16 juin 2014
Décryptage

Le mobile, meilleur allié des commerçants ?

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Comment transformer le mobile en outil au service des commerçants, grands ou petits ? Plutôt que de le menacer, le web peut-il devenir l’allié du commerce physique ? De nombreuses start-up françaises pensent que oui : zoom sur les applications stars du domaine, avec notre partenaire Petit Web.
Mobile store

Le mobile comme outil de fidélisation

Depuis quelques années, les consommateurs ont la possibilité de mutualiser leurs différents programmes de fidélité, grâce à des services « multicartes ». Des applications comme Fidall ou Fidme réunissent en effet un grand nombre de programmes de marques et d’enseignes au sein d’un même espace. Toutes deux proposent de géolocaliser les points de ventes des marques où le client est enregistré et de lui offrir bons plan et réductions par notifications push. Mais ce sont les marques elles-mêmes qui sont souvent les plus inventives : la filiale française de McDonald’s est devenue un pionnier au sein de son groupe, en lançant une application cumulant achat sur mobile, retrait en point de vente et programme de fidélité. Le mobile peut aussi devenir le vecteur d’offres de remboursement. C-wallet, développé par l’agence Catalina Marketing Corporation s’est ainsi spécialisé dans les produits de grande consommation, avec de nombreuses offres de réduction, tandis que des grands groupes, comme Kraft et Unilever avec « J’M acheter malin », commencent à se doter de leur propre application de couponing,

Le mobile pour générer du trafic en magasins physiques

Entre la promotion et la relation client, le site féminin MyLittleParis a tiré parti de son rapport privilégié avec les grandes marques de mode et beauté pour lancer MyLittleApp, sur laquelle les utilisatrices reçoivent un bon plan par jour, qu’il s’agisse d’une réduction, d’une idée de cadeau, d’un conseil, d’une invitation à une vente privée ou d’une surprise. Un autre pure-player du web s’est aussi lancé sur ce terrain du « drive-to-store » : c’est le site Vente-Privée.com. A l’automne 2013, il a lancé l’application Le PASS qui propose des offres ciblées aux mobinautes, en fonction de leurs préférences et de leur géolocalisation. La start-up Socloz, quant à elle, pousse la problématique de la conversion encore plus loin : elle permet aux clients de trouver le produit de leur choix dans les magasins les plus proches alentours, et un module de réservation peut être ajouté par les marques. Le client peut ainsi identifier le commerce qui lui convient pour ensuite s’y rendre physiquement. Shopmium, pour sa part, a choisi le remboursement après achat. Avec 10 à 15 offres proposées en permanence sur son application, elle restitue un ensemble détaillé de données aux marques : nombre de clics, traçage des achats en points de vente, informations sur les clients, etc. Sur un modèle solidaire, elle donne ensuite aux consommateurs le choix de toucher l’argent ou de le reverser à une association. Plyce, enfin, géolocalise les commerces proches du consommateur pour lui offrir bons plans et réductions en même temps qu’elle enregistre toutes les cartes de fidélité.

Connecter les points de vente et les vendeurs

Prochaine étape : faire le pont entre le mobile des clients et les points de vente, avec des interactions directes entre les deux. LePass propose ainsi aux commerçants de s’équiper de « beacons », de petits capteurs permettant d’adresser des messages ciblés et localisés sur les passants qui ont accepté le dispositif. Avec la même technologie, Ubeacon s’adapte à chaque marque et propose d’accompagner les clients dans les allées du point de vente, en les ayant au préalable fait venir grâce à des coupons mobiles. Parmi les enseignes de la distribution, les magasins Darty, But ou Sephora font figures de pionnier de la « digitalisation » du point de vente. Au-delà de l’installation de bornes tactiles et interactives en magasins, parfois connectées au mobile des clients, ces enseignes ont compris qu’il fallait avant tout accompagner les vendeurs en leurs donnant de nouveaux outils, tels que des terminaux de paiement et d’encaissement mobiles, des tablettes de démonstrations ou des applications permettant d’accéder à l’historique d’achat des clients. Objectif : donner aux vendeurs les mêmes armes que leurs clients, déjà ultra-connectés et informés. Ce mouvement ne fait que débuter.

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