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La Fédération Française des Télécoms remet au gouvernement le premier bilan d’un an d’application de la charte d’engagement volontaire du secteur des télécoms pour le développement durable

Nathalie Kosciusko-Morizet, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement a reçu de Frank Esser, Président de la Fédération Française des Télécoms le premier bilan d’un an d’application de la charte d’engagement volontaire du secteur des télécoms pour le développement durable signée en juillet 2010.

Inscrite dans la démarche initiée lors du Grenelle de l’Environnement, cette charte s’appuie sur des objectifs chiffrés et concrets, des plans d’actions volontaires et 21 indicateurs de suivi précis et opérationnels collectés et analysés par l’IDATE[1].

« L'exploitation et l'usage des télécommunications en France représentent une consommation électrique de 7,48 TWh en 2010. En 2020, les Technologies de l’Information et de la Communication (ou TIC), qui font partie intégrante de nos vies professionnelles et personnelles, pourraient émettre 4% des gaz à effet de serre en Europe[2]. Maîtriser l’impact environnemental de ces technologies devient donc aujourd’hui un enjeu capital.Des efforts importants ont été faits, puisque la consommation est à peu près stable, alors que le volume des données traitées explose. Dans le même temps, l’utilisation accrue des TIC dans le bâtiment, les transports, et au sein des services est un moyen puissant de renforcer l’efficacité énergétique de notre économie. Cette charte et les premiers résultats obtenus en termes de consommation énergétique et de recyclage sont très encourageants, et sont une invitation à amplifier encore ce mouvement vers une plus grande efficacité énergétique dans les télécoms » a déclaré Nathalie Kosciusko-Morizet.

  • Une amélioration de l’efficacité énergétique des équipements

Alors que les usages télécoms se sont formidablement développés au cours des 5 dernières années avec l’essor du haut-débit, les consommations électriques du secteur ont augmenté beaucoup moins vite que les usages et représentent aujourd’hui 1,5 % des consommations électriques dans notre pays. L'augmentation de la consommation en 2010 est en net ralentissement, à +4,5% par rapport à 2009 (au lieu de +7,5% entre 2008 et 2009) et provient exclusivement de l'usage des terminaux, en particulier boxes et décodeurs TV dont le parc a continué de croître fortement.

Toutefois, grâce à la diffusion, depuis fin 2010, des boxes et décodeurs TV de nouvelle génération qui affichent des consommations électriques de 30 à 40% inférieures aux précédentes, la consommation des terminaux est en voie de stabilisation, et devrait diminuer au cours des années à venir au fur et à mesure de leur déploiement.

Quant à la consommation liée à l'exploitation des réseaux, les opérateurs signataires de la charte ont réussi à absorber l’explosion des trafics et des usages en maintenant constante leur consommation, qui est même en légère décroissance (consommation en recul de 1% en 2010).  

Dans le cadre du volet numérique des investissements d’avenir, l’Etat accompagne les efforts des opérateurs et équipementiers en introduisant des critères relatifs à l’efficacité énergétique dans la sélection des projets.

 

  • Une démarche responsable en faveur du développement durable

Au-delà des efforts en matière de consommation électrique, les opérateurs membres de la Fédération Française des Télécoms signataires de la charte se sont plus largement engagés dans une démarche responsable pour le développement durable : affichage environnemental, recyclage des mobiles, politique d’achats intégrant des critères environnementaux.

Ils prennent également une part active aux travaux concernant la maison connectée et les réseaux électriques intelligents, dans le cadre des travaux du Comité d’Orientation Stratégique des Eco-Industries (COSEI).

A l’occasion de ce premier bilan, les opérateurs ont annoncé la mise en place en 2012 d’une campagne de communication collective via la Fédération Française des Télécoms, pour encourager la collecte de mobiles au moment du renouvellement de son terminal. Selon un sondage de l’Association Française des Opérateurs mobiles (AFOM) en 2008, la majorité des Français qui ont déjà changé de téléphone mobile au moins une fois, disent avoir rangé le précédent (42%), ou l’avoir donné à des proches (27%) ou jeté (8%). Très peu encore le rapportent à leur opérateur.

« Je tiens à saluer l’engagement et le soutien de Nathalie Kosciusko-Morizet, signataire de la charte en 2010. La responsabilité environnementale est réellement intégrée dans le pilotage stratégique des entreprises membres de la Fédération, qui sont inscrites dans une logique de preuves tangibles, et cette charte, mise en œuvre au quotidien dans chaque entreprise, représente un puissant levier de motivation interne. Les avancées concrètes des technologies de l’information et de la communication au service des Français et des autres secteurs industriels (bâtiment, transport, énergie, logistique…) permettent ainsi de réduire l’empreinte environnementale de l’économie et de la société françaises » a rappelé Frank Esser.



[1] L’IDATE, fondé en 1977, est l’un des premiers centres d’études et de conseil en Europe, dont la mission est d’accompagner les décisions stratégiques de ses clients sur les secteurs Télécoms - Internet - Médias.

[2] Rapport "Impacts of Information and Communication Technologies on Energy Efficiency", réalisé par BIOIS (spécialiste des études et du conseil dans le domaine de l’information environnement et santé sur les produits) pour la Commission européenne en 2008

 

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