connect, une initiative lancée par la GSMA en partenariat avec le fabricant de puces et cartes SIM Gemalto qui est une alternative aux solutions d’authentification proposées par les réseaux sociaux. « Avec Mobile Connect, les opérateurs s'engagent sur le fait que les informations relatives au client  ne sont ni utilisées par l'opérateur, ni communiquées à des tiers. La  confidentialité et la sécurité des clients sont protégées » précise La Tribune. En France, Deezer et Dailymotion seront parmi les premiers services à proposer ce mode d’authentification.

L’américain Silent Circle et l’espagnol Geeksphone ont présenté le Blackphone, « un smartphone anti-pirate à destination d'utilisateurs désireux de protéger leurs communications et données personnelles » explique L’Usine Nouvelle. Equipé du système d’exploitation PrivatOS dérivé d’Android, ce téléphone utilise des applications de cryptage des communications et des fichiers échangés sur les réseaux. Dans le même état d’esprit, Mozilla a annoncé travailler à une version nettement plus sécurisée de son système d’exploitation mobile Firefox OS

L’open source, vers un écosystème plus ouvert ?

« Ce que nous voulons, c’est un écosystème qui ne soit pas uniquement dominé par deux plates-formes. Nous voulons créer un espace libre où il sera possible, pour qui le souhaite, d’innover sans subir les règles extrêmement restrictives des géants Apple et Google» explique au Monde, Roy Sugimura, président de la Tizen Association, qui développe un système d’exploitation mobile, notamment soutenu par Samsung.

Firefox OS présenté l’année passée  par la fondation Mozilla a pour but d’insuffler l’esprit du navigator Firefox dans le monde du smartphone. A savoir, un environnement ouvert auquel des développeurs du monde entier pourraient apporter leur contribution. Mais aussi un système où le « mobinaute » ne serait pas forcément obligé de passer par des applications pour naviguer correctement sur Internet. De son côté, Canonical, société éditrice d'Ubuntu, a présenté à Barcelone son système d'exploitation Ubuntu Touch, disponible sur deux terminaux.

Pour autant ces nouveaux OS ont-ils une chance de se développer ?

La 5G, bientôt chez vous

La 4G est à peine entrée dans le quotidien des consommateurs que les acteurs du secteur planchent sur la 5G. « Une nouvelle génération qui permettra tout à la fois aux utilisateurs de télécharger un film en une seconde sur leur smartphone ou leur tablette, mais aussi aux opérateurs de répondre à l'explosion du trafic de données mobiles » détaille Le Figaro. L’Europe est déterminée à ne pas se laisser distancer dans ce domaine par le volontarisme des acteurs asiatiques ou américains : l’Union Européenne a prévu un financement de 700 millions d’euros d’ici à 2020. Le consortium METIS, qui réunit des géants du secteur, travaille lui à l’élaboration des nouveaux standards et dispose d'un fonds de 16 millions d'euros pour ses recherches. Une réflexion qui devrait se concrétiser d’ici à 2020, pour une généralisation de la technologie vers 2025.

La lumière, réseau télécom du futur ?

Le Pdg d'Ericsson a dévoilé un partenariat avec Philips, leader mondial de l'éclairage public,  pour connecter ses lampadaires et imaginer la ville intelligente de demain. «Les nouveaux lampadaires, déjà en test dans plusieurs villes américaines, notamment avec l'opérateur Verizon, fonctionnent avec des LED, une technologie qui permet déjà d'améliorer l'efficacité énergétique de 50 %. « En les connectant à Internet, les économies d'énergie peuvent atteindre 80 % » précisent Les Echos. Dans le même domaine, le Li-Fi, une technologie qui permet de recevoir et d’émettre les données transmises par les ondes lumineuses visibles, pourrait représenter une alternative au wifi. La startup française SunPartner Technologies présentait ainsi un premier prototype de smartphone compatible LiFi, en partenariat avec Alcatel One Touch et TCL.  "Les applications sont nombreuses, explique son vice-président, Francis Robcis, à MetroNews. « Imaginons qu’un musée propose des tablettes à ses visiteurs. En se plaçant face à une œuvre, sous une source lumineuse, l’utilisateur peut ainsi y recevoir toute sorte d’information à son sujet" » 

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