2 mai 2013
Décryptage

Algorithmiste, BDaaS, Long Data : nouveaux services, nouveaux métiers, nouveaux usages des Big Data

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Les Big Data ont longtemps constitué une tendance que cette veille suit depuis quelques années. Le rapport pionnier de MacKinsey, “Big data: The next frontier for innovation, competition, and productivity” avait comparé des vastes jeux de données numériques traitables en temps réel à une nouvelle frontière économique dès 2011.
Big Data Algorithme long data

A l’heure où internet, mobiles, capteurs et autres puces « crachent » des données qui se mesurent en zettaoctet (soit 1021 octets),  les Big Data peuvent prétendre désormais à ouvrir de nouveaux services, de nouveaux métiers et de nouveaux usages. Les nouveaux métiers que certains nomment déjà « algoritmistes » vont naître de la nécessité non seulement de traiter à travers des calculs informatiques les vastes jeux de données numériques en temps réel, ces fameuses Big Data, mais également d’assurer la traçabilité et la transparence pour ne pas risquer de transformer Big Data en Big Brother et engendrer un monde que l’intelligence humaine ne pourrait contrôler. Ces nouveaux métiers donnent lieu également à de nouveaux usages comme le traitement sur un temps long. Les « Long Data » par exemple peuvent permettre d’une part, de mieux comprendre et de mieux prévoir, d’autre part, des évolutions séculaires comme le climat. Les Big Data peuvent alors offrir aux scientifiques de précieuses données de connaissance. De nouveaux services de Big Data as service sont également techniquement opérationnels pour les entreprises si une gestion raisonnée en est effectuée.

Mais il faut commencer par le début et expliquer que sous tout dataset, il y a des algorithmes, des instructions de calcul informatique. Une acculturation devrait en être nécessaire à travers un apprentissage minimal du code informatique pour rester humainement maître des Big Data. Et cela suppose également de comprendre exactement en quoi consiste in fine les data, dont l’origine latine nous rappelle leur caractère rhétorique et non pas ontologique et dont l’histoire nous montre le caractère jamais donné, jamais brute mais toujours « impur », hydride. 

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