8 oct 2013
Décryptage

Education par le numérique et mutation des métiers : un tour d’horizon des usages innovants

Au-delà de « l’éducation au numérique » dont la Fédération Française des Télécoms aux côtés d’autres acteurs comme la CNIL travaille à la promouvoir comme grande cause nationale en 2014, il y a également la problématique de » l’éducation par le numérique. »
Education par le numérique et mutation des métiers : un tour d’horizon des usages innovants

Dans le contexte du lancement des Massive Open Online Courses en France, il est intéressant de rendre compte d’un mouvement post-Mooc porté aux USA notamment par l’Université Havard autour de cours plus restreints permettant une meilleure évaluation et un suivi plus individualisé.  Eduquer par le numérique suppose de faire un inventaire  sur l’innovation technologique utile dans ce domaine. Outre les plateformes en ligne, le cloud computing ou le BYOD déjà pratiqué par les étudiants, des innovations comme l’analytique Big Data pour piloter les décisions par des données d’usages, d’attentes et résultats des étudiants ou encore l’impression 3D pour le prototypage sont avancées comme horizon d’innovation stimulant. Eduquer par le numérique suppose également de nouvelles formations à de nouveaux métiers.

La mutation professionnelle engendrée par la digitalisation des secteurs est donc également partie prenante de ce focus sur « l’éducation par le numérique ». C’est le cas des DSI qui pourraient occuper de nouvelles fonctions de Data Chief Officer, chargés de mettre en place des systèmes d'information liés au traitement des Big Data (collecte, classement, stockage, modélisation, traitement). Ce qui suppose  une véritable culture du numérique et des données à transmettre à l’entreprise. Et c’est ainsi que des mathématiciens sont désormais recherchés dans les agences de communication afin de permettre aux entreprises ou aux marques de cibler, planifier, personnaliser ou mesurer leurs actions au plus près de leurs besoins grâce à l’analyse de vastes jeux de données.  Enfin, ce sont d’anciens secteurs et professions réglementées qui se trouvent ouverts à de nouveaux acteurs par le réseauInternet comme les chauffeurs de taxis avec les VTC, les opticiens avec les pur player sans parler des agences matrimoniales disparues avec Meetic. Cette ouverture sans réglementation de la part des pouvoirs publics peut aboutir à des pratiques contrefactuelles mais une trop grande fermeture peut également éteindre le potentiel d’innovation et de croissance qu’apporte le numérique dans de nombreux secteurs.

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