24 avr 2013
Décryptage

Attentats de Boston, quand Internet et le web veillent et surveillent : rôles et limites du témoin connecté

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Le lundi 15 avril 2013, deux bombes explosaient lors du marathon de Boston. Internet et le web ont constitué des espaces d’information en temps réel, des plateformes d’aide aux victimes et aux familles ainsi que des recherches de fonds pour soigner les blessées sous le mode du financement participatif. Certaines pratiques de « chasse à l’homme » utilisant les photographies de l’attentat postées sur Internet, sur les réseaux sociaux dans le but d’aider à identifier les poseurs de bombes ont suscité une importante controverse aux USA.
Attentats de Boston  sur internet

Ces actions mal venues posent plus fondamentalement la question du rôle réciproque du web et du journalisme dans un monde où tout à chacun peut être désormais un témoin connecté. Des conseils de publication sur les réseaux sociaux ont ainsi vu le jour suite aux attentats de Boston pour canaliser l’élan de ces justiciers digitaux et permettre aux secours et aux autorités de mieux travailler dans ce nouveau tumulte informationnel. Un tumulte qui amène certains journalistes à donner aux images brûlantes des témoins oculaires de cette tragédie une valeur factuelle inestimable et avec laquelle le journalisme 2.0 « doit faire la paix », comme l’écrit de manière inspiré un ancien correspondant de guerre. 

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