6 mai 2011
Réseaux mobiles

Expérimentation du COMOP suite au Grenelle des Ondes : les résultats des simulations de réduction généralisée des puissances des antennes montrent une très forte dégradation de la couverture

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L’expérimentation menée par le COMOP a établi, en février 2011, que les réseaux de téléphonie mobile étaient déjà très sobres en matière d’exposition aux ondes radio. L’expérimentation a commencé par modéliser l’exposition maximale théorique aux antennes-relais en façade de bâtiments, à l’échelle de six communes représentatives des différents environnements géographiques (urbain, périurbain, rural). L’exposition maximale théorique est bien supérieure à l’exposition réelle à l’intérieur des bâtiments.

L’expérimentation a montré que cette exposition maximale théorique était très faible quasiment partout :

- elle est inférieure dans plus de 99% des façades à 10% de la norme qui a été fixée pour protéger la santé du public ;

- il existe quelques lieux atypiques où l’exposition est sensiblement plus élevée, au sens où l’entendent l’Agence de Sécurité Sanitaire (ANSES) et la Loi Grenelle 2.

Sur la base de ces résultats, deux types de simulation ont été menés : des simulations de réduction généralisée des puissances des antennes et des simulations de traitement des lieux atypiques. Les premiers résultats de ces simulations ont été présentés pendant la réunion du COMOP qui s’est tenue le 5 mai 2011.

Dans les trois scénarios de réduction généralisée des puissances des antennes-relais qui ont été simulés, les résultats montrent une très forte dégradation de la couverture Voix 2G à l’intérieur des bâtiments. Par exemple, à Paris 14ème, un scénario aurait pour impact de diviser la zone couverte pour la Voix 2G au moins par 5 ou par 6 à l’intérieur des bâtiments.

Ces dégradations sont inacceptables. Elles vont à l’encontre des besoins des 65 millions d’utilisateurs du mobile et contre la volonté de l’Etat d’une bonne couverture mobile sur l’ensemble du territoire. De plus, l’ANSES n’est pas favorable à une réduction généralisée des puissances : elle alerte sur les conséquences d’une telle réduction pour les utilisateurs de téléphone mobile.

Le traitement des lieux atypiques consiste en des modifications d’ingénierie ou d’emplacement des quelques antennes qui génèrent des expositions sensiblement plus élevées, sans réduction généralisée des puissances. Les simulations de traitement des lieux atypiques montrent une réduction significative de l’exposition sans dégradation de la couverture. Les opérateurs sont favorables à expérimenter sur le terrain le traitement des lieux atypiques dans le cadre du COMOP, conformément aux recommandations de l’ANSES et aux dispositions de la Loi Grenelle 2.

Les résultats présentés le 5 mai portent uniquement sur la couverture Voix 2G. Ils doivent être complétés par l’impact des réductions de puissance sur la couverture Voix 3G, sur l’Internet mobile, sur les débits disponibles et sur l’exposition. L’Internet mobile à haut débit est un service de plus en plus prisé des utilisateurs. C’est une priorité des pouvoirs publics pour tous les Français. Or l’Internet mobile est davantage sensible encore que la couverture Voix 2G aux réductions des puissances.

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