Antennes-relais, portables : le rapport de l’Afsset rassure

L’Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail (AFSSET) a publié, le 15 octobre 2009, son avis sur l’ensemble des radiofréquences. Cet avis confirme qu’aucun effet n’est aujourd’hui établi, quelle que soit la source d’émission : émetteurs de radio ou de télévision, antennes-relais, box Wi-Fi, téléphone mobile…
Il recommande de développer la recherche pour développer les incertitudes qui demeurent et de réduire l’exposition du public de façon globale, tout en précisant que la principale source d’exposition est le téléphone mobile.
L’avis de l’AFSSET s’appuie sur une mise à jour des connaissances scientifiques relatives à l’ensemble des technologies, des services et des appareils utilisant des ondes radio.
Ce rapport, qui porte sur les effets biologiques et sanitaires de la téléphonie mobile et de l’ensemble des ondes de radiofréquences, avait été lancé le 14 août 2007 à la demande des ministères en charge de la Santé et de l’Environnement. Cette mise à jour a été réalisée par un Groupe de Travail composé de 13 experts indépendants et qui s’est réuni en présence d’un observateur, membre de l’association Priartem. Le groupe a analysé 3 500 études et a travaillé en relation étroite avec le Comité d’Experts Spécialisés « Agents physiques » de l’Afsset.
Ecouter l’avis de l’Afsset concernant la mise à jour de l’expertise relative aux radiofréquences (extraits de la conférence de presse du 15 octobre) :
Pas d’effet à court ou long terme de l’exposition aux radiofréquences
Les experts affirment que la majorité des études mettant en évidence des effets biologiques de l’exposition aux radiofréquences présentent des défauts méthodologiques significatifs. Ils concluent que « les données issues de la recherche expérimentale disponible n’indiquent pas d’effet à court terme ni à long terme de l’exposition aux radiofréquences ».
Pas question d’abaisser les seuils d’exposition des antennes-relais
A propos des antennes-relais, le rapport soutient que les ondes « n’ont pas d’effet mutagène, n’augmentent l’incidence des cancers, ne les aggravent pas, n’ont pas d’effet délétère sur le système nerveux, n’ont pas d’effet susceptible de modifier le système immunitaire, n’ont pas d’impact sur la reproduction… ». Il n’y aurait pas, en outre, d’augmentation du risque de développement de tumeur intracrânienne en cas d’utilisation intensive du téléphone portable.
En conclusion, les experts ne jugent pas utile de baisser le niveau des émissions des antennes-relais et constatent que les préoccupations de la population à ce sujet concernent aussi la qualité de l’information ou les modalités de prise de décision politique : « c’est en partie ce qui explique que l’implantation des antennes de stations de base de téléphonie mobile cristallise aujourd’hui les inquiétudes alors même que l’exposition aux radiofréquences qu’elles occasionnent est beaucoup plus faible que celle liée à l’usage du téléphone mobile. »
Poursuivre les études sur les effets possibles à long terme
L’Afsset encourage les études épidémiologiques, ainsi que les études sur la reproduction et le développement de l’enfant.
Réduire les expositions du public
Elle recommande aussi de réduire les expositions du public, en priorité en ce qui concerne le téléphone portable. Et enfin, l’Afsset recommande de « rechercher les quelques points du territoire où les niveaux d’ondes de radiofréquences sont nettement plus élevés que la moyenne, de les cartographier et de proposer une procédure pour réduire les niveaux ».








